Geltung: Wie spätere Gerichte diesen Entscheid behandelt haben, wurde nicht ausgewertet.

2736

Surveillance d'un téléphone portable étranger.

Date décision: 26.02.2004

Publié le: 14.04.2008

Titre: Surveillance d'un téléphone portable étranger.

Résumé: Le fait que la surveillance s'exerce sur un raccordement téléphonique français n'exlut pas l'obligation de respecter les exigences découlant de la LSCPT, si ce n'est que la transmission de l'ordre se fera non pas au service des tâches spéciales du DETEC, mais - sous une forme appropriée - aux autorités françaises habilitées à recevoir la commission rogatoire internationale décernée par le juge d'instruction.Dès l'instant où le raccordement ici en cause est a priori celui d'un tiers - même s'il pourrait s'avérer être un participant aux infractions - il appartiendra au juge d'instruction de veiller au tri rigoureux des données pour préserver la personnalité de tiers non concernés par l'enquête.

CHAMBRE D'ACCUSATION

Décision du 26 février 2004

Vu la demande du 24 février 2004 du juge d'instruction de Neuchâtel d'approuver la mesure de surveillance ordonnée le 23 février 2004 dans la procédure pénale dirigée contre Inconnus, prévenus d'infraction à l'article 140 ch.2 et 3 CP, étendue sous les mêmes préventions le 17 février 2004 à […], le 18 février 2004 à […] (D.361 et 401), le 20 février 2004 à […] (D.472 et 562), le 23 février 2004 à […] (D.650), et le 23 février 2004 à […] sous la prévention d'infraction aux articles 160/21 CP et à […], sous la prévention d'infraction aux articles 140/25 CP(D.648 et 649), et portant d'une part sur la surveillance active par branchement direct du raccordement français […] utilisé par un inconnu, avec identification du code IMEI, localisation des appels et interception des messages SMS, d'autre part sur la liste rétroactive des appels entrant et sortant du même numéro, avec identification rétroactive du code IMEI et localisation rétroactive des appels pour les six derniers mois,

vu les demandes antérieures et les décisions d'approbation des 27 janvier, 4, 20 et 25 février 2004,

vu le dossier, transmis le 25 février,

Considérants

qu'il ressort du dossier que, pour les motifs indiqués par le magistrat susmentionné dans sa demande du 24 février 2004, la mesure de surveillance ordonnée se justifie et qu'elle est conforme aux articles 3ss LSCPT (applicable par analogie), 179octies CP, 171a ss CPP,

qu'en particulier le fait que la surveillance s'exerce sur un raccordement téléphonique français n'exclut pas l'obligation de respecter les exigences découlant de la LSCPT, si ce n'est que la transmission de l'ordre se fera non pas au service des tâches spéciales du DETEC (art. 7 al. 3 et 13 LSCPT), mais – sous une forme appropriée – aux autorités françaises habilitées à recevoir la commission rogatoire internationale décernée le 23 février 2004 par le juge d'instruction, et même si l'opérateur français n'est pas soumis à la LSCPT (article 1er al. 2),

que cette conception, déjà retenue implicitement par l'autorité de céans (voir la décision du 12 avril 2001) et partagée par la doctrine (voir Thomas Hansjakob, BÜPF / VÜPF, Kommentar, St-Gallen 2002, Vb 40 zum BÜPF, p. 78), mérite d'être confirmée pour garantir une application uniforme du recours à ce moyen de preuve,

qu'en effet l'article 171a CPP, qui traite des mesures officielles de surveillance, se réfère précisément "aux conditions fixées par la législation fédérale",

que dès l'instant où le raccordement ici en cause est a priori celui d'un tiers – même s'il pourrait s'avérer être un participant aux infractions - il appartiendra au juge d'instruction de veiller au tri rigoureux des données pour préserver la personnalité de tiers non concernés par l'enquête, en application des articles 4 al.1er et 5, et 8 al.1 LSCPT,

que la durée de la mesure de surveillance doit être limitée dans le temps,

Dispositif

Par ces motifs,

Approuve la mesure de surveillance ordonnée par le juge d'instruction de Neuchâtel le 23 février 2004 dans la procédure pénale susmentionnée, pour une durée échéant le 23 avril 2004 s'agissant de la surveillance active.

Neuchâtel, le 26 février 2004

Le président de la Chambre d’accusation

Jacques-André Guy

Seither geänderte Bestimmungen

Dieser Entscheid legt Bestimmungen aus, deren Erlass seither erneut konsolidiert wurde. Ob der Artikel selbst geändert hat, ist nicht erfasst.

  • Schweizerisches Strafgesetzbuch, Art. 140 — gelesen in der Fassung vom 1. Januar 2004; der Erlass wurde am 1. März 2004, 1. April 2004, 1. Juli 2004, 1. August 2004, 1. Januar 2005, 1. Februar 2005, 1. Januar 2006, 1. April 2006, 1. Juli 2006, 1. Dezember 2006, 1. Januar 2007, 1. Januar 2008, 1. Juni 2008, 1. August 2008, 1. Oktober 2008, 5. Dezember 2008, 1. Januar 2009, 1. Februar 2009, 1. April 2009, 1. Januar 2010, 1. Dezember 2010, 1. Januar 2011, 1. Juli 2011, 1. Oktober 2011, 1. Januar 2012, 1. Juli 2012, 16. Juli 2012, 1. Oktober 2012, 1. Januar 2013, 19. März 2013, 1. April 2013, 1. Mai 2013, 1. Juli 2013, 1. Januar 2014, 1. Juli 2014, 1. Januar 2015, 1. Januar 2016, 1. Juli 2016, 1. Oktober 2016, 1. Januar 2017, 11. Juli 2017, 1. September 2017, 12. Dezember 2017, 1. Januar 2018, 1. März 2018, 1. März 2019, 1. Juli 2019, 1. November 2019, 1. Februar 2020, 3. März 2020, 1. Juli 2020, 1. Juli 2021, 1. Januar 2022, 1. Juni 2022, 22. November 2022, 1. Januar 2023, 23. Januar 2023, 1. Juli 2023, 1. August 2023, 1. September 2023, 6. Dezember 2023, 1. Januar 2024, 1. Juli 2024, 1. Januar 2025, 1. August 2025, 1. Januar 2026 und 12. Juni 2026 erneut konsolidiert.
  • Schweizerische Strafprozessordnung, Art. 171a — der Erlass wurde am 1. Januar 2011, 1. Juli 2011, 1. Juli 2012, 1. Oktober 2012, 1. Februar 2013, 12. März 2013, 1. April 2013, 1. Mai 2013, 21. Januar 2014, 1. Juli 2014, 25. November 2014, 1. Januar 2015, 1. Januar 2016, 1. Juli 2016, 1. Oktober 2016, 1. Januar 2017, 1. September 2017, 1. Januar 2018, 1. März 2018, 1. Januar 2019, 1. März 2019, 1. Februar 2020, 1. März 2021, 1. Juli 2021, 1. Juli 2022, 1. Januar 2023, 23. Januar 2023, 1. Juli 2023, 1. August 2023, 1. Januar 2024, 1. Juli 2024 und 1. April 2025 erneut konsolidiert.
  • Bundesgesetz betreffend die Überwachung des Post- und Fernmeldeverkehrs, Art. 3ss, Art. 4, Art. 5, Art. 7, Art. 8 und Art. 13 — gelesen in der Fassung vom 1. Oktober 2003; der Erlass wurde am 1. April 2004, 1. August 2004, 1. Dezember 2006, 1. Januar 2007, 1. April 2007, 1. Januar 2008, 1. Januar 2011, 16. Juli 2012 und 1. September 2017 erneut konsolidiert.