Darbellay Christophe · Nationalrat · 2006-03-15
Darbellay Christophe · Nationalrat · Wallis · Christlichdemokratische Fraktion · 2006-03-15
Wortprotokoll
Je relève que la majorité des personnes qui se sont exprimées sont satisfaites du rapport sur la politique économique extérieure, contrairement à l'année dernière où les discussions avaient été chaotiques et critiques.
La proposition de minorité Müller Geri demande la subdivision du rapport en deux documents: un rapport sur la politique extérieure pour l'année 2005 et un autre sur les mesures à adopter par le conseil. Dans le fond, ses revendications sont satisfaites puisque nous avons déjà aujourd'hui une partie consacrée à l'analyse stratégique et une partie consacrée aux dispositions qui ont été adoptées en matière de politique extérieure. Je crois qu'il ne faut pas de confusion des genres. Nous donnons des mandats de négociation et nous sommes consultés pour que le Conseil fédéral puisse négocier sur la base d'un mandat. Ensuite, libre à lui de faire son travail. Il serait faux du point de vue de la stratégie de négociation de vouloir nous prononcer sur tout. Ceci ne mènerait visiblement à rien. A quoi bon adopter toutes les mesures de politique extérieure en début d'année? Tout le monde s'est bien rendu compte en commission que c'était impossible.
Cette minorité est donc la plus petite possible puisqu'une seule personne s'est prononcée en sa faveur. La commission s'est en effet prononcée par 16 voix contre 1 et 2 abstentions.
Pour en venir brièvement aux points de vue exprimés par les différents groupes parlementaires, je relève que l'UDC ne nous avait pas habitués à un discours aussi ouvert et consensuel. L'UDC est presque devenue gouvernementale et elle a formulé peu de critiques sur le contenu du rapport.
Du côté du groupe socialiste, Monsieur Gysin Remo a fait un discours très conservateur, très critique vis-à-vis de la politique d'ouverture que mène la Suisse par rapport à la Chine et à l'Inde. Il a fait un discours peu empathique. On était habitué à ce que les multinationales soient parfois vertement critiquées. Par contre, on n'était pas très habitué à ce discours antiouverture. Quant à Monsieur Rennwald, il place là quelques arguments qui s'inscrivent en contradiction avec son collègue puisqu'il fait un discours favorable à l'ouverture européenne.
Je crois que la globalisation existe, qu'on apprécie ou non ses avantages ou ses inconvénients. Elle existe et on peut choisir de saisir les opportunités qu'elle représente ou de planter des pommes de terre au pied des Churfirsten. Si on veut créer des emplois, il faut parfois prendre des risques, et c'est ce que font de nombreux investisseurs suisses avec 40 ou 50 milliards de nos francs qui sont investis chaque année à l'étranger. Ces gens prennent le risque d'investir des capitaux, de créer des entreprises et des emplois. C'est aussi une manière de maintenir à terme des emplois en Suisse, de créer de la valeur ajoutée et du bien-être à l'étranger. C'est aussi une manière de créer de nouvelles richesses et de nous assurer à l'avenir de nouveaux clients.
Par conséquent, même si on peut ponctuellement critiquer cette stratégie, la remettre en question sur le fond serait une mauvaise chose. Je ne pense pas que ce soit ce que souhaite la majorité de la commission.