Sommaruga Carlo · Nationalrat · 2007-06-18
Sommaruga Carlo · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2007-06-18
Wortprotokoll
Je me prononcerai, au nom du groupe socialiste, uniquement sur la minorité Menétrey-Savary. Au-delà des considérations juridiques que Madame Menétrey-Savary a émises, il y a aussi lieu de considérer l'aspect purement pratique et pragmatique de sa proposition.
On le sait, nombre de délinquants, notamment en matière de délits sexuels, lors de conflits de conscience ou lors de difficultés personnelles, ou, de manière générale, les personnes qui ont commis des infractions graves, pour les mêmes conflits ou difficultés, vont recourir aux services de psychiatres ou de psychologues. Lorsque ces personnes recourent au service de ces spécialistes de manière spontanée, elles ne se posent pas du tout la question de savoir si celui-ci ou celui-là est au bénéfice d'un secret professionnel ou non. L'essentiel de la démarche vise avant tout à essayer de régler son problème personnel, dans la mesure où il y a lieu de traiter et de résoudre un problème de culpabilité ou de déviance comportementale.
Il apparaît donc tout à fait judicieux de suivre la minorité Menétrey-Savary puisque cela met finalement sur pied d'égalité le thérapeute, qui dispose des qualités de médecin et donc du secret médical, et le psychologue, qui finalement fait le même type de travail sans avoir certes la qualification médicale, mais dispose de celle de sa profession.
Il s'agit donc de donner les moyens à des spécialistes en matière de "soins à l'âme" de pouvoir être sur un pied d'égalité et de pouvoir protéger leurs patients de la même manière.
Dès lors, je vous invite à suivre la minorité Menétrey-Savary, pour une question d'égalité de traitement et aussi, pragmatiquement, pour l'appui que les psychologues peuvent apporter à leurs patients.