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Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2000-12-11

Wortprotokoll

Nous sommes convaincus qu'avec la mesure qui a été prise il y a déjà des années, c'est-à-dire l'interdiction de commercialiser les parties dangereuses de l'animal et l'obligation de les incinérer, nous avons rendu impossible la transmission de la maladie de l'animal à l'être humain. Dans la connaissance scientifique qui est la nôtre aujourd'hui, nous avons cette conviction. C'est la raison pour laquelle j'ai dit la semaine passée qu'à mon sens, la viande de boeuf suisse est sûre. Cela ne signifie pas que l'épizootie est arrêtée, et c'est la raison pour laquelle nous avons pris des mesures supplémentaires.

La décision de fournir dans des cantines ou des cuisines collectives de la viande de boeuf relève d'une appréciation des autorités responsables de ces cantines et cuisines. A notre sens, elle n'est pas justifiée par le risque objectif, puisque nous prétendons avoir rendu impossible la transmission de la maladie à l'être humain. Mais nous ne pouvons pas donner des ordres ou empêcher des gens, qui ont une crainte qui va au-delà de ce qui nous apparaît comme réaliste, de prendre des mesures comme celle-là. Je le regrette, et je regrette qu'il n'y ait pas plus de sang-froid à certaines occasions. Cette maladie doit être éradiquée, l'épizootie doit être combattue, mais je ne crois pas qu'on va la combattre en accumulant les signes négatifs d'angoisse, comme c'est le cas lorsqu'on interdit la viande de boeuf dans des cantines ou des cuisines collectives.

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