Lexipedia

Simoneschi-Cortesi Chiara · Nationalrat · 2004-06-10

Simoneschi-Cortesi Chiara · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion · 2004-06-10

Wortprotokoll

Se mi consentite parlerò un attimino nella mia lingua per poi passare alla lingua di Voltaire visto che sono "rapporteur de langue française". Per prima cosa vorrei ringraziare le colleghe e i colleghi che sono intervenuti, vorrei ringraziare per i voti a favore dell'entrata in materia e anche per le dichiarazioni di approvazione dei crediti che sono state fatte.

Se mi consentite, adesso vorrei però subito passare alla questione della proposta di rinvio e definire questa proposta di rinvio con un proverbio in italiano: "non c'è peggior sordo di quello che non vuole sentire". Questo significa che a tutte le domande e a tutti i punti contenuti nella proposta di rinvio, a tutte le domande alle quali si poteva rispondere, è stata data una risposta durante la seduta della Commissione dei trasporti e delle telecomunicazioni del 19/20 aprile passato. Ci sono in quest'opera, definita l'opera del secolo, delle domande alle quali non si può rispondere, né oggi né in settembre né nel marzo dell'anno prossimo.

Sono per esempio domande legate all'incognita di quello che si troverà nella montagna del San Gottardo; ancora ultimamente abbiamo trovato delle incognite geologiche nella montagna del Lötschberg. Ci sono delle incognite legate alla situazione in Europa e questo è importante visto che siamo in Europa, che commerciamo con tutta l'Europa e che i treni vanno su e giù per tutta l'Europa. Ci sono delle incognite su quello che potrà essere nel 2015, nel 2020: ci sarà, da noi, il trasferimento dalla strada alla ferrovia? Direi di sì, se facciamo queste opere. Ci sarà, però, una tassa sul traffico pesante in Germania? Ci saranno degli sforzi in Italia in questo [PAGE 1007] senso? eccetera. Sono domande alle quali non si può rispondere.

Per cui dico ai colleghi dell'UDC, signor Maurer compreso, che le risposte alle domande alle quali si poteva rispondere le hanno ricevute. Adesso però informo i colleghi del Consiglio nazionale; mi sembra giusto informare quelli che non erano in commissione.

Les questions qui sont présentées dans la proposition de renvoi ont reçu des réponses, je l'ai dit, en tout cas les questions auxquelles on pouvait donner des réponses. Dans les procès-verbaux, on trouve par exemple beaucoup de réponses à la question 1 du groupe UDC - la question du plan d'exploitation, de la vitesse, des horaires. On nous a dit en commission que, pour le Lötschberg qui est presque fini, on a des concepts déjà très précis, et on répond très précisément à toutes ces questions.

En ce qui concerne l'inachèvement des travaux, donc les lignes en Italie ou en Allemagne, on a reçu des réponses très précises à l'occasion de notre séance de commission du 19 avril 2004. On nous a dit que l'Italie est beaucoup plus avancée dans les travaux que la Suisse, et que c'est la Suisse qui doit donner des réponses positives à l'Italie. Il y a, par exemple, déjà un accord entre la Suisse et l'Italie qui prévoit des groupes de travail sur les différents plans techniques ainsi qu'un comité directeur. En juin, il y aura encore une de ces séances - il y en a une tous les trois mois.

En ce qui concerne le transport des marchandises, l'Italie a développé encore un concept à long terme, qui prévoit que Milan soit contourné à l'est et à l'ouest. Le trafic du Lötschberg va être conduit jusqu'à Novare; le trafic qui arrive du Gothard devra aussi arriver en partie à Novare, en passant par la ligne de Luino qu'on veut améliorer. La Suisse devra donc aussi dans le futur investir dans cette ligne. Pour les deux lignes existantes entre Domodossola et Novare, on prévoit des améliorations.

J'aimerais mentionner encore une chose importante. On est en train de rediscuter et de renouveler la Convention du Simplon, convention qui a donné la possibilité de faire des projets sur cette ligne aussi en Italie. En ce qui concerne Lugano, Chiasso, Milan, on a des groupes de travail qui étudient toute cette question. L'Italie arrive déjà à la frontière suisse, près de Chiasso, avec deux nouvelles lignes qui sont déjà en partie construites. Le transport des marchandises ira à l'est de Milan, dans la région de Treviglio. Le trafic marchandises qui arrive par le tunnel du Saint-Gothard aura donc deux possibilités. D'un côté, il pourra être dirigé sur Luino-Novara et de l'autre, sur Lugano-Chiasso-Treviglio.

Milan est intéressé par l'arrivée des voyageurs. La ligne en plaine partant du Saint-Gothard sera une ligne à grande vitesse pour le transport des voyageurs et il y aura une ligne pour les marchandises, mais pas toutes, et l'ancienne ligne fera office de ligne régionale. L'Italie est donc très intéressée par l'arrivée des voyageurs à Milan, et c'est pour cette raison qu'elle a déjà construit deux voies qui arrivent près de Chiasso. Ce n'est donc pas l'Italie qui ne veut pas, c'est nous.

Nous devons donner un signal, et le vote d'aujourd'hui, par lequel on libère les réserves et on octroie un crédit additionnel pour commencer les travaux au Monte Ceneri, qui est intégré dans le projet du Saint-Gothard, est un signal très fort montrant notre volonté de procéder à ces travaux.

En ce qui concerne les coûts, il est clair qu'on les a fixés en 1998. Ce sont des coûts prévisionnels qui deviennent toujours plus précis au fur et à mesure de la réalisation des projets. Par exemple, au stade du préprojet, il y avait une précision de plus ou moins 25 pour cent des coûts; lors de la mise à l'enquête, plus ou moins 15 pour cent, et pour les projets de construction, on atteignait plus ou moins 10 pour cent; pour les adjudications, on est déjà dans une phase plus avancée, on a une précision de plus ou moins 7 pour cent. A la fin, on aura les coûts effectifs et on peut dire que l'écart sera de 0 à 2 pour cent. Au stade actuel, la précision des coûts du projet global se situe entre 8 et 9 pour cent.

Cette fourchette couvre tous les imprévus, notamment les chances et les risques. Mais elle ne couvre pas les commandes supplémentaires et les économies éventuelles, non plus que les changements de projet. Tous ces éléments, les changements de projet, les coûts qui sont dus à la géologie, ou bien encore d'autres changements qu'on doit entreprendre dans un chantier qui dure 25 ans, sont payés avec les réserves. Aujourd'hui on décide de ces réserves de 900 millions de francs, parce qu'elles comprennent le changement du système de sécurité au Monte Ceneri, qui a été décidé en 1995, pour s'adapter aux prescriptions internationales.

Je voudrais encore ajouter deux mots concernant les interventions de Messieurs Föhn et Maurer. Monsieur Föhn nous a dit qu'il y a eu des "Projektänderungen" qui ne sont pas dus à la géologie. Malheureusement, il n'a pas dit la vérité: il y a eu des changements de projet dus à la géologie. Au Gothard, les surcoûts proviennent de cela. On a dû déplacer la gare de Faido de quelques kilomètres au sud, parce qu'on a trouvé dans la montagne une roche qui était mauvaise et que c'était très dangereux. Ce que Monsieur Föhn a dit sur la question des "Projektänderungen" n'est donc pas vrai.

Monsieur Maurer nous demande d'être responsables. Je pense que si nous voulons être responsables aujourd'hui, nous devons voter ce crédit, autrement on risque - comme il a été dit plusieurs fois dans la réunion de commission des 19 et 20 avril -, de ne pas pouvoir finir le Lötschberg, parce qu'il manquerait de l'argent. On devrait stopper les travaux au Gothard et naturellement, on ne pourrait pas commencer le tunnel de base du Ceneri.

Donc, pour que nous soyons des politiciens responsables, je vous demande de voter ce crédit et de rejeter la proposition de renvoi.

En effet, on parle toujours de la tactique du salami, mais il s'agit ici d'une tactique du salami qui se perpétue d'une réunion à l'autre. En janvier dernier, on a posé certaines questions; au mois d'avril, on en a posé d'autres. On a reçu des réponses, mais on n'a pas voulu les prendre en considération. Et aujourd'hui on pose encore d'autres questions.

Une remarque au sujet du fait de prétendre qu'il serait mieux d'investir dans la gare de Zurich: celle-ci est très importante pour la Suisse, mais j'ose rappeler aux représentants de l'UDC que les nouvelles transversales ferroviaires alpines sont importantes pour toute la Suisse et aussi pour l'Europe.

Je vous demande donc d'entrer en matière, de rejeter la proposition de renvoi et de voter toujours les propositions de la majorité.