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Marty Dick · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2008-09-18

Wortprotokoll

J'ai déjà eu l'occasion de me prononcer sur ce problème. Nous comprenons parfaitement les raisons qui ont conduit le Conseil national à introduire cette mesure; d'ailleurs les préoccupations que vient d'exprimer Madame Sommaruga vont dans le même sens. Cependant, la solution du Conseil national est tout à fait inappropriée; elle risque d'entraîner de gros problèmes pour notre pays.

Tout d'abord, il est clair que l'aide multilatérale se trouve dans une dynamique de développement. Et ça, il faut le reconnaître, c'est positif. Il y a des problèmes régionaux, sectoriels qui ne peuvent être affrontés de façon efficace que par une approche multilatérale, et pas par la somme de petites approches nationales.

D'autre part, et c'est un phénomène assez récent, il y a des pays, qui n'ont pas véritablement un savoir-faire ou des structures nationales d'aide au développement, qui s'affichent sur la scène internationale et qui augmentent de façon substantielle leurs contributions à leurs institutions nationales d'aide au développement. Je pense à l'Espagne, qui est en train d'investir de façon très importante dans ce domaine. C'est de la politique d'aide au développement, mais aussi un instrument de politique étrangère pour prendre du poids dans les institutions internationales. Si je suis bien informé, le Royaume-Uni est aussi en train d'augmenter ses contributions à ses institutions nationales d'aide au développement. Cela a pour conséquence que le prix pour tout le monde pour maintenir sa part au sein des institutions internationales et des programmes internationaux devient plus élevé.

L'aide multilatérale de la Suisse représente aujourd'hui déjà 43 pour cent de l'aide publique au développement. La solution du Conseil national aurait pour conséquence que l'on devrait réduire notre participation pour respecter la limite introduite dans la loi. Cela aurait des conséquences que je n'hésite pas à qualifier de désastreuses, parce qu'on verrait la Suisse, suivant une tendance inverse, réduire ses participations dans les instances internationales, instances où notre présence est fondamentale pour affirmer le rôle de la Suisse sur la scène internationale.

Je citais la Norvège; elle est à 46 pour cent. Je ne veux pas ouvrir la discussion sur la Norvège, mais c'est un peu trop facile de dire que ce pays a du pétrole. Même si vous faites une calculation économique en tenant compte du pétrole, vous verrez que la Norvège se situe quand même à un niveau plus élevé que nous en ce qui concerne l'aide publique au développement; je pourrais citer également l'Irlande, dont l'aide aussi bien publique que privée est plus élevée que la nôtre. C'est donc non à cette barrière de 40 pour cent, mais oui aux préoccupations qui ont amené à cette proposition.

Quant à la proposition Sommaruga Simonetta, je ne peux pas prendre position, car elle n'était pas connue lors des débats en commission.

Je dois dire qu'avec 0,5 pour cent, la situation deviendrait un peu moins tendue. Mais il est clair que si la dynamique internationale va dans ce sens, notre engagement international continuera à grandir.