Cuche Fernand · Nationalrat · 2000-09-26
Cuche Fernand · Nationalrat · Neuenburg · Grüne Fraktion · 2000-09-26
Wortprotokoll
J'aimerais faire juste quelques remarques concernant les interventions qui viennent d'être faites.
Monsieur Bugnon, il y a une ambiguïté dans votre intervention. Vous dites que si on se réfère au principe de neutralité, alors en aucun cas les forces armées sur un terrain étranger ne pourraient être engagées dans une action d'imposition de la paix. En même temps, toutefois, vous dites que quand on insiste sur le maintien de la paix, alors ça signifie qu'on interviendrait seulement une fois que les conflits seraient résolus, une fois que la situation serait suffisamment détendue, afin de ne pas être pris dans le conflit. Cela veut dire que, pour vous, la promotion de la paix peut signifier qu'une fraction de l'armée suisse pourrait intervenir, alors que le conflit n'est pas terminé. Là, on se heurte de nouveau au principe de neutralité. Soyons donc clairs dès le départ: pour nous, "maintien de la paix" ne sous-entend aucune possibilité d'intervenir de façon offensive.
Monsieur Tschuppert, vous dites que les soldats sont dans l'incertitude. Je ne crois pas. Ils sont en mission avec des objectifs très bien définis, encadrés pour le moment par des soldats effectivement plus armés que les nôtres, à savoir les soldats autrichiens. Mais nous n'avons pas senti chez eux une incertitude et une revendication forte en ce qui concerne la nécessité d'agir vite pour leur faire savoir s'ils peuvent disposer de plus d'armement. Légiférer au plus vite signifie une fois de plus qu'on se considérerait comme dans une situation militaire d'urgence, où il faudrait être opérationnels sur le terrain immédiatement. Eh bien, non, nous ne sommes pas dans une situation d'urgence. Nous pouvons encore prendre quelques mois pour examiner cette diversification de l'activité militaire qui donne à réfléchir sur les principes d'éthique et de positionnement de la Suisse par rapport à ces missions humanitaires.