Broulis Pascal · Ständerat · 2026-03-17
Broulis Pascal · Ständerat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2026-03-17
Wortprotokoll
Je rappelle la teneur du postulat[NB]: le Conseil fédéral est chargé d'établir un état des lieux de la situation actuelle, ainsi qu'une stratégie et une feuille de route de mesures permettant d'exiger que les organisateurs de manifestations bénéficiant directement ou indirectement de soutiens fédéraux mettent en valeur en grande majorité des produits agroalimentaires de notre pays et des vins suisses. Ce texte en cinq lignes devrait relever du bon sens, mais il arrive trop souvent de constater que ce n'est pas le cas. Apéritifs, repas officiels, manifestations politiques ou sportives[NB]: on constate à plusieurs reprises qu'on nous sert des vins étrangers. Cela peut être sympathique - on découvre aussi d'autres pays -, mais en même temps, au niveau suisse, on a de la peine à écouler notre propre production. Je remercie le Conseil fédéral d'être aussi entré en matière sur une modification des importations[NB]: en principe, une consultation court jusqu'à fin juin, et j'espère que la réponse à la consultation sur la question des vins ira dans le bon sens.
Ce postulat laisse une très grande marge de manoeuvre au Conseil fédéral pour examiner quels remèdes apporter. On dit souvent qu'il vaut mieux prévenir que guérir. Il en va aussi du maintien d'une production indigène forte et diversifiée, que ce soit pour les produits locaux - viande, légumes - que pour nos vins, et par là même, de maintenir un savoir-faire local. Nous subventionnons une multitude de manifestations, et je pense qu'il n'est pas compliqué de les pousser à soutenir et consommer des produits suisses. Nos subventions vont également à l'exportation de nos produits[NB]: fromages, vins, produits agroalimentaires. On ne consomme pas suffisamment local, mais par contre, on exporte, avec des subventions.
Concernant la notion de direct ou indirect[NB]: dans sa réponse laconique, le Conseil fédéral considère que cet élément n'est pas suffisamment développé. Je laisse le Conseil fédéral, au travers de ce postulat, l'examiner. Quand on parle de direct ou indirect, cela peut être par exemple une modification de la loi - ce n'est pas forcément obligatoire, mais cela peut être un article dans un corpus de loi. Cela peut être aussi, dans le cadre d'une subvention versée, une petite ligne dans un règlement, disant par exemple "Nous vous encourageons, dans le cadre de vos manifestations, à consommer suisse". Je rappelle que le simple fait de faire observer aux gens leur consommation les fait modifier leur façon de consommer et leur fait également acheter suisse.
C'est dans cet esprit que ce postulat a été rédigé. Je vous encourage à le soutenir. J'encourage le Conseil fédéral à trouver le meilleur chemin pour qu'on puisse non seulement exporter notre savoir-faire et nos produits suisses, mais aussi les consommer ici. C'est aussi une façon de maintenir l'image de la Suisse et de garder ce savoir-faire.