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Stettler Thomas · Nationalrat · 2025-12-04

Stettler Thomas · Nationalrat · Jura · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2025-12-04

Wortprotokoll

J'ai le plaisir de vous présenter la position du groupe UDC concernant le bloc 1 du budget 2026. Ce bloc traite en particulier des charges internes, c'est-à-dire de tout ce qui touche directement au fonctionnement de notre administration. Malheureusement, nous constatons que l'augmentation des charges administratives se poursuit inexorablement. À qui la faute, me demanderez-vous[NB]? Peut-être à un manque d'agilité ou à une digitalisation encore insuffisamment exploitée. Mais je pense surtout qu'au fil des années nous nous sommes trop facilement accommodés d'ajouter charge après charge, sans véritable remise en question. Or, le groupe UDC refuse cette logique d'addition perpétuelle.

Dans ce bloc, nous présentons pas moins de onze propositions de minorité, des propositions qui n'ont pas encore trouvé de majorité dans ce Parlement, ou du moins dans la commission, mais qui pourraient permettre plus de 600 millions de francs d'économies si le Parlement le souhaitait. Dans le même temps, la gauche de ce Parlement cherche à faire passer des augmentations de dépenses liées à ses préférences idéologiques. Ce sont des propositions que nous devons bien sûr combattre, contenir et, finalement, refuser. Si le Conseil fédéral nous soumet un budget dans tous les domaines, c'est précisément parce qu'il estime que tous les montants proposés suffisent pour atteindre les objectifs des services et leurs prestations. C'est pourquoi des augmentations supplémentaires ne se justifient pas.

Je rappelle également que, comme je l'ai déjà souligné, les emplois de la Confédération ne cessent d'augmenter. Aujourd'hui, plus de 40[NB]000 personnes travaillent pour notre institution, représentant environ 39[NB]000 équivalents plein temps. Il n'y a pourtant pas si longtemps, nos deux chambres avaient soutenu un plafond de 35[NB]000 emplois. Mais cette volonté politique est restée lettre morte, un voeu pieux. Nous attendons des chefs de département qu'ils exploitent les progrès de la digitalisation, qui doivent mener à des économies de personnel. L'échange de compétences entre les services doit devenir une logique dans la gestion des ressources humaines.

Nous soutiendrons la proposition de la minorité Nause, à la page A15 du dépliant, concernant les charges de fonctionnement de la Caisse fédérale de compensation, une économie modeste de 1 million de francs, soit 0,6 pour cent de son budget de fonctionnement. Une optimisation de ce type doit être rendue possible grâce à la digitalisation des prestations. À l'inverse, nous combattrons les minorités Schaffner, Kälin et Funiciello qui demandent toutes des dépenses supplémentaires ou, plutôt, un retour à des montants supérieurs, contre l'avis de la commission que nous soutenons.

Ceux qui ont bien suivi auront remarqué que les propositions de minorité défendues par mon groupe représentent pratiquement 638 millions de francs d'économies. Alors, faites comme le groupe UDC et nous pourrons peut-être, un jour, baisser les impôts.