Amgwerd Madeleine · Ständerat · 2004-12-13
Amgwerd Madeleine · Ständerat · Jura · Christlichdemokratische Fraktion · 2004-12-13
Wortprotokoll
Lors des discussions en commission et en plénum, j'ai privilégié et soutenu la solution de consensus, afin de ne pas bloquer les décisions et pour essayer de trouver une solution qui convienne à une majorité. Apparemment, ce n'est pas possible.
Par contre, sur le fond, j'ai toujours été favorable à un profil clair des HES pour celles et ceux qui sont porteurs d'un CFC et d'une maturité professionnelle avec des possibilités de passerelles à définir.
Aujourd'hui, force est de constater que la solution de consensus non seulement ne fait pas l'unanimité au sein de notre conseil, mais n'est pas non plus acceptée par la grande majorité du Conseil national. Il est inutile de refaire la discussion que nous avons déjà eue. Nous connaissons les arguments des uns et des autres; c'est le moment de décider et d'éviter un affrontement final entre les deux chambres qui n'apporterait rien.
Le problème est la volonté de souplesse entre les différentes voies de formation et la possibilité d'offrir suffisamment de passerelles, de manière à ce que les jeunes ne se trouvent pas dans une impasse. Je pense que celles-ci existent, comme l'a déjà dit la présidente de la commission. Si les places de stage deviennent être difficiles à trouver, les écoles professionnelles et les hautes écoles devront prendre l'engagement - et elles le font - d'aider les jeunes dans leurs recherches et leurs démarches. Les écoles proposent aussi - c'est déjà le cas en Suisse romande - de faire une année de stage dans le cadre des écoles professionnelles. C'est possible et donc déjà mis en pratique dans certaines institutions.
La version du Conseil national, qui est aussi celle du Conseil fédéral, répond à la demande expresse du monde de la formation professionnelle et des hautes écoles. Ce sont ces milieux qui connaissent le mieux les besoins et les attentes, à la fois des jeunes et des différentes professions.
C'est pourquoi je vous demande de soutenir la proposition de la minorité.