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Couchepin Pascal · Bundesrat · 2006-09-19

Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2006-09-19

Wortprotokoll

Nous partageons le point de vue selon lequel dans ce pays, quelqu'un ne doit pas être rapidement appauvri à cause d'une maladie. C'est pour cela qu'on a une assurance-maladie obligatoire, c'est pour cela qu'on a construit un système social efficace. Récemment, il a été démontré que la pauvreté a été pratiquement éradiquée dans les classes d'âge les plus élevées. Entre les différents types de prestations qui sont fournies, il y a suffisamment de moyens à disposition pour éradiquer la pauvreté. Certes, les personnes âgées ne sont pas les seules à recourir à ce type de soins, mais d'autres instruments répondent aux besoins des personnes moins âgées.

Au cours de la matinée, vous avez approuvé la proposition de faire sauter le plafond pour l'accès aux prestations complémentaires; vous avez accepté la proposition du Conseil fédéral de créer une allocation pour impotence légère; on a donc renforcé le dispositif social. Ce n'est donc pas le XIXe siècle! Et le risque de réduire à la grande pauvreté des gens qui tombent malades est extrêmement limité. Mais plus encore, l'argument qui vient d'être évoqué par plusieurs orateurs, dont Madame Forster, qui dit que le solde n'est pas nécessairement pris en charge par l'assuré - ce sont les cantons qui doivent décider - me paraît convaincant. Les cantons sont les plus proches de la population, ce sont eux qui, avec les communes, sont le plus en mesure de juger quelle part chacun peut prendre aux coûts des soins; et ce sont eux qui doivent à la fin fixer la répartition de la prise en charge des coûts supplémentaires.

C'est la raison pour laquelle la majorité, en faisant cette proposition, tient compte de la vision d'ensemble du système social et du système politique, dans lequel les cantons jouent un rôle et décident en fonction des conditions locales de ce qui est juste ou de ce qui n'est pas juste. Bien sûr, la plupart d'entre vous - comme moi d'ailleurs - appartiennent à une minorité plutôt aisée. Je ne vois pas en quoi on devrait me protéger à l'avenir, même si j'appartiens à une petite minorité, et m'empêcher de payer un peu plus si nécessaire. Je ne souhaiterais pas que mes compatriotes, à la fin de ma carrière, le jour où je serai à l'EMS, doivent prendre en charge une partie supplémentaire des coûts occasionnés. Je serai même très fier de payer plus que ce qui est prévu ici. Mais c'est le cas pour une minorité. Je crois qu'il faut quand même accepter cela et laisser aux cantons le soin de choisir la manière dont ils veulent faire assumer le reste des coûts.

C'est la raison pour laquelle la minorité devrait être rejetée.