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Burkhalter Didier · Ständerat · 2008-03-17

Burkhalter Didier · Ständerat · Neuenburg · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2008-03-17

Wortprotokoll

J'aimerais intervenir brièvement pour appuyer les propos du président de la commission; il faut en effet saluer cet accord tout en regrettant sa portée limitée. Dans les débats du premier conseil, on s'est vraiment contenté de prendre acte de cet accord, comme s'il était identique - ou pratiquement identique - aux précédents conclus avec la France, l'Italie et l'Allemagne. Toutefois, dans les faits, cet accord ne ressemble vraiment pas comme deux gouttes d'eau aux autres accords et il se situe clairement en retrait, même par rapport à celui conclu avec l'Allemagne. Le fait que des engagements transfrontaliers de police aérienne ne soient tout simplement pas possibles réduit fortement sa dimension sécuritaire. Il faut le dire clairement et ne pas enregistrer cette lacune de sécurité sans réaction.

Compte tenu de l'évolution des nouvelles menaces, je pense qu'il est important que l'on exploite au maximum le potentiel de tels accords internationaux, surtout pour la Suisse: d'une part en raison de l'exiguïté de son territoire, mais d'autre part aussi lorsque l'on sait que le meilleur accord - celui conclu avec la France - nous permet de bénéficier d'une couverture aérienne améliorée 24 heures sur 24 et 365 jours par an. C'est d'autant plus important lorsque l'on sait que l'on doit souvent se contenter, dans notre pays, de voler pendant les heures de bureau.

Il s'agit cependant de comparer ce qui est comparable; je suis convaincu qu'il existe malgré tout une bonne marge de progression dans le niveau de la collaboration en la matière avec l'Autriche - dans d'autres domaines relativement proches aussi, d'ailleurs, comme celui des avions de transport, mais c'est une autre histoire.

Je remercie le chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports ainsi que son équipe de poursuivre avec volontarisme les démarches en cours et de ne pas se contenter de la situation actuelle, et d'appliquer une sorte d'"upgrade" à cet accord sur lequel nous allons nous prononcer aujourd'hui malgré tout avec satisfaction.