Pelli Fulvio · Nationalrat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2009-03-09
Wortprotokoll
La crise économique et financière a ébranlé le monde et la Suisse. Le monde n'arrive pas à définir des façons communes de réagir. Le G-20 semble plus occupé par la recherche de boucs émissaires que par la préparation d'une réforme efficace des règles de fonctionnement du système financier international, toujours trop axé sur le modèle anglo-saxon et ses systèmes incitatifs pervers.
La Suisse, depuis toujours efficace pays de l'harmonie, n'arrive pas à surmonter ses divisions. Les partis politiques y jouent un rôle dangereux. Ils passent leur temps à s'entr'attaquer ou à remettre en question l'autorité du Conseil fédéral. Ils jouent de la polarisation, des antagonismes, à qui sera le plus dépensier avec l'argent public et ils se querellent. Ils perdent ainsi leur crédibilité et affaiblissent la Suisse.
En ce moment difficile, il faut travailler ensemble pour réussir à surmonter la crise financière, pour soutenir l'économie d'exportation, pour éviter de tomber dans la spirale des dettes et pour préparer la place économique suisse à l'après-crise. Les libéraux-radicaux, maintenant réunis dans un seul nouveau parti, veulent garantir aux Suissesses et aux Suisses, même dans une période difficile comme celle que nous vivons, un bon niveau de bien-être. Cela dépend non seulement de l'efficacité de nos assurances sociales - qui doivent rester saines -, mais aussi et surtout de la situation de l'emploi; c'est pour plus de places de travail que nous nous battons avec intensité et conviction.
Le groupe libéral-radical veut atteindre ce but, notamment avec les mesures suivantes:
1. favoriser l'ouverture internationale plutôt que l'isolationnisme;
2. aider directement, en particulier par les réformes proposées par le Conseil fédéral, et indirectement, grâce à la politique de stabilité de la Banque nationale suisse, l'industrie d'exportation;
3. soutenir et renforcer notre place financière très attaquée en ce moment, au lieu de la punir;
4. refuser fermement l'illusion des grands paquets de mesures conjoncturelles qui nous entraîneraient dans une spirale de dettes en leur préférant des mesures d'efficacité immédiates en faveur des contribuables, par exemple: la correction de la progression à froid - merci au Conseil fédéral pour ce premier pas -, la simplification de la TVA, la correction immédiate des incitations perverses qui pénalisent l'assainissement énergétique des vieux bâtiments;
5. assurer la pérennité des assurances sociales en réalisant enfin ce que le Conseil fédéral propose et que le Parlement parfois retarde: la flexibilisation de l'âge de la retraite, l'élimination des faiblesses reconnues de l'assurance-chômage, l'assainissement de l'AI avec l'aide du peuple et sa 6e révision;
6. simplifier les procédures: mieux régler plutôt que surréglementer.
Die Forderungen 3, "Finanzplatz sichern und stärken", und 6, "Bessere Regelung statt Überreglementierung", führen mich zum zweiten Teil meiner Intervention: Die FDP-Liberale Fraktion schätzt die Motion 09.3019 der WAK gar nicht. Sie ist klarer Ausdruck der Perversion der heutigen Politik dieser Parlamentskammer. Linke und Rechtskonservative helfen einander gegenseitig, ihre parteipolitische Profilierung umzusetzen. So unterstützt die Linke den illusorischen und gefährlichen Vorschlag des SVP-Bundesrates, den sie selber pensioniert hat, wonach es dem Schweizer Teil eines Konzerns möglich sein soll, sich durch künstliche Trennungsoperationen aus seiner internationalen Verantwortung zu befreien. Als Gegengeschenk unterstützt die SVP-Fraktion die Anträge der Linken, die Saläre der neuen Spitze der UBS staatlich zu fixieren und durch die Präsenz des Bundes im Verwaltungsrat eine Mitverantwortung des Staates für die Zukunft dieser Bank einzuführen.
Mit dem Bundesrat, mit der Finanzkommission, die die Motion 09.3020 eingereicht hat, und mit Herrn Theiler, aber, wenn ich richtig verstanden habe, auch mit Herrn Kaufmann ist die FDP-Liberale Fraktion der Meinung, diese Motion der WAK sei abzulehnen. Die Rettung der UBS, die wir alle beschlossen haben, hat die UBS selber nicht zu einem staatlichen Gebilde gemacht. Wir haben die UBS nicht gerettet, weil sie eine öffentliche Aufgabe ausübt, sondern weil ihr Konkurs sehr viele Schweizerinnen und Schweizer und sehr viele Unternehmungen schwer würde leiden lassen. Es gibt deshalb keinen Grund, die UBS der Post, den SBB und der Nationalbank anzugleichen. Wie die Finanzkommission in ihrer Motion richtig ausführt, ist die Kontrolle der Entschädigungspolitik der Banken eine der wichtigen Aufgaben der Finma und nicht unserer Parlamentskammer.
Der Bund ist ausserdem nicht - auf jeden Fall noch nicht - Aktionär der UBS. Die Frage nach der Einsitznahme eines Vertreters des Bundes im Verwaltungsrat stellt sich deshalb nicht. Wie der Bundesrat in der Begründung seiner Ablehnung der Motion korrekt schreibt, wäre eine solche Teilnahme problematisch, insbesondere weil beim Bund eine gefährliche Interessenkollision zwischen der Teilnahme an der strategischen Führung der Bank durch einen Vertreter des Bundes und der Aufsicht durch die Finma entstehen würde. So bitte nicht! Rechtlich problematische Versuche, die internationale Verantwortung von Schweizer Unternehmen infrage zu stellen, und Scheinübungen um einen Verwaltungsratssitz in der leidenden UBS lösen die Probleme des Schweizer Finanzplatzes und der Schweiz nicht.