Rennwald Jean-Claude · Nationalrat · 2005-03-16
Rennwald Jean-Claude · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2005-03-16
Wortprotokoll
Au nom du groupe socialiste, je vous invite à prendre acte de la pétition et aussi à adopter la motion qui vous est proposée par la majorité de la commission. Comme les deux rapporteurs de la commission ont fait un très bon rapport, je pourrai argumenter de manière brève.
En préambule j'aimerais dire que cette motion ne vise à ennuyer ni le Conseil fédéral, ni le Département fédéral des affaires étrangères, et encore moins sa cheffe, parce que nous connaissons tous l'engagement du département précité et de notre pays dans cette région du monde. Je crois aussi que cette motion n'a pas tant une valeur matérielle, mais plutôt une grande valeur à la fois politique, symbolique et psychologique. Son adoption par ce Parlement permettrait de réaffirmer, avec force, la présence de la Suisse dans cette région du monde. Il faut aussi rappeler que cette région est un peu particulière, en raison notamment du génocide qui a été commis au Rwanda.
Passablement de choses qui sont demandées, tant par la pétition que par la motion, n'impliquent pas de dépenses excessives. Je pense effectivement qu'il y a dans cette région [PAGE 353] d'énormes besoins en matière de reconstruction de la société civile et de mise en place de structures démocratiques. Pour ne donner qu'un exemple, il y a quelque temps j'ai rencontré un politicien qui venait d'un de ces pays et qui me disait qu'un de leurs besoins est qu'on les aide à rédiger une constitution. Je pense que la Suisse est bien équipée pour donner un coup de main dans un domaine comme celui-ci.
J'aimerais encore souligner, pour élargir le débat, que, pas forcément d'un point de vue suisse mais d'un point de vue mondial, l'Afrique est tout de même le parent pauvre de la planète. Je vous rappelle qu'il y a un peu plus de quarante ans, un grand bonhomme français, qui s'appelait René Dumont, a écrit un livre intitulé "L'Afrique noire est mal partie" (1962). Malheureusement, aujourd'hui encore, l'Afrique noire est toujours mal partie et on peut même dire que la situation s'est aggravée.
Je crois qu'il faudrait absolument éviter qu'elle ne s'aggrave par trop encore, parce que sinon, ce continent va devenir une poudrière et je pense que la motion qui vous est proposée est une contribution, certes petite, mais une contribution quand même pour aider cette région du monde et pour soigner quelque peu les maux dont elle souffre.