Beck Serge · Nationalrat · 2003-06-19
Beck Serge · Nationalrat · Waadt · Liberale Fraktion · 2003-06-19
Wortprotokoll
Le groupe libéral l'a déclaré à l'occasion du débat d'entrée en matière: il est favorable à la transparence. Il la revendique d'ailleurs également en ce qui concerne les débats du Conseil des Etats. Mais je crois qu'il faut se rappeler l'adage qui dit "qui trop embrasse mal étreint", et que le fait de donner trop d'informations peut être parfois une forme de désinformation - les parlementaires de milice que nous sommes le savent bien. Alors, dans le cadre de nos débats, il y a une foule de votes qui n'ont pas d'importance politique, qui sont parfois tactiques et que le simple lecteur de statistiques de votes ne peut pas forcément comprendre au plan de la signification.
C'est la raison pour laquelle la solution qui vous est proposée par la commission maintient la transparence qui est indispensable pour tous les votes qui ont une signification politique importante et qui permet aux citoyens qui nous ont mandatés, à nos électeurs, de voir quelles sont les positions qui ont été prises. A l'inverse, mais il s'agit d'une amélioration de la situation précédente dans laquelle les autres votes n'étaient simplement pas enregistrés, les votes qui revêtent une forme plus accessoire seront uniquement enregistrés et tenus à la disposition du public, sans être incorporés au Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale pour ne pas l'encombrer.
Je crois que c'est là la mesure la plus raisonnable, et je m'étonne qu'un parlementaire qui a l'expérience de M. Vollmer ne sente pas ces nuances, et le fait qu'il faut, pour qu'une information soit efficace à l'égard de ceux qui nous ont mandatés, de nos concitoyens, que celle-ci soit synthétique et sache séparer ce qui est essentiel de ce qui est accessoire.
Le groupe libéral vous invite donc à soutenir la proposition de la commission.
Cette proposition constitue une nette amélioration par rapport à la situation actuelle, sans présenter les inconvénients de la surdocumentation dont nous sommes déjà tous victimes alors que nous sommes engagés très fortement dans le débat politique.