Brunner Christiane · Ständerat · 2006-10-05
Brunner Christiane · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2006-10-05
Wortprotokoll
Tout d'abord il me faut déclarer ici mes intérêts: j'ai un lien familial direct avec l'entrepreneur qui produit les cellules solaires en silicium amorphe, dont la particularité est d'être flexibles.
Vous les avez reçues en arrivant ici - le but était notamment de vous prouver qu'il y a de nouveaux produits, des produits intéressants en matière photovoltaïque. Ce produit est non seulement intéressant parce qu'il est flexible, mais il est aussi nouveau; il peut se mettre sur n'importe quelle infrastructure, c'est-à-dire qu'il réduit l'impact architectural à un simple changement de couleur. On ne doit plus construire des panneaux rigides, comme c'est le cas actuellement avec le silicium cristallin.
Je dois dire honnêtement qu'il n'y a pas trente ans - comme Monsieur Bonhôte - que je m'occupe de photovoltaïque, et que je n'ai pas tout compris dans les explications de Monsieur Lombardi sur les différentes implications. Mais ce dont je suis absolument convaincue, c'est qu'on est en train de faire des progrès massifs, et j'ai eu l'impression que Monsieur Lombardi en était resté à un moment donné de l'évolution technique et qu'il ignorait ce qui est en train non seulement d'être recherché, mais aussi d'être produit et commercialisé.
On produit ainsi en matière photovoltaïque des éléments plus efficaces, parce qu'on a un autre processus de production: avec cela, on peut produire 20 pour cent de plus d'énergie qu'avec le photovoltaïque en silicium cristallin. C'est comme si on déplaçait la Suisse, par exemple, au sud de la France: en effet, avec cette technique, la production d'énergie fonctionne aussi quand le temps est nuageux et pas seulement quand il y a du soleil. Alors, je trouve quant à moi qu'il est particulièrement malheureux que, dans notre pays, ceux qui s'intéressent à cette production-là soient des investisseurs étrangers. Et je ne révèle aucun secret de famille - c'était marqué dans toutes les pages économiques des journaux - en déclarant que dans l'entreprise qui fabrique ce produit nouveau, c'est le numéro un allemand de la cellule solaire, l'entreprise Q-Cells, qui investit en ce moment 14 millions de francs pour le développement et la production. Et si, dans le cas de cette entreprise novatrice, les activités de développement resteront à l'avenir en Suisse, la production, elle, se fera en Allemagne.
Alors, on me dit: "Vous plaidez pour des choses qui ne produiront pas une énergie efficace et des places industrielles qu'on ne voit pas du tout se créer." Evidemment que, si dans notre pays on ne fait pas un effort, et maintenant - pas dans dix ou vingt ans, c'est maintenant qu'il faut le faire -, pour encourager ce genre de développement, eh bien tout simplement, ce sont un renouvellement industriel, des places de travail et, bien sûr aussi, une connaissance, une technique que nous n'aurons pas.
Le magazine "Photon international" lui, recense au minimum un millier d'emplois créés déjà maintenant par les industries suisses dans le domaine de l'énergie photovoltaïque, et ce grâce à la découpe du silicium, la fabrication de panneaux solaires, la fabrication de systèmes d'injection dans les réseaux et installations; mais on dit aussi que c'est principalement grâce à nos exportations en Allemagne que le marché se fait. Et bien sûr, maintenant le marché mondial est en train de s'ouvrir; il représente 10 milliards de francs en 2006 et les études les plus conservatrices l'estiment à plus de 40 milliards de francs pour 2010.
Ce magazine dit aussi, dans cet article - cela m'a beaucoup amusée, c'est un article en anglais - que les Suisses se lèvent tôt et se réveillent tard: alors, pour une fois, je vous demande de ne pas vous lever avant l'aube, mais d'être vraiment réveillés au moment où le soleil arrive, et ainsi de soutenir la proposition Sommaruga/Inderkum!