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Rossini Stéphane · Nationalrat · 2006-03-22

Rossini Stéphane · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion · 2006-03-22

Wortprotokoll

Le débat parlementaire prend parfois, par rapport à la matière que l'on traite, une tournure un peu surréaliste; j'aurais presque envie de dire que le ridicule, heureusement, ici ne tue pas. Car, ridicule, la proposition qui nous a été faite par la minorité Wehrli l'est. Elle prévoit que les offices AI deviennent tout simplement des succursales de police pour analyser l'aptitude des gens à conduire des véhicules automobiles.

Bien évidemment, les offices AI ne pouvaient absolument pas intervenir au niveau de l'intégration sur le marché du travail: là, c'est un crime de lèse-majesté que de demander aux offices AI de collaborer avec le marché du travail. Ici par contre, c'est sans aucun scrupule qu'on leur demande de jouer aux petits policiers. A priori, on pourrait être tenté de minimiser cette proposition. Néanmoins, je crois qu'elle est sérieuse; sérieuse surtout dans son état d'esprit, un état d'esprit de suspicion qui, finalement, fait tomber un certain nombre de masques. Avec cette proposition, certains avancent à visage désormais découvert.

Avec une proposition de ce type, on fait la chasse aux sorcières, on essaie de faire de la pseudo-lutte contre les abus, on essaie de renforcer les restrictions d'accès au régime de [PAGE 400] l'assurance-invalidité. Finalement, c'est de la "désincitation" active, mais de la petite désincitation qui n'ose pas aborder les problèmes véritablement sur le fond et de front.

Avec des amalgames entre l'état de santé physique et psychique des personnes concernées, des collaborations avec la police, de la délation ou de la dénonciation auprès des autorités communales, je crois qu'on en fait définitivement trop, et que certains jettent bas le masque.

J'espère que la majorité des membres de ce conseil repoussera cette proposition de la minorité.