Couchepin Pascal · Bundesrat · 2000-09-20
Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2000-09-20
Wortprotokoll
Tout d'abord, il faut rappeler peut-être pour ceux d'entre vous qui ne sont pas spécialistes de ces questions, qu'il y a un usage des antibiotiques qui est interdit dans l'élevage des animaux de rente: c'est l'utilisation d'antibiotiques comme stimulateurs de croissance. C'est un peu étrange d'imaginer que, dans le passé, il arrivait assez fréquemment que des producteurs d'animaux utilisent les antibiotiques comme stimulateurs de croissance. De surcroît, ils donnaient souvent aux animaux des antibiotiques qui étaient trop vieux pour les humains.
Alors, le problème est celui de la délimitation entre cette interdiction et l'usage d'antibiotiques pour maintenir la santé des animaux qui, comme les humains, peuvent être occasionnellement affectés de maladies infectieuses.
Personne ne conteste qu'il est souhaitable de pouvoir continuer, dans le cas de maladies qui justifient ce traitement, de recourir aux antibiotiques pour les animaux.
Mais il est vrai aussi que l'on constate que la surveillance de cette frontière, qui est nécessaire (dans le sens de ce qu'a dit M. Leu, c'est-à-dire pour que les animaux soient bien traités et qu'ils aient aussi "une bonne réputation" dans l'opinion publique, et pour que les gens aient confiance dans les produits que fournit l'agriculture), et qui relève de l'autorité cantonale, ne donne pas satisfaction.
La base légale est suffisante. C'est le contrôle qui n'est pas suffisant. Là, il faudra entreprendre quelque chose. L'objectif visé est de créer une structure supracantonale qui fera appel à des vétérinaires indépendants qui seront chargés de faire respecter les prescriptions dans plusieurs domaines, dont celui de l'utilisation des antibiotiques.
On a cité l'exemple de l'Amérique. Je croix que c'est un bon exemple. Même dans l'intérêt de la compétitivité de l'agriculture, il est souhaitable qu'on lutte contre les abus qui peuvent intervenir dans l'usage des antibiotiques et contre d'autres pratiques contraires à un traitement respectueux des animaux.
Nous n'allons pas jusqu'à demander la vente des produits thérapeutiques vétérinaires dans les pharmacies. Mais un renforcement des prescriptions et surtout la collaboration des cantons et la mise sur pied de cette superstructure à l'échelle de la Confédération nous paraissent souhaitables.