Deiss Joseph · Bundesrat · 2004-06-09
Deiss Joseph · Bundesrat · Freiburg · 2004-06-09
Wortprotokoll
Il était pour moi de bon augure que le Conseil des Etats s'attache à ce dossier le jour même où le Parlement s'adonne au tourisme, par les excursions des groupes! Par conséquent, nous avons certainement là une explication pour le large soutien qui vient d'être exprimé par les divers intervenants en faveur du crédit pour Suisse Tourisme.
Je ne reviens pas sur les nombreuses déclarations qui ont été faites quant à l'importance du secteur touristique pour notre économie, et en particulier pour les régions les moins favorisées. Monsieur Epiney l'a dit très justement, en insistant sur le fait que c'était là une activité qui non seulement dépendait de certains atouts qui se trouvaient plus facilement dans les régions par ailleurs prétéritées, mais qui encore ne se délocalisait pas.
Un autre élément est important, c'est l'évolution face à laquelle on se trouve sur le plan de la concurrence en matière touristique. Aujourd'hui, c'est une branche qui est largement internationalisée. Chaque Suissesse et chaque Suisse peut, sur des catalogues, choisir, à prix en tout cas égal et très souvent plus avantageux, n'importe quelle destination sur le globe. Cela fait évidemment que, pour notre industrie touristique, même avec les atouts qu'elle possède toujours, cela devient plus difficile. Il est nécessaire, et personne ne le conteste, qu'une mutation structurelle non seulement soit déjà en cours, mais aussi soit menée, et cela en profondeur. Il faut que le produit que Suisse Tourisme veut vanter réponde aux demandes, aux besoins, aux désirs du marché, des consommateurs et des consommatrices.
Et là il faut bien avouer que la situation est relativement sérieuse, si ce n'est dramatique! Nous perdons non seulement des parts de marché relatives, mais nous perdons dans l'absolu, dans un marché en croissance! Il est donc urgent que ces efforts soient entrepris. Madame Leumann a très bien expliqué qu'on ne saurait récolter si on refuse d'investir dans ces activités. C'est vrai même pour les collectivités publiques: il n'est pas certain que le processus d'économie soit celui qui nous rapportera davantage de ressources. Donc si le tourisme reprend, les collectivités publiques en bénéficieront elles aussi.
Le Conseil fédéral a présenté l'an dernier un programme qui visait à améliorer la structure et la qualité de l'offre dans le domaine du tourisme. Nous sommes actifs sur divers fronts. Lors de sa séance hebdomadaire, ce lundi, le Conseil fédéral a approuvé l'accord avec la Chine pour favoriser les échanges au niveau touristique. Par conséquent, le gouvernement est très conscient de la nécessité d'agir en la matière.
Pour ce qui est de l'aide financière à Suisse Tourisme, il faut bien souligner qu'elle vise à améliorer la demande et la présence de notre produit sur les marchés internationaux, bref, à démontrer combien notre pays, sous la marque "Suisse", est une destination touristique qui mérite d'être visitée.
Dans le domaine du tourisme, outre le marketing des entreprises pour promouvoir leurs offres, des efforts de communication complémentaires sont nécessaires pour faire connaître la Suisse comme telle, comme pays de tourisme. Cette culture de l'image de marque de notre pays sur le plan touristique peut être considérée comme un bien public, et personne ne peut être exclu du bénéfice tiré de cette promotion. Aucune entreprise privée n'assume cette tâche.
Le volume de l'aide financière de Suisse Tourisme est en discussion; j'y reviendrai. Mais je crois qu'il faut souligner au départ - je le dis avec conviction - que le travail accompli par Suisse Tourisme est reconnu comme étant de qualité par les spécialistes de la branche, n'en déplaise à certains journalistes qui, dans un hebdomadaire, avec un article brouillon, ont cru pouvoir dénigrer le travail fait par Suisse Tourisme.
Alors, concernant le montant du crédit: faut-il augmenter ou non le crédit à disposition de Suisse Tourisme pour les cinq années à venir? Le Conseil fédéral en a largement discuté sur la base des demandes qui lui ont été adressées par Suisse Tourisme, et il est parvenu à la conclusion qu'il fallait maintenir l'effort consenti par la Confédération en faveur de Suisse Tourisme, mais qu'il fallait, à ce niveau également, tenir compte des soucis financiers que connaît actuellement le ménage fédéral. C'est pourquoi nous avons maintenu la valeur nominale de cet effort, mais nous n'avons pas été au-delà de 200 millions de francs, ce qui permet de maintenir le statu quo en francs.
Il est vrai que 230 millions de francs, comme le propose la majorité de la commission, permettraient de tenir compte du renchérissement et de la nécessité de conquérir de nouveaux marchés. Suisse Tourisme, au départ, avait même été au-delà, avec 277 millions, montant qui, pour le Conseil fédéral, ne pouvait de toute façon pas entrer en ligne de compte.
Au total, je vous invite donc à soutenir Suisse Tourisme - je crois que, sur ce plan, la cause est largement acquise vu les interventions qui viennent d'être faites -, et à vous en tenir au montant proposé par le Conseil fédéral, montant qui a été fixé en tenant compte des contraintes budgétaires.
Je ne souhaite pas m'exprimer maintenant sur le postulat. Je voudrais simplement dire à l'intention de Monsieur Brändli que l'image de la Suisse est défendue sur des plans très divers et que ses activités sont interconnectées.
Die verschiedenen Organisationen sind natürlich heute schon vernetzt, und die eine handelt nicht, ohne auf die anderen zu achten. Das Zweite ist, dass die verschiedenen Zwecke, zu denen man Werbung betreibt, natürlich sehr [PAGE 310] unterschiedlich sind. Es ist nicht dasselbe, einen Ferienreisenden in die Schweiz zu bringen oder ein Schweizer Produkt im Ausland zu verkaufen. Aber ich gebe gerne zu, dass es nötig ist, diese verschiedenen Aktivitäten aufeinander abzustimmen. Ich will dem Bundesrat nicht vorgreifen, aber als Departementschef kann ich Ihnen sagen, dass es für mich ohnehin eine Sorge und ein Anliegen ist, dass wir die Mittel in diesen Bereichen möglichst effizient und koordiniert verwenden.