Deiss Joseph · Bundesrat · 2005-09-26
Deiss Joseph · Bundesrat · Freiburg · 2005-09-26
Wortprotokoll
L'affirmation qui est contenue dans la question selon laquelle les caisses-maladie auraient annoncé une hausse des primes de 6 à 8 pour cent pour 2006 n'est pas tout à fait correcte.
En revanche, les caisses-maladie ont estimé une hausse des coûts pour l'année courante de 6 à 8 pour cent, qui va bien sûr se répercuter sur la prime pour l'année 2007. Quant à la hausse des primes pour 2006, elle n'est pas encore connue à ce jour. Toutefois, elle ne devrait pas avoir d'incidence négative sur la conjoncture. Certes, elle privera les ménages privés d'un revenu auparavant destiné à d'autres dépenses de consommation et à l'épargne. La diminution pourrait aller jusqu'à un demi-point de pourcentage.
Cela dit, la hausse des primes est pour l'essentiel le reflet de celle des dépenses de santé, lesquelles se répercutent sur la demande intérieure, qui soutient aussi la consommation privée. La position Prestations de santé présente depuis plusieurs années déjà un taux de croissance supérieur à la moyenne dans la rubrique "Consommation des ménages privés". Il s'ensuit que, contrairement à l'augmentation du prix du pétrole, la hausse des primes n'entraîne pas de baisse de la demande pour la conjoncture intérieure, mais un transfert d'autres dépenses de consommation vers les prestations de santé.