Brunschwig Graf Martine · Nationalrat · 2004-03-11
Brunschwig Graf Martine · Nationalrat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2004-03-11
Wortprotokoll
Vous l'aurez bien compris à travers ces interventions, et contrairement à ce qu'imagine le groupe de l'Union démocratique du Centre, dans la réalité il ne s'agit pas d'opposer 40 millions de francs à 22 millions de francs, parce que le groupe de l'Union démocratique du Centre, en soutenant le Conseil fédéral, admet implicitement la possibilité de crédit supplémentaire.
La discussion est davantage de savoir si l'on décide de définir quel est le cadre global dans lequel l'opération concernant les chercheurs doit se réaliser, ou si l'on décide d'envoyer un message de précarité, non pas par rapport aux chercheurs - tout chercheur a une situation précaire plus ou moins durable -, mais une précarité quant à la politique et aux engagements que la Suisse entend mener.
Lorsqu'on sort de ces murs et que l'on sait comment fonctionne la recherche, on sait aussi que la crédibilité des projets, et de ceux qui y sont engagés, est très largement liée à l'assurance du respect des engagements. Il ne s'agit pas ici de dire que l'on doit dépenser 40 millions de francs à tout prix. Il s'agit de dire que l'on garantit le respect de ces engagements, quoi qu'il arrive, dans une enveloppe maximale de 40 millions de francs. Et ceci est indispensable, parce que sinon le message qui est envoyé est un message d'incertitude. Mais, contrairement à ce que vous imaginez, ce n'est pas l'incertitude par rapport à un chercheur confortablement installé dans son rôle de chercheur! C'est l'incertitude d'un pays qui, pour la première fois, a obtenu que ses chercheurs aient autre chose qu'un rôle de strapontin et que désormais ils soient de plain-pied dans des projets. Le premier message qu'on envoie est un message hésitant, et c'est la raison pour laquelle la commission a tranché et souhaite maintenir sa motion.
Par ailleurs, vous aurez entendu à travers la déclaration du Conseil fédéral que celui-ci partage les mêmes préoccupations sur le fond et que c'est la nature du mode de financement qui est en discussion. Mais ne croyez pas une seconde qu'on respecte mieux les impératifs financiers en choisissant la solution du Conseil fédéral! On fait simplement une chose: on attend une deuxième étape pour demander le complément.