AB 88628
Leuenberger Ueli · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion · 2008-09-18
Wortprotokoll
La proposition de l'ancien conseiller national Recordon soulève un problème important. Les discussions sur les caisses-maladie, sur leur financement et sur certaines de leurs pratiques sont des problèmes d'actualité, par exemple lorsque les caisses gèrent l'assurance obligatoire des soins d'un côté, tout en proposant des assurances complémentaires bien profitables, de l'autre.
Monsieur Recordon, dans le développement de son initiative parlementaire, a expliqué clairement pourquoi l'assurance obligatoire des soins ne devrait être gérée que par des sociétés coopératives. La forme de la société coopérative est intéressante pour soustraire d'une certaine manière le secteur des caisses-maladie à la spéculation. Je fais une comparaison avec les coopératives du bâtiment, même si ce n'est pas exactement la même chose: en accordant des droits de superficie pour construire des coopératives gérées par les coopérateurs, on arrive à soustraire certains secteurs à la spéculation.
On l'a vu lors des débats au sein de la commission: cette initiative parlementaire ne va certainement pas rallier une grande majorité, mais il est important de mener le débat, également pour permettre aux assurés eux-mêmes d'avoir en définitive un droit de regard sur l'assurance, et ainsi un poids plus important, puisque celle-ci représente par ailleurs une part très importante des dépenses des ménages.
La question de la gestion des données des membres nous inquiète aussi régulièrement; cela plaide également pour une meilleure participation des assurés dans ces caisses.
Je vous prie donc de suivre la minorité de la commission et de donner suite à l'initiative parlementaire Recordon.