Geltung: Wie spätere Gerichte diesen Entscheid behandelt haben, wurde nicht ausgewertet. Keiner der 84 zitierenden Entscheide wurde ausgewertet.

2D_14/2010

2D_14/2010

Rubrum

{T 0/2}

Arrêt du 28 juin 2010

IIe Cour de droit public

Composition

M. le Juge Zünd, Président.

Greffière: Mme Charif Feller.

Participants à la procédure

X.________,

représentée par Me Oliver Weber, avocat,

recourante,

contre

Office de la population et des migrations du canton de Berne, Eigerstrasse 73, 3011 Berne,

Direction de la police et des affaires militaires du canton de Berne, Kramgasse 20, 3011 Berne.

Objet

Autorisation de séjour (pour études),

recours constitutionnel subsidiaire contre le jugement du Tribunal administratif du canton de Berne, Cour des affaires de langue française, du 11 mars 2010.

Considérants

que X.________, ressortissante malgache née en 1973, est entrée en Suisse le 19 octobre 2000 et a obtenu le 30 octobre 2000 une autorisation de séjour en vue d'études,

que, par décision du 4 décembre 2008, le Service de la population et des migrations du canton de Berne a refusé de prolonger l'autorisation de séjour de l'intéressée et prononcé son renvoi, aux motifs qu'elle avait épuisé le délai maximum de huit années de séjour à des fins d'études (cf. art. 23 al. 3 OASA), que le stage poursuivi n'était pas obligatoire et qu'elle ne réalisait pas les conditions pour admettre un cas individuel d'extrême gravité,

que, par décision du 28 août 2009, la Direction de la police et des affaires militaires du canton de Berne a rejeté le recours de l'intéressée, au motif qu'elle ne remplissait plus les conditions à l'admission d'un étranger en vue de formation ou d'un perfectionnement au sens de l'art. 27 LEtr,

que, par jugement du 11 mars 2010, le Tribunal administratif du canton de Berne a rejeté dans la mesure où il était recevable le recours de l'intéressée contre la décision précitée du 28 août 2009,

qu'agissant par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, X.________ demande au Tribunal fédéral, en substance, l'annulation du jugement du 11 mars 2010 et l'octroi d'une autorisation de séjour, subsidiairement le renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision,

que le dossier de la cause a été requis et produit,

que la recourante ne peut invoquer aucune disposition du droit fédéral - tels les art. 27 LEtr ou 23 OASA - ou du droit international - tel l'art. 8 CEDH - lui accordant le droit à une autorisation de séjour (pour études), de sorte que l'arrêt attaqué ne peut faire l'objet d'un recours en matière de droit public (art. 83 let. c ch. 2 LTF), comme elle l'admet du reste elle-même,

qu'en particulier, la recourante qui est majeure ne peut se prévaloir du droit de présence assuré dont bénéficient ses soeurs en Suisse pour en déduire un droit à une autorisation de séjour - pour études - (ATF 125 II 521 consid. 5 p. 529; 120 Ib 257 consid. 1d et e p. 261 s.), ce d'autant plus que ses parents - bien qu'âgés - vivent à Madagascar et qu'elle a déclaré compter y rentrer au terme de ses études (voir mémoire de recours du 25 septembre 2009 adressé au Tribunal administratif du canton de Berne),

que seul le recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 ss LTF) peut être formé pour violation des droits constitutionnels (art. 116 LTF),

que la qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire suppose un "intérêt juridique" à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (art. 115 let. b LTF),

que la protection contre l'arbitraire (art. 9 Cst.), dont se prévaut la recourante, ne confère pas à elle seule une position juridique protégée au sens de l'art. 115 let. b LTF (ATF 133 I 185 consid. 6.1 et 6.3 p. 197 s.),

que la recourante invoque également le principe de la protection de la bonne foi, reprochant aux autorités cantonales d'avoir approuvé respectivement toléré la réorientation de ses études en renouvelant son autorisation de séjour,

que, toutefois, ses arguments ne suffisent pas à démontrer la réalisation des conditions spécifiques d'une telle violation et, partant, ne satisfont pas aux exigences de motivation légales (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF),

que, s'agissant du grief de la violation de l'art. 8 CEDH, la recourante ne peut en déduire un droit à l'octroi d'une autorisation de séjour (pour études) dans le cadre du recours constitutionnel subsidiaire, comme déjà exposé ci-avant lors de l'examen des conditions de recevabilité du recours en matière de droit public,

que, de toute manière, dans la mesure où la recourante a principalement sollicité une autorisation de séjour pour études et subsidiairement une dérogation aux conditions d'admission (art. 30 al. 1 let. b LEtr ou 31 OASA), l'objet du présent litige est exclu du champ de protection de l'art. 8 CEDH, de sorte que le grief de la violation de cette norme (respectivement des art. 13 et 14 Cst.), invoquée pour la première fois devant le Tribunal fédéral, est irrecevable,

que le présent recours est donc manifestement irrecevable (art. 108 al. 1 let. a LTF) et doit être traité selon la procédure simplifiée de l'art. 108 LTF, sans qu'il y ait lieu d'ordonner un échange d'écritures,

que les conclusions du recours paraissaient d'emblée vouées à l'échec (cf. art. 64 al. 1 LTF), de sorte qu'il y a lieu de rejeter la requête d'assistance judiciaire complète,

que, succombant, la recourante doit supporter les frais judiciaires (art. 66 al. 1 1ère phrase et art. 65 LTF),

Dispositif

par ces motifs, le Président prononce:

1.

Le recours est irrecevable.

2.

La demande d'assistance judiciaire est rejetée.

3.

Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis à la charge de la recourante.

4.

Le présent arrêt est communiqué au mandataire de la recourante, à l'Office de la population et des migrations, à la Direction de la police et des affaires militaires et au Tribunal administratif du canton de Berne, Cour des affaires de langue française.

Lausanne, le 28 juin 2010

Au nom de la IIe Cour de droit public

du Tribunal fédéral suisse

Le Président: La Greffière:

Zünd Charif Feller

Seither geänderte Bestimmungen

Dieser Entscheid legt Bestimmungen aus, deren Erlass seither erneut konsolidiert wurde. Ob der Artikel selbst geändert hat, ist nicht erfasst.

  • Verordnung über Zulassung, Aufenthalt und Erwerbstätigkeit, Art. 23 — gelesen in der Fassung vom 1. Januar 2010; der Erlass wurde am 1. Juli 2010, 1. Januar 2011, 24. Januar 2011, 1. Januar 2012, 1. Dezember 2012, 1. Januar 2013, 1. Februar 2013, 1. Juli 2013, 1. Dezember 2013, 1. Januar 2014, 1. Juli 2014, 1. September 2014, 1. November 2014, 1. Januar 2015, 1. März 2015, 1. Juli 2015, 20. Juli 2015, 1. September 2015, 15. Oktober 2015, 1. Januar 2016, 16. Mai 2016, 1. August 2016, 1. Januar 2017, 1. März 2017, 1. Mai 2017, 1. Januar 2018, 1. Juli 2018, 15. September 2018, 1. Januar 2019, 1. Juni 2019, 1. November 2019, 1. Januar 2020, 1. April 2020, 1. Januar 2021, 1. Januar 2022, 12. März 2022, 22. November 2022, 1. Januar 2023, 23. Januar 2023, 1. Februar 2023, 1. September 2023, 1. Januar 2024, 1. Juni 2024, 1. Januar 2025, 1. Dezember 2025, 1. Januar 2026, 22. April 2026 und 12. Juni 2026 erneut konsolidiert.
  • Bundesgesetz über das Bundesgericht, Art. 42, Art. 64, Art. 65, Art. 66, Art. 83, Art. 106, Art. 108, Art. 113, Art. 115 und Art. 116 — gelesen in der Fassung vom 1. Januar 2009; der Erlass wurde am 1. Januar 2011, 1. April 2011, 5. Dezember 2011, 1. Januar 2012, 1. April 2012, 1. Oktober 2012, 1. Januar 2013, 1. Februar 2013, 1. Juli 2013, 1. Januar 2014, 1. Juli 2014, 1. August 2014, 1. November 2015, 1. Januar 2016, 1. Januar 2017, 1. April 2017, 1. Juni 2017, 1. Januar 2018, 1. Januar 2019, 1. Januar 2021, 1. Januar 2022, 1. Juli 2022, 1. Januar 2024, 1. Februar 2024, 1. Juli 2024, 1. Januar 2025, 1. April 2026 und 13. Mai 2026 erneut konsolidiert.
  • Bundesverfassung der Schweizerischen Eidgenossenschaft, Art. 9, Art. 13 und Art. 14 — gelesen in der Fassung vom 7. März 2010; der Erlass wurde am 28. November 2010, 1. Januar 2011, 11. März 2012, 23. September 2012, 3. März 2013, 9. Februar 2014, 18. Mai 2014, 14. Juni 2015, 1. Januar 2016, 12. Februar 2017, 24. September 2017, 1. Januar 2018, 23. September 2018, 1. Januar 2020, 1. Januar 2021, 7. März 2021, 28. November 2021, 13. Februar 2022, 1. Januar 2024 und 3. März 2024 erneut konsolidiert.
  • Konvention zum Schutze der Menschenrechte und Grundfreiheiten, Art. 8 — gelesen in der Fassung vom 1. Juni 2010; der Erlass wurde am 23. Februar 2012, 1. August 2021, 1. Februar 2022 und 16. September 2022 erneut konsolidiert.

Zitiert in