Hêche Claude · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2008-12-15
Wortprotokoll
Avec près de trois personnes sur quatre qui le pratiquent, on peut dire que le sport fait partie intégrante de notre culture. Il peut aider à façonner le caractère d'une personne et favoriser son développement physique et social. Il devrait contribuer à un mode de vie sain et à la prévention des blessures ainsi que des maladies.
Le dopage, lui, est totalement contraire à l'esprit du sport. Il affecte une grande variété de disciplines sportives, et cela à tous les niveaux de pratique. Dès lors, la lutte contre ce fléau est sans discussion aucune une question d'intérêt public. Pourtant, dans notre pays, les moyens alloués à la lutte contre le dopage et à la recherche dans ce domaine se trouvent dans un certain état de somnolence qui contraste avec [PAGE 985] l'importance de promouvoir un sport équilibré et sain, volonté soulignée à l'heure des discours.
Dans le cadre du budget de la Confédération 2009, nous avons l'opportunité de donner un message clair en faveur de la lutte contre le dopage. En soutenant la proposition que j'ai déposée, nous nous donnons des moyens supplémentaires et nécessaires pour intervenir de manière plus efficace contre le dopage, ce qui favoriserait notamment l'éducation, la prévention, le dépistage et la recherche.
Concrètement, la question qui nous est posée ici est simple: voulons-nous laisser la part belle à la commercialisation du sport, favorisant ainsi certains intérêts marchands, avec tous les risques que cela comporte en termes de tricherie et de dangers pour la santé? Ou au contraire voulons-nous promouvoir l'image vraie du sport, privilégiant ainsi des considérations morales et éthiques, avec le courage que cela demande et les moyens financiers que cela implique?
Chacun sait bien que les athlètes, les cyclistes et autres footballeurs professionnels sont présentés et perçus comme l'incarnation d'une réussite dans la vie, surtout aux yeux des plus jeunes. Il est donc indispensable d'identifier les impostures et les supercheries ainsi que de lutter contre elles. En outre, pour les intéressés eux-mêmes, c'est-à-dire les sportifs dopés, quels que soient les niveaux de pratique, la Confédération se doit de réaffirmer son rôle de garante de la santé publique. La Confédération doit assumer ses responsabilités en partenariat avec les fédérations et les autres acteurs concernés. Tous doivent s'investir pour éradiquer le dopage dans l'intérêt du sport et de la protection des personnes, notamment des jeunes.
Je vous invite donc à privilégier la santé publique dans notre pays et à adhérer à la décision du Conseil national visant à donner des moyens supplémentaires - c'est-à-dire 1 million de francs - pour lutter contre le dopage.