Simoneschi-Cortesi Chiara · Nationalrat · 2005-02-28
Simoneschi-Cortesi Chiara · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion · 2005-02-28
Wortprotokoll
Je pense que je dois donner des réponses, par exemple à Monsieur Föhn. Je me répète: c'est une mission impossible de demander le renvoi de crédits qui servent à étudier une chose que vous demandez tout de suite. C'est impossible! C'est une contradiction si grande que c'est une mission impossible.
Je pense qu'il est important de souligner que la question de la rentabilité économique, qui a été soulevée par Madame Hollenstein, est un des aspects que le crédit approprié va permettre d'étudier. On étudie le tracé, l'exploitation, mais on étudie aussi la rentabilité économique. Il est très important de le faire, parce que les experts entendus par la commission ont montré, pour le transport des marchandises, ce qui allait se passer avec la mise en service du tunnel ferroviaire de base du Lötschberg: on aura un abaissement des coûts du transport des marchandises de 7 à 8 pour cent. Que va-t-il se passer avec la mise en service des tunnels de base du Gothard et du Monte Ceneri? On aura un grand saut; on aura des coûts qui seront inférieurs de 20 à 25 pour cent pour le transport des marchandises. Cela veut dire qu'il y aura une grande rentabilité économique. Mais comme il y aura une grande rentabilité économique, on devra aussi étudier la situation là où il y a maintenant déjà des goulets d'étranglement, car ils seront encore plus gênants à l'avenir. Sûrement qu'on devra regarder au sud du tunnel de base du Gothard, entre Biasca et Bellinzone, et aussi au nord entre Zoug, Arth-Goldau et Erstfeld. Mais on devra regarder aussi de Bâle jusqu'à Arth-Goldau.
A Monsieur Hegetschweiler, je voulais dire qu'on ne doit pas toujours répéter qu'on fait trop de trous dans le financement d'Alptransit. On fait craindre qu'il n'y aura plus d'argent. Les coûts prévisionnels d'Alptransit ont été étudiés à la fin des années 1990, mais ce sont des estimations, avec une approximation de 20 à 25 pour cent. Maintenant qu'on est en train de planifier, et puis de construire, les coûts deviennent toujours plus réels. Ce n'est donc pas vrai qu'on a des surcoûts parce qu'on fait des choses où on investit de l'argent là où on ne devrait pas, mais parce que les coûts deviennent toujours plus précis.
Et enfin, je voudrais répondre à Monsieur Schenk que je ne vois rien d'idéologique dans la liste des dépenses qu'on veut faire avec les 24 millions de francs. Ceux-ci incluent 11 millions de francs pour l'avant-projet dans le canton d'Uri, et pour le reste, vous trouverez dans le message toute la liste des études planifiées. Je ne pense pas qu'il y ait des préjugés idéologiques. [PAGE 21]
Contrairement à ce qu'a dit Monsieur Schenk, on ne veut pas dépenser de l'argent pour des choses qu'on ne doit peut-être pas faire. Nous avons reçu deux ou trois fois du peuple le mandat de construire des NLFA qui vont de frontière à frontière; c'est un chemin de fer de plaine. On a des accords internationaux, donc on doit se raccorder aux lignes à grande vitesse des autres pays. On doit faire le transfert des marchandises de la route au rail et on doit protéger les gens du bruit. C'est inscrit dans la Constitution, ce n'est pas un choix idéologique, et je pense qu'il est juste maintenant de donner cet argent pour faire ces études.
Je vous prie donc de voter ces deux crédits.