Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · 2003-09-25
Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · Genf · Liberale Fraktion · 2003-09-25
Wortprotokoll
Les libéraux ne veulent pas démanteler l'AVS, ils veulent la consolider. C'est la raison pour laquelle ils acceptent cette 11e révision de l'AVS, parce qu'elle apporte un début de consolidation. Cela étant, ils le font un peu par dépit. Parce qu'au fond, cette 11e révision ne résout rien, aucun des éléments qui doivent être considérés dans leur particularité d'une part et dans leur ensemble d'autre part. Les libéraux ne sont pas des autruches qui veulent se cacher la tête dans le sable en regardant les problèmes, si je puis dire, de manière presque invisible. Il y a des problèmes considérables, à commencer par le vieillissement de la population et par la modification de la proportion entre actifs et rentiers. On ne peut pas ne pas regarder cela en face et dire que le financement de l'AVS pourra de toute façon être assuré grâce à la croissance économique. Une croissance économique, entre parenthèses, pour laquelle la gauche ne fait pas grand-chose. Par conséquent, si en plus on prend en considération l'état des finances fédérales, ce n'est pas le moment d'encourager la flexibilité sans voir les autres problèmes et les autres aspects de la question.
Oui, nous sommes pour une flexibilité, mais une flexibilité qui soit intégrée dans le système. C'est la raison pour laquelle, lors de la 12e révision, il faudrait avoir des variantes suivant les professions et suivant les branches économiques et, par exemple, compter le nombre d'annuités de cotisations. Ainsi, dans le bâtiment, des travailleurs qui auront commencé à travailler à 18 ou à 20 ans prendront leur retraite avant l'âge de 65 ans, ou de 67 ans si on suit les pistes de M. Couchepin, président de la Confédération. Nous n'avons pas de position définitive à l'égard des idées de M. Couchepin, mais nous croyons qu'une flexibilité, elle doit aller vers le haut comme vers le bas et qu'elle doit "épouser", en quelque sorte, les circonstances particulières de certaines professions, l'aspect pénible de certaines branches.
C'est la raison pour laquelle le groupe libéral accepte ce projet de 11e révision avec les propositions de la Conférence de conciliation.
Certes, les femmes ou certains défenseurs des femmes vont être déçus. Mais je crois que l'ensemble du peuple suisse, y compris les femmes, peut comprendre que le problème du financement de l'AVS concerne toutes les générations, qu'il concerne la génération de nos enfants et de nos petits-enfants. Il faut que les charges sur les actifs ne soient pas trop lourdes en impôts, ni en cotisations. Et le budget de la Confédération, finalement, ce sont des impôts. Alors, ça ne sert à rien de dire: "On a trahi des promesses." Ce qui importe, c'est de dire la vérité, de tenir un langage de vérité à la population. C'est la raison pour laquelle nous croyons que ce qui sort aujourd'hui du Parlement correspond à une réalité. La flexibilité oui, mais une flexibilité qui soit intégrée dans une véritable consolidation de l'AVS.