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Scheurer Rémy · Nationalrat · 2003-09-17

Scheurer Rémy · Nationalrat · Neuenburg · Liberale Fraktion · 2003-09-17

Wortprotokoll

La proposition de minorité Bangerter a déjà été discutée au mois de mai, comme elle avait été discutée il y a quatre ans, lors de la constitution de la Conférence universitaire suisse dans sa nouvelle formule. Depuis lors, aucun argument nouveau n'est apparu.

Je rappelle donc que le Parlement a voulu une Conférence universitaire suisse composée uniquement de représentants de la Confédération et des cantons, c'est-à-dire des pouvoirs qui financent les hautes écoles universitaires en qualité de pouvoir public. La proposition de minorité Bangerter répond à une toute autre conception de la Conférence universitaire suisse, mais qui ne pourrait pas se limiter, me semble-t-il, à l'introduction dans la formule actuelle d'un seul nouveau partenaire, au demeurant difficile à identifier dès [PAGE 1362] que l'on passe de la notion abstraite d'économie à la désignation concrète de son représentant.

La majorité de la commission ne nie pas l'importance de l'économie pour nos hautes écoles, c'est évident. Mais c'est une chose d'avoir des relations contractuelles privées entre une haute école et des entreprises ou encore d'introduire des représentants de l'économie dans un conseil des écoles polytechniques ou dans un conseil d'université, et c'en est une autre de mettre au même niveau institutionnel Confédération et cantons, d'une part, et une pincée de représentation du secteur privé, d'autre part.

C'est pourquoi, au nom de la majorité de la commission, c'est-à-dire 11 voix contre 6, je vous demande de rejeter la proposition de minorité Bangerter qui a été, il est vrai, acceptée par 84 voix contre 76 par notre Conseil en mai dernier, mais qui a été rejetée à l'unanimité, et même sans vote, par le Conseil des Etats au mois de juin. C'est dire que la question n'a, en l'occurrence, absolument rien à voir avec une divergence de vues entre la gauche et la droite au sujet de la présence ou de l'absence d'un représentant de l'économie privée dans le pilotage des hautes écoles.