Berger Michèle · Ständerat · 2000-06-20
Berger Michèle · Ständerat · Neuenburg · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2000-06-20
Wortprotokoll
Je suis aussi une radicale qui soutiendra la proposition de renvoi Schmid Samuel, c'est-à-dire le renvoi à la commission. Même si j'estime que le projet de la majorité, que nous avons voté en commission, est nettement amélioré par rapport à la solution du Conseil national, nous pouvons faire mieux, comme le Conseil fédéral nous le dit aujourd'hui. Je regrette l'absence du représentant du Conseil fédéral dans le cadre de la commission. Nous aurions souhaité pouvoir discuter avec le Conseil fédéral, même s'il a été très bien représenté par le chef de l'office compétent. Je regrette d'apprendre aujourd'hui qu'hier le Conseil fédéral a défini sa position par rapport à notre projet. J'aurais aimé connaître sa position dans le cadre de la discussion pour aboutir à un projet qui soit un projet de consensus avec le Conseil fédéral.
Nous pouvons donc faire mieux. Nous pouvons faire un projet qui respecte la priorité de l'Etat, c'est-à-dire le respect de la vie à naître surtout, et protéger encore la mère dans ses difficultés. J'aimerais que nous aboutissions à un projet qui ne soit pas hypocrite, en tenant compte de la situation actuelle, des réelles difficultés et des grandes douleurs dans lesquelles certaines femmes peuvent se trouver. J'aimerais aussi trouver un projet qui ne banalise pas l'avortement. A-t-on le droit de parler du droit à l'avortement? Je crois que c'est un domaine qui doit rester très modeste, c'est un modèle qui ne doit pas trop s'étendre, qui doit vraiment être défini simplement pour des cas très précis et douloureux dans la vie d'une femme.
Je suis aussi un peu étonnée qu'il existe une commission d'éthique, on en a entendu parler par la bouche de M. Hofmann Hans, dans le cadre de l'examen du paquet Gen-lex. Le Conseil fédéral demande à la commission d'éthique une réponse quant à ce projet qui concerne le domaine non humain, et ici nous avons un problème de fond qui concerne l'humain. Nous aurons à reparler encore d'un problème très grave, celui de l'euthanasie. J'aurais souhaité que la commission d'éthique que le Conseil fédéral souhaite mettre sur pied existe déjà pour que nous puissions discuter, avec cette commission aussi, de ce problème important dans la vie.
Voilà les raisons pour lesquelles je voterai le renvoi du projet à la commission.