Abate Fabio · Nationalrat · 2003-09-30
Abate Fabio · Nationalrat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2003-09-30
Wortprotokoll
La situation financière est sérieuse, et je ne crois pas que vous ayez déjà oublié les comptes que nous avons adoptés durant la dernière session. On peut s'interroger sur le fait de savoir si la situation des finances fédérales qui se présente est catastrophique ou simplement objet de préoccupation. La réponse dépend de la responsabilité de chacun de nous devant les chiffres, responsabilité qu'on doit démontrer surtout pour les générations futures, et non pas seulement à l'occasion des prochaines élections.
On a une crise structurelle qui, malheureusement, conduit à une diminution des recettes fiscales. L'endettement dépasse les 120 milliards de francs. Depuis quelques années, la population est confrontée à une série de problèmes qui, auparavant, étaient inconnus. Notre économie n'enregistre plus aucune croissance. Dès lors, on ne peut pas ignorer tout cela et notre responsabilité de parlementaires nous contraint à agir. Il s'agit d'un engagement qui, en principe, n'est pas improvisé, mais qui prend en considération le respect de la volonté du peuple, lequel n'a pas eu de doute lorsqu'on lui a demandé d'accepter le frein à l'endettement.
Concernant le programme d'allègement du budget de la Confédération pour 2003, il s'agit d'une série de mesures ciblées et douloureuses. Le pays doit comprendre que le sacrifice collectif est une épreuve à laquelle on ne peut pas renoncer pour le futur. Au sein de la commission, on a fait face à de nombreuses pressions de la part de tous ceux qui sont directement touchés par nos décisions. Evidemment, on les comprend, et cette préoccupation représente un signe de participation important pour le débat. Il est aussi vrai que certaines mesures n'ont pas été accueillies favorablement de façon générale: on ne peut en effet cacher les doutes qui sont apparus à propos de certaines mesures. Les investissements sont un moyen fondamental pour lutter dans une situation de crise structurelle comme la nôtre. On verra tout cela dans l'examen de détail.
Mais on ne peut pas tomber dans l'erreur de renoncer à l'exercice et réfléchir seulement sur les conséquences de nos décisions dans un délai d'un mois. On doit aussi travailler sur ces problèmes en ayant à l'esprit l'après-19 octobre prochain.
Siamo chiamati così ad una dimostrazione di responsabilità. Siamo confrontati con una situazione difficile che rappresenta un momento di crisi strutturale del nostro Paese. Si impongono così misure che effettivamente possano incidere sul futuro delle nostre finanze. Il popolo ha votato il freno all'indebitamento chiamando il Parlamento ad un impegno inequivocabile. Ora si presenta l'occasione per rispettare tale mandato e non possiamo certo mancarla dimenticando che il nostro lavoro è ben più importante di qualche segnale in vista delle prossime elezioni. Anzi, sia ben chiaro che mai come in questo momento difficile si impongono scelte e decisioni a favore delle future generazioni.
Il programma di sgravio che ci apprestiamo ad esaminare ha suscitato reazioni contrastanti in tutto il Paese. I parlamentari sono stati sottoposti a parecchie pressioni da parte di tutti coloro che sopportano le conseguenze negative dell'esercizio. La difficoltà nel coniugare i singoli interessi con il bene collettivo ha imposto riflessioni su questo programma. Il federalismo, le regioni periferiche confrontate con i grossi agglomerati urbani hanno talvolta evidenziato una Svizzera a più velocità. Ecco dunque misure accolte e misure osteggiate, specchio di diversità di vedute, di opinioni, di interessi e di provenienza geografica. Nel merito avremo occasione di esaminare i singoli provvedimenti. Tuttavia, le difficoltà ed il dolore insiti in questo esercizio non possono certo comprometterlo o azzerarlo alla luce di una totale mancanza di responsabilità.
Si impone così un dibattito costruttivo ed è per questo che dobbiamo votare l'entrata in materia.