Geltung: Wie spätere Gerichte diesen Entscheid behandelt haben, wurde nicht ausgewertet. Keiner der 2 zitierenden Entscheide wurde ausgewertet.

74 IV 213

53. Auszug aus dem Urteil des Kassationshofes vom 27. Dezember 1948 i. S. Lüthi gegen Generalprokurator des Kantons Bern.

Art. 40 bs. 1 Bundesgesetz über Jagd und Vogelschutz (JVG). Wer auf dem Anstand verweilt, jagt.

Art. 40 al. 1 de la loi sur la chasse et la protection des oiseaux. Qui estb à l'affût chasse.

Art. 40 cp. 1 della legge federale su la caccia e la protezione degli è. Chi sta in agguato caccia.

Aus dem Tatbestand :

Lüthi begab sich am 23. Oktober 1947, als gemäss § 19 lit. e der bernischen J agdverordnung vom 6. Mai 1947 die Feldjagd auf Rehwild verboten war, mib fünf andern Jägern auf die Jagd und setzte sich neben der Strasse von Jaggisbach nach Jaggisbachau auf offenem Feld, etwa 80 m vom Waldrand entfernt, auf seinem Jagdstuhl an, um auf heraustretendes Rehwild zu lauern und es bei Gelegenheit zu erlegen, während die andern Jäger gich in den Wald begaben.

Vom kantonalen Richter wegen vorsätzlichen widerrechtlichen Jagens' jagdbaren Rehwilds nach Arf. 40 Abs. 1 JVG gebüsst, erhebt Lüthi dagegen ohne Erfolg Nichtigkeitsbeschwerde.

Erwägungen

Nach Art. 40 Abs. 1 JVG ist strafbar, « wer jagdbares Hirsch-, Reh- oder Gemswild widerrechtlich jagt, erlegt, einfängt oder gefangenhält ». Der Beschwerdeführer hat im Sinne dieser Bestimmung gejagt. Er macht zu Unrecht geltend, dieser Begriff erfordere Bewegung (Marschieren, sitzen genüge nicht. Jeder, der darauf ausgeht, das Wild zu erlegen oder einzufangen, jagt es. Es. besteht kein vernünftiger Grund, nur zu bestrafen, wer ihm nachsetzt, nicht auch, wer ihm auflauert. Der eine wie der andere sucht Gelegenheit, das Tier zu erlegen oder einzufangen. Auch nach allgemeinem Sprachgebrauch fallen beide Arten des Vorgebens unter den Begriff des Jagens. Daher hatte der Gesetzgeber entgegen der Auffassung des Beschwerdeführers keinen Änlass, die eine Art, das Verweilen auf dem Ánstand oder Ánsitz, besonders zu erwähnen. Dem Beschwerdeführer hilft auch nicht der Hinweis darauf, dass das Gesetz in anderen Fällen einzelne Jagdhandlungen besonders erwähnt. Das tut es nicht, um den Begriff des Jagens zu erläutern, sondern um die betreffenden Handlungen schlechthin als strafbar zu erklären, s0 das Herauslocken von Wild aus Bannbezirken (Art. 42 Abs. 2), das Anlegen von Selbstschüssen (Art. 43 Ziff. 1), das Anbohren oder Ausräuchern von Füchsen (Art. 43 \ Zif. 3) und anderes mehr.

TITI. VERFAHREN é PROCÉDURE ; 54, Déeision de la Chambre d’accusation du 283 octobre 1948 dans la cause Bersiíer et consorts contre Fuge d’instruction fédéral.

Art. 38 et 59 OP : Droit pour le juge d’instruction fédéral de séquestrer au cours de l’engquête les gommes perçues par l’inculpé & titre de dons ou qui sont le produit d’une infraction.

Art. 58 und 39 StGB : Recht des eidgenössischen Untersuchungsrichters, in der Yoruntersuchung Geldbeträge, die der Beschuldigte als Geschenke empfangen hat oder die durch eine strafPare Handlung hervorgebrachi worden sind, mit Beschlag zu elegen. _ O 214 Verfahren. N° 54.

Art. 58 e 59 CP : Diritto del giudice istruttore federale di configcare in corso d’inchiesta le somme percepite dall’imputato a titolo di doni o che sono il prodotto di un reato.

Dans une enquête dirigée contre Charles Métry, Fernand Reyrenn et consorts pour fraudes en matière de certification des avoirs suisses aux U.S.A. et trafic de titres munis de faux affidavits, le Juge d’instruction fédéral, par ordonnance du 7 octobre 1948, a séquestré les sommes perçues à titre de dons par trois employés de la Banque de Paris et des Pays-Bas (en abrégé : la Banque), à Genève, à savoir : 17 000 fr. en mains de Robert Bersier, employé au service de perception ; 10 000 fr. en mains d’Ernest Dunand, employé au service des titres ; 25 000 fr. en mains de Michel Peretti, chef de la bourse. Ces séquestres ont été opérés en application des art. 58 à 60 CP Bersier, Dunand et Peretti ont recouru contre cette ordonnance en concluant à la nullité du séquestre. À l’appui de leurs conclusions, ils ont fait valoir que, s'ils avaient agi pour le compte de Charles Métry, Fernand Reyrenn et consorts, c’était exclusivement en leur qualité d’employés de la Banque et qu’ils avaient complètement ignoré le caractère délictueux des opérations traitées par leurs mandants ; que les sommes qu’ils avaient touchées n’avaient été, dans leur idée, qu’une marque de reconnaissance de la part de gros clients envers des employés qui avaient fait preuve de diligence dans les affaires dont ils s'étaient occupés ; qu’au surplus, les dispositions légales (art. 58 à 60 CP, 65 ss. PPF) invoguées par le Juge d’instruction visaient des cas d’espèce différents et ne pouvaient dès lors fonder la décision attaquée.

Dans sa réponse du 16 octobre 1948, le Juge d’instruction fédéral a conclu au rejet des recours. Il a fait valoir que les trois recourants, qu’il a inculpés dans l’affaire qu’il instruit, ne peuvent exciper de leur bonne foi et que de nombreux indices révèlent qu’ils ont eu connaissance du caractère délictueux des opérations qu’ils ont effectuées pour le compte de Charles Métry et consorts ; que les séquestres opérés constituent des mesures conservatoires 4 rentrant dans le cadre de celles prévues par les art. 58 à 60 CP.

Les recours ont été rejetés.

E Motifs : Aux termes de l’art. 58 CP, le juge doit prononcer la confiscation d'objets qui ont servi ou devaient servir à commettre ‘une infraction ou qui sont le produit d’une infraction, sí ces objets compromettent la sécurité des personnes, la morale ou l’ordre public. De son côté, l’art. 59 CP dispose que les dons et autres avantages qui ont servi ou qui devaient servir à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction sont acquis à Ll’Etat. Enfin, dans le cadre des mesures de procédure, l’art. 65 PPF prévoit que les objets pouvant servir de pièces à conviction sont séquestrés et placés en lieu sûr-ou marqués. . Aucune de ces disposíitions n’autorise expressément le juge d’instruction, en matière de procédure fédérale, à séquestrer au cours de l’enquête les s0mmes ou autres dons ayant servi à récompenser l’auteur d’une infraction. Toutefois, il n’esb pas douteux que l’on se trouve en présence d’une lacune de la loi qui peut être comblée par voie d'interprétation. Il s’agit là en effet d’une mesure conservatoire destinée à empêcher l’inculpé de rendre illusoire la sanction prévue par les art. 58 et 59 CP en i disposant librement d'objets, de dons ou d’avantages que lui a procurés l'infraction dont il est accusé, ou qui ont servi à commettre celle-ci. Un tel séquestre est expressément prévu par de nombreuses législations étrangères (tel le § 94 du code de procédure pénale allemand) ou cantonales (§ 68 CPP de Bâle-Ville, art. 134 CPP vaudois). En droit bernois notamment, les autorités judiciaires ont : interprété extensivement l’art. 169 al. 1 CPP, dont la teneur est analogue à celle de l’art. 65 PPF, en ce sens que le juge d’instruction peut séquestrer des objets qui 216 Verfahren. N° 55.

ne servent pas de pièces à conviction, mais qui doivent êire mis en lieu sûr en vue d’une confiscation ultérieure (cf. WAIBLINGER, Das Strafverfahren des Kantons Bern, Pp. 256). Enfin, ce droit de séquestre a été implicitement admis par le Tribunal fédéral dans un arrêt non publié de la Cour pénale fédérale du 16/20 décembre 1946, dans la cause Barwirsch (cons. 10). I y a lieu toutefois de Ppréciser que le séquestre ne peut être ordonné que lorsque des indices sérieux permettent d’admettre que l’objet gur lequel il porte esb en relation directe avec une infraction commise par l’inculpé et qu’il sera vraisemblablement confisqué ou dévolu à I’Etat par l’autorité de jugement, en vertu des art. 58 et 59 CP (cf. arrêt Barwirsch, cons. 10). En l’espèce, il n’esb pas douteux que ces conditions sont réalisées. Contrairement aux allégations des recourants, il existe de nombreux indices propres à faire admettre que ceux-ci ne peuvent exciper de leur bonne foi et qu’ils ont agi non pas tant comme employés de la Banque, que pour leur compte et profit personnels. L’importance 4 des s80mmes touchées est au gurplus de nature à reùdre vraisemblable qu’il ne s’agissait pas sgimplement d’une gratification accordée à un employé diligent — gratification d’ailleurs prohibée par le règlement de la Banque — mais d’une part perçue sur le produit d’une infraction. TI apparaît dès lors probable que l’autorité de jugement ordonnera la dévolution de ces s80ommes à l'Etat, en sorte que rien ne fait obstacle à ce qu’elles soient d’ores et déjà séquestrées à titre conservatoire.

Seither geänderte Bestimmungen

Dieser Entscheid legt Bestimmungen aus, deren Erlass seither erneut konsolidiert wurde. Ob der Artikel selbst geändert hat, ist nicht erfasst.

  • Schweizerisches Strafgesetzbuch, Art. 39, Art. 58, Art. 59 und Art. 60 — der Erlass wurde am 1. Januar 1995, 1. Februar 1997, 1. September 1997, 1. Januar 1998, 1. April 1998, 1. Januar 1999, 1. März 2000, 1. Mai 2000, 1. Juli 2000, 15. Dezember 2000, 1. Januar 2002, 1. April 2002, 1. Juli 2002, 1. Oktober 2002, 1. April 2003, 1. Dezember 2003, 1. Januar 2004, 1. März 2004, 1. April 2004, 1. Juli 2004, 1. August 2004, 1. Januar 2005, 1. Februar 2005, 1. Januar 2006, 1. April 2006, 1. Juli 2006, 1. Dezember 2006, 1. Januar 2007, 1. Januar 2008, 1. Juni 2008, 1. August 2008, 1. Oktober 2008, 5. Dezember 2008, 1. Januar 2009, 1. Februar 2009, 1. April 2009, 1. Januar 2010, 1. Dezember 2010, 1. Januar 2011, 1. Juli 2011, 1. Oktober 2011, 1. Januar 2012, 1. Juli 2012, 16. Juli 2012, 1. Oktober 2012, 1. Januar 2013, 19. März 2013, 1. April 2013, 1. Mai 2013, 1. Juli 2013, 1. Januar 2014, 1. Juli 2014, 1. Januar 2015, 1. Januar 2016, 1. Juli 2016, 1. Oktober 2016, 1. Januar 2017, 11. Juli 2017, 1. September 2017, 12. Dezember 2017, 1. Januar 2018, 1. März 2018, 1. März 2019, 1. Juli 2019, 1. November 2019, 1. Februar 2020, 3. März 2020, 1. Juli 2020, 1. Juli 2021, 1. Januar 2022, 1. Juni 2022, 22. November 2022, 1. Januar 2023, 23. Januar 2023, 1. Juli 2023, 1. August 2023, 1. September 2023, 6. Dezember 2023, 1. Januar 2024, 1. Juli 2024, 1. Januar 2025, 1. August 2025, 1. Januar 2026 und 12. Juni 2026 erneut konsolidiert.
  • Schweizerische Strafprozessordnung, Art. 68, Art. 134 und Art. 169 — der Erlass wurde am 1. Januar 2011, 1. Juli 2011, 1. Juli 2012, 1. Oktober 2012, 1. Februar 2013, 12. März 2013, 1. April 2013, 1. Mai 2013, 21. Januar 2014, 1. Juli 2014, 25. November 2014, 1. Januar 2015, 1. Januar 2016, 1. Juli 2016, 1. Oktober 2016, 1. Januar 2017, 1. September 2017, 1. Januar 2018, 1. März 2018, 1. Januar 2019, 1. März 2019, 1. Februar 2020, 1. März 2021, 1. Juli 2021, 1. Juli 2022, 1. Januar 2023, 23. Januar 2023, 1. Juli 2023, 1. August 2023, 1. Januar 2024, 1. Juli 2024 und 1. April 2025 erneut konsolidiert.
  • Bundesgesetz über die Bundesstrafrechtspflege, Art. 65 — der Erlass wurde am 1. März 2000, 15. Dezember 2000, 1. Januar 2001, 1. Februar 2001, 1. Januar 2002, 1. April 2004, 1. Januar 2007, 1. Januar 2008, 5. Dezember 2008, 1. Januar 2009 und 1. Januar 2010 erneut konsolidiert.

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