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Ory Gisèle · Ständerat · 2007-06-19

Ory Gisèle · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2007-06-19

Wortprotokoll

Nous avons déjà eu aujourd'hui à plusieurs reprises l'occasion de le dire: nous devons investir en faveur de notre jeunesse et du savoir qu'elle va acquérir, car c'est elle qui construira notre avenir, celui de notre économie et en particulier celui de nos petites et moyennes entreprises.

Avec 55 000 étudiants, les hautes écoles spécialisées (HES) sont devenues en peu de temps des partenaires incontournables de nos petites et moyennes entreprises en matière de formation, de recherche et de développement. Elles jouent un rôle important dans le transfert de technologies. Les HES ont un plan directeur dont les objectifs sont reconnus par la Confédération. Ce plan prévoit un investissement de 740 millions de francs supplémentaires. Aujourd'hui, le Conseil fédéral prévoit de ne leur octroyer que 540 millions de francs. Cela correspond à une croissance proche de zéro. En effet, 500 millions de francs seront utilisés pour remplir les obligations de la Confédération concernant l'accueil des nouveaux secteurs de la santé, du travail social et des arts; 20 à 25 millions de francs ne permettront que de couvrir l'inflation; il ne restera donc que 4 millions de francs en moyenne par année pour améliorer les prestations. C'est totalement insuffisant pour pouvoir atteindre les objectifs définis dans le plan d'intention. On devra renoncer à des filières d'études "master". On ne pourra pas développer la recherche. On manquera d'argent pour rationaliser les infrastructures comme pour réaliser les tâches transversales telles que l'égalité des chances. Le domaine des HES ne peut se passer de cet apport supplémentaire si l'on veut qu'il maintienne la qualité de son enseignement et si l'on veut qu'il améliore la recherche et le transfert de technologies qui intéressent particulièrement notre industrie.

La Conférence suisse des hautes écoles spécialisées soutient cette proposition et elle nous demande d'accorder aux HES les 200 millions de francs supplémentaires dont elles ont besoin pour relever les défis auxquels elles sont confrontées. Cela fera passer le volume global des crédits FRI de 21,2 à 21,4 milliards de francs, soit une augmentation de 1 pour cent. Même avec cette manne supplémentaire, les HES ne seront d'ailleurs pas dispensées de rationaliser leurs infrastructures et d'économiser. Elles devront quand même se soumettre à des exercices budgétaires difficiles.

La commission, par 5 voix contre 4 et 2 abstentions, a rejeté la proposition défendue par la minorité Leumann. Je vous propose de l'adopter.