Couchepin Pascal · Bundesrat · 2006-12-05
Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2006-12-05
Wortprotokoll
Dans la révision de la loi qui a été repoussée par les chambres à fin 2003, l'idée était d'obliger toutes les compagnies d'assurance à offrir des modèles de Managed Care sur l'ensemble du pays. C'était un des éléments qui a été critiqué. Ce n'est pas pour cela seulement que cette loi a été repoussée, mais cela en était une des raisons, notamment parce qu'on avait l'impression qu'on allait faire des systèmes de Managed Care alibis pour être en conformité avec la loi. Dans certaines régions, il aurait fallu "monter" des systèmes qui étaient très difficiles à justifier du point de vue de l'efficacité.
La commission a pris l'exact contre-pied de cette volonté unificatrice qui s'était manifestée dans le passé, en laissant le plus de liberté possible dans l'organisation du système du Managed Care.
Madame Sommaruga et les cosignataires de sa proposition de minorité viennent nous proposer une définition particulière d'un modèle de Managed Care avec des critères précis. Je crois que même si le système de Managed Care qu'elles proposent est un système possible parmi d'autres, cela ne doit pas être un système exclusif. Cela ne correspond pas à la philosophie de la commission qui a voulu laisser la plus grande liberté possible.
Tout à l'heure, Monsieur Frick parlait de révolution; il faut évoquer ici Mao: "Que cent fleurs s'épanouissent!" Les cent fleurs sont les multiples possibilités d'organiser le système du Managed Care qui ne vont pas manquer de fleurir grâce à l'enthousiasme des responsables de caisses ici présents et de ceux à qui ils porteront le message à l'extérieur de cette enceinte. Du moins je l'espère!
J'ai de la sympathie pour l'idée qu'il puisse y avoir des systèmes de Managed Care comme celui proposé par Madame Sommaruga, mais je ne crois pas que cela doive être exclusif. C'est la raison pour laquelle il faut en rester, suivant l'axe de vos autres décisions, à la solution de la majorité.
Madame Forster, vous avez manifesté presque un peu de désespoir en disant: "Finalement, qu'est-ce que je peux faire pour que les gens soient incités à rejoindre un système de Managed Care?" On a le sentiment que vous n'avez pas une conviction absolue, mais que vous vous dites: "Au moins cela." Je ne crois pas qu'il faille céder au désespoir; il faut faire confiance aux gens qui vont utiliser cette loi et se dire que dans trois, quatre ou cinq ans, on reviendra une fois - expérience faite - avec des propositions non pas plus coercitives, mais plus impératives que dans le système actuel.