Gapany Johanna · Ständerat · 2025-09-23
Gapany Johanna · Ständerat · Freiburg · FDP-Liberale Fraktion · 2025-09-23
Wortprotokoll
J'espère vous voir entrer en matière, non seulement en tant que Fribourgeoise, mais aussi parce que je tiens au fédéralisme, comme beaucoup d'entre vous. En 2020, on a eu ce débat sur la pérennisation des moyens à attribuer à la recherche pour le fédéralisme, à un institut fédéral, et on l'a validée. Alors, je ne vais pas faire l'éloge du fédéralisme, parce que bon nombre de mes collègues l'ont fait et l'ont fait encore bien mieux que moi juste avant, et nous sommes en plus dans la Chambre des cantons. J'ai pu confirmer à plusieurs reprises que le fédéralisme est une pépite dans notre pays à laquelle vous aussi vous tenez[NB]; et dans certains projets, vous me l'avez même rappelé.
Toutefois, entre aimer le fédéralisme et être convaincu par le fédéralisme et le financer, il y a évidemment un pas à faire. Alors, pourquoi garantir ce financement[NB]? Parce que le fédéralisme est ancré dans nos racines. On est né avec ce système, on y est habitué, on le rappelle sans cesse, mais on sait en même temps que rien n'est acquis. Chaque jour, on mesure à quel point il est plus simple de centraliser que de respecter le principe du fédéralisme, les compétences des cantons et des communes. Aussi, on sait que concilier les diversités régionales et la cohésion nationale, c'est un véritable défi.
Alors, parlons d'argent, puisque c'est le sujet. Le fédéralisme, ce n'est pas seulement un joli concept, c'est une manière d'organiser l'État, une méthode efficiente qui nous permet d'économiser, aussi, certaines dépenses. Vous avez aussi été actifs souvent au niveau communal ou au niveau cantonal et vous avez pu voir à quel point le principe de subsidiarité, notamment, est précieux. Ce qui peut être fait au niveau local doit l'être, et c'est souvent plus adapté et moins cher que d'organiser un grand machin au niveau national qui ne convient à personne parfaitement, mais qui est acceptable pour tous. Le fédéralisme, c'est donc cette garantie d'une politique flexible, adaptée aux besoins de la population, mais aussi aux ressources de la population. On ne dépense pas ce qu'on n'a pas. Ce sont des principes qui, en définitive, nous permettent d'économiser[NB]; qui nous permettent d'économiser bien plus que 1 million ou quelques millions par année. Vous me voyez venir[NB]: il faut davantage voir cette proposition comme un investissement qui garantit un retour sur investissement. Si vous aussi, vous tenez à notre fédéralisme et vous connaissez ses avantages, vous serez de ceux qui soutiennent un investissement pertinent qui nous permettra de préserver un fonctionnement efficient.
Ce n'est pas un symbole ou un signal qu'on donne aujourd'hui, ce n'est pas une campagne de promotion, ce n'est pas un vague appel aux différents acteurs de respecter le fédéralisme[NB]; c'est un investissement dans un institut fédéral qui a pour mission d'étudier de manière scientifique les tâches qu'un État doit accomplir et les conflits d'intérêts auxquels il est confronté pour y parvenir. À l'heure où on a des tables rondes avec les cantons pour déterminer la répartition de certaines dépenses au niveau fédéral et quand on voit à quel point c'est difficile de réattribuer différemment certaines dépenses, à quel point le fédéralisme est chaque jour remis en question, je pense qu'un tel institut a tout son sens dans notre paysage politique.
Hier, j'ai entendu plusieurs collègues faire l'éloge de la diversité lors du débat sur la SSR. Cela ne semblait pas être controversé. Je pense qu'on peut confirmer aujourd'hui qu'on tient vraiment à notre diversité, pas seulement dans les médias, mais aussi dans notre fonctionnement. Dès lors, donnons-nous les moyens de concilier diversité régionale et cohésion nationale.
J'espère donc vous voir soutenir l'entrée en matière.