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Darbellay Christophe · Nationalrat · 2004-10-04

Darbellay Christophe · Nationalrat · Wallis · Christlichdemokratische Fraktion · 2004-10-04

Wortprotokoll

Ce que Monsieur Müller nous propose, c'est de faire reconnaître au moins la moitié des 400 millions de francs que nous venons de décider au titre de contribution à la cohésion économique et sociale de l'Union européenne. C'est une proposition qui n'a pas été débattue en commission. Elle vise à inciter le Conseil fédéral à s'engager à long terme, à faire reconnaître nos efforts classiques de coopération au titre d'effort nouveau de la Suisse en faveur de la cohésion. Cette question devrait tout d'abord être débattue au sein du Conseil fédéral et du Parlement aussi. Il est stupide de nous lier pieds et poings avant ce débat.

Cette proposition, si elle n'est pas acceptable, c'est parce que tout d'abord elle mélange les genres, ce que précisément la commission de notre conseil et le Conseil des Etats auparavant n'ont pas souhaité. Il y avait un arrêté qui était proposé et un quatrième crédit-cadre de 800 millions de francs. La commission a décidé de suspendre la discussion sur l'arrêté et d'augmenter le troisième crédit-cadre de 400 millions de francs pour les années 2005/06. Cela nous permet clairement, dans le temps, de dire: "Il y a l'exercice 2005/06 et ensuite on passera à autre chose." C'est précisément à ce moment-là que devront intervenir les premiers versements au titre de la contribution de la Suisse à la cohésion économique et sociale de l'Union européenne. Cet intervalle va nous permettre de discuter du financement, de la stratégie et enfin des relations entre ces deux éléments essentiels de notre politique extérieure.

Je vous répète que 400 millions de francs au titre de notre coopération, c'est un minimum absolu de manière à ne pas mettre en danger la pérennité de notre engagement. Je vous rappelle qu'il s'agit d'une diminution de 30 pour cent des moyens à disposition et que c'est quelque chose de très important tout de même.

Je vous demande de rejeter la proposition Müller Walter de manière à ne pas figer notre stratégie et à ne pas bloquer la discussion sur notre contribution à la cohésion de l'Union européenne.

Monsieur Müller, comme moi vous aimez l'agriculture: ne mettez pas la charrue avant les boeufs, ce serait politiquement une faute.