06.023
Bundesrechtspflege. Totalrevision. Bereinigung und Aktualisierung
Huber Gabi · Mit-F · Nationalrat · Uri · Freisinnig-demokratische Fraktion
Ihre Kommission ist am 4. Mai 2006 ohne Gegenstimme auf den Entwurf zum Bundesgesetz über die Bereinigung und Aktualisierung der Totalrevision der Bundesrechtspflege eingetreten. In der Gesamtabstimmung wurde der Entwurf mit 14 zu 0 Stimmen bei 7 Enthaltungen angenommen.
Worum geht es? Am 17. Juni 2005 haben die eidgenössischen Räte das Bundesgesetz über das Bundesgericht und das Bundesgesetz über das Bundesverwaltungsgericht verabschiedet. Die Referendumsfrist für beide Gesetze ist am 6. Oktober 2005 unbenutzt abgelaufen. Schon am 4. Oktober 2002 hatte das Parlament das Bundesgesetz über das Bundesstrafgericht verabschiedet. Nach der Verabschiedung dieser Gesetze und insbesondere bei der Vorbereitung der Einführung des Bundesgerichtsgesetzes und des Verwaltungsgerichtsgesetzes hat der Bundesrat Änderungs- bzw. erneuten Regelungsbedarf erkannt. Aus diesem Grund wurde das vorliegende Bundesgesetz entworfen, das drei thematisch voneinander abgegrenzte Bereiche regelt.
Beim ersten Bereich geht es um die Koordinierung und Harmonisierung der Amtsdauer der ordentlichen und nebenamtlichen Richter. Die Amtsperioden der Richter des Bundesgerichtes in Lausanne und der Richter des Eidgenössischen Versicherungsgerichtes in Luzern laufen zu unterschiedlichen Zeitpunkten ab. Die Amtsdauer der Richter in Luzern läuft Ende 2007, jene der Richter in Lausanne hingegen Ende 2008 ab. Am 1. Januar 2007 sollen die beiden Gerichte aber zu einem einzigen Gericht, dem Bundesgericht, zusammengelegt werden. Deshalb müssen die Amtsperioden koordiniert werden. Weil die in der Verfassung vorgesehene sechsjährige Amtsdauer nicht verkürzt werden kann, soll die Koordination durch eine Verlängerung der zuerst ablaufenden Amtsdauer der Richter am Eidgenössischen Versicherungsgericht vorgenommen werden. Der neue Artikel 132 Absatz 3 des Bundesgerichtsgesetzes sieht vor, dass sämtliche Amtsperioden Ende 2008 ablaufen. Die ersten Gesamterneuerungswahlen für das fusionierte Bundesgericht werden im Jahr 2008 stattfinden. Weil die Amtsdauer der nebenamtlichen Richter ebenfalls bis 2008 geht, muss mit der Übergangsbestimmung in Artikel 132 Absatz 4 BGG sichergestellt werden, dass die zahlenmässige Begrenzung auf zwei Drittel der ordentlichen Richter erst ab Beginn der Amtsdauer 2009-2014 Platz greift.
Die neuen Absätze 3 und 4 von Artikel 132 des Bundesgerichtsgesetzes waren in der Kommission für Rechtsfragen unbestritten.
Der zweite Bereich, den diese Vorlage umfasst, betrifft die Kompetenzen der eidgenössischen Gerichte beim Immobilienmanagement und bei der Beschaffung von Gütern und Dienstleistungen. Dazu werden wir Ihnen die ausführliche Berichterstattung im Rahmen der Behandlung des Minderheitsantrages Jutzet machen.
Der dritte Regelungsbereich dieser Vorlage betrifft die Anpassung der Fristen für den Erlass kantonaler Ausführungsbestimmungen im Bereich der Zivil- und Strafrechtspflege sowie für die Umsetzung der Rechtsweggarantie. In diesem Zusammenhang wird Artikel 130 des Bundesgerichtsgesetzes präzisiert und neu strukturiert. Die heute in Absatz 1 geregelte Anpassungsfrist für die Umsetzung der Vorgaben des Bundesgerichtsgesetzes in der Zivil- und Strafrechtspflege wird neu auf zwei Absätze aufgeteilt. Absatz 1 regelt die Strafrechtspflege. Dabei wird die bisherige Übergangsfrist für die Kantone von fünf Jahren ab Inkrafttreten des Bundesgerichtsgesetzes modifiziert. Die Kantone müssen ihre jeweiligen Anpassungen bis zu dem Zeitpunkt vornehmen, in dem die schweizerische Strafprozessordnung in Kraft tritt. Sollte die neue Prozessordnung sechs Jahre nach Inkrafttreten des Bundesgerichtsgesetzes noch nicht wirksam sein, hat der Bundesrat die Frist zum Erlass der Ausführungsbestimmungen nach Anhörung der Kantone neu festzulegen. Absatz 2 wiederholt diese Regelung für den Bereich der Zivilrechtspflege.
Mit dieser Abstimmung der Anpassungsfristen auf die neuen eidgenössischen Verfahrensgesetze soll verhindert werden, dass die Kantone ihr Prozess- und Gerichtsorganisationsrecht zweimal hintereinander anpassen müssen. Ausserdem wird sowohl für die Zivil- und Strafrechtspflege als aber auch für den Bereich der öffentlich-rechtlichen Angelegenheiten in Absatz 3 klargestellt, dass die Anpassungsfristen auch für die Umsetzung der Rechtsweggarantie gemäss Artikel 29a der Bundesverfassung gelten; darin ist die Justizreform geregelt.
Die Botschaft zur Vereinheitlichung des Strafprozessrechtes liegt bereits vor und wird voraussichtlich im September vom Ständerat als Erstrat behandelt. Der neue Artikel 130 des Bundesgerichtsgesetzes war in der Kommission für Rechtsfragen unbestritten, ebenso, wie bereits gesagt, das Eintreten.
Pagan Jacques · Mit-M · Nationalrat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Le projet de loi soumis à votre attention a été examiné par la Commission des affaires juridiques de votre conseil lors de sa séance du 4 mai dernier. Ont été auditionnés à cette occasion le chef du Département fédéral de justice et police, Monsieur le conseiller fédéral Christoph Blocher, ainsi que Monsieur Heinrich Koller, directeur de l'Office fédéral de la justice et son collaborateur, Monsieur Christoph Auer, chef du Service du droit de procédure pénale et de la révision de l'organisation judiciaire fédérale.
Ce projet qui vise la mise à jour de la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale a été préalablement soumis à la Commission des affaires juridiques du Conseil des Etats qui l'a accepté sans modification dans sa séance du 24 avril 2006.
Après délibération, la commission de votre conseil vous propose, par 14 voix contre 0 et 7 abstentions, d'en faire de même.
Une actualité toute récente - puisqu'elle ressort du dépliant qui nous a été remis vendredi dernier - nous apprend deux faits nouveaux. D'abord, la minorité Jutzet combat le projet sur trois de ses dispositions, alors que les commissaires qui allaient la former s'étaient abstenus lors du vote sur l'ensemble en commission. Ensuite, le Conseil des Etats a adhéré vendredi dernier au projet tel qu'il est présenté par le Conseil fédéral, c'est-à-dire sans avoir, semble-t-il, porté un quelconque intérêt aux propositions d'amendement de Monsieur Jutzet. Ces propositions de la minorité Jutzet seront abordées tout à l'heure après la présentation d'ensemble du projet que le Conseil fédéral soumet à l'approbation de notre chambre.
Vous vous rappellerez certainement que le Parlement a profondément remodelé l'organisation judiciaire fédérale le 4 octobre 2002 déjà par l'acceptation de la loi fédérale sur le Tribunal pénal fédéral, puis le 17 juin 2005 par l'adoption de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral et de la loi fédérale sur le Tribunal administratif fédéral. Ces deux dernières lois prévoient que l'Assemblée fédérale règle par voie d'ordonnance certaines questions laissées ouvertes au niveau de la loi, par exemple la détermination de l'effectif des juges et la fixation des indemnités journalières des juges suppléants au Tribunal fédéral.
Dans le cadre des travaux préparatoires de ces ordonnances dont la première, donc celle concernant l'effectif des juges, a été adoptée mercredi dernier par notre conseil, le Tribunal fédéral a signalé au Département fédéral de justice et police qu'il y avait lieu de recourir à la loi pour harmoniser la durée de fonction des juges du Tribunal fédéral de Lausanne et de ceux du Tribunal fédéral des assurances de Lucerne en en coordonnant la fin commune par une disposition transitoire.
L'harmonisation de la durée des fonctions des juges fédéraux constitue la raison d'être première du projet soumis à votre attention. Celui-ci répond en outre à deux catégories d'impératifs légaux, selon le Conseil fédéral: d'abord, la nécessité de recourir à la loi pour régler les compétences des trois tribunaux de la Confédération en matière de gestion des immeubles abritant ces derniers et de l'acquisition par ces mêmes tribunaux de biens et de services liés à leur fonctionnement. Avec la prochaine entrée en vigueur de la réforme de la justice, la base réglementaire existant actuellement - il s'agit de l'ordonnance du 14 décembre 1998 concernant la gestion de l'immobilier et la logistique de la Confédération - ne sera plus suffisante et devra être relayée par des dispositions adéquates nouvelles. Ce sont justement les dispositions qui font l'objet de la controverse suscitée par les propositions d'amendement de la minorité Jutzet.
Troisième et dernier groupe de normes légales que le Conseil fédéral juge indispensable d'introduire dans le projet concerné: ce sont les dispositions d'exécution à mettre à la charge des cantons en vue de l'adaptation de leur législation en matière d'administration de la justice civile et de la justice pénale. Cette adaptation est appelée à intervenir non seulement à cause de la loi sur le Tribunal fédéral qui vient d'être adoptée, mais aussi en fonction de l'adoption attendue des codes fédéraux de procédure civile et de procédure pénale appelés à se substituer aux législations cantonales existantes. Il s'agit dans l'immédiat de coordonner les délais de transition indispensables à la réalisation de cette double réforme. Une telle demande, nous explique le Conseil fédéral, fait suite à la requête exprimée dans les cantons de pouvoir échelonner dans le temps les travaux législatifs auxquels ils devront procéder. Ces dispositions d'exécution prévoient également que les cantons devront prendre les mesures adéquates pour garantir l'accès au juge prévu à l'article 29a de la Constitution fédérale.
La mise à jour faisant l'objet du texte soumis à votre approbation affecte donc les trois lois fédérales récemment adoptées par le Parlement: d'abord celle sur le Tribunal fédéral qui se voit complétée par trois nouvelles dispositions visant respectivement l'infrastructure, la gestion des immeubles et l'acquisition de biens et de services - il s'agit de l'article 25a; ensuite, les dispositions d'exécution mises à la charge des cantons en vue de l'édification des procédures pénale et civile - il s'agit de l'article 130; et enfin la fixation au 31 décembre 2008 de la fin des mandats des juges du Tribunal fédéral élus sur la base de l'ancien droit - il s'agit de l'article 132 alinéas 3 et 4.
Autre loi modifiée, la loi sur le Tribunal pénal fédéral est complétée par un seul article 23a relatif à l'infrastructure, donc gestion des immeubles et acquisition de biens de services. Il en va de même de la troisième loi, celle sur le Tribunal administratif fédéral, dont le nouvel article 27a a une teneur identique. Au demeurant, les nouveaux articles 23a de la loi sur le Tribunal pénal fédéral et 27a de la loi sur le Tribunal administratif fédéral sont le pendant de l'article 25a de la loi sur le Tribunal fédéral auquel ils se réfèrent expressément. Pour que les choses soient plus claires, je vous invite à lire les textes légaux que je viens de citer.
En commission, le débat d'entrée en matière et la décision finale y relative n'ont donné lieu à aucune opposition à l'endroit du projet du Conseil fédéral. Les nouvelles dispositions de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral concernant les délais d'adaptation accordés aux cantons, dans la perspective de cette future mise en vigueur, ainsi que de l'unification prévue au plan fédéral des procédures pénales et civiles, ont suscité l'accord de tous les commissaires.
De son côté, la terminaison à la même date du 31 décembre 2008 des mandats des juges fédéraux n'a pas suscité de commentaires particuliers.
Il n'en a pas été de même, par contre, pour ce qui est des articles 25a de la loi sur le Tribunal fédéral, 23a de la loi sur le Tribunal pénal fédéral et 27a de la loi sur le Tribunal administratif fédéral, relatifs aux infrastructures en matière de gestion d'immeubles et d'acquisition de biens de services. C'est là qu'interviennent les trois propositions d'amendement de la minorité Jutzet, écartées par la commission dans sa séance du 4 mai 2006, et dont à son tour le Conseil des Etats n'a pas voulu dans sa séance plénière du 9 juin 2006. Contrairement à ma collègue, je me permettrai ici d'aborder les propositions d'amendement de la minorité Jutzet.
La minorité Jutzet demande d'abord la suppression de l'article 25a de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral, au motif que celui-ci jouit constitutionnellement du droit de s'administrer lui-même en tant qu'il limite cette liberté d'action en prévoyant, d'une part, que le Département fédéral des finances est en charge de la gestion et de l'entretien des immeubles, et d'autre part, que le Conseil fédéral et le Tribunal fédéral règlent par une convention les modalités de collaboration entre le Tribunal fédéral et le Département fédéral des finances.
L'article 25a de la loi sur le Tribunal fédéral est jugé comme contraire à l'article 188 alinéa 3 de la Constitution. Celui-ci prévoit en effet que le Tribunal fédéral s'administre lui-même. Alors, il est à noter que cette nouvelle version de l'article 188 alinéa 3 de la Constitution, dont la teneur actuelle établit que "le Tribunal fédéral règle l'organisation de son administration", fait partie des dispositions non encore entrées en vigueur de l'arrêté fédéral relatif à la réforme de la justice, arrêté pris en date du 8 octobre 1999.
Cette opposition de la minorité Jutzet se fonde à l'origine sur l'avis exprimé par le Tribunal fédéral lui-même dans sa prise de position du 10 février 2006 sur le projet de message et de loi concernant la mise à jour de la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale. Le Tribunal fédéral juge le complètement introduit par l'article 25a nouveau de la loi sur le Tribunal fédéral comme n'étant matériellement pas nécessaire, la nouvelle version de l'article 188 alinéa 3 de la Constitution fédérale ne prévoyant aucune restriction de l'autonomie administrative du Tribunal fédéral. Ce même Tribunal fédéral considère à cet égard que seul un contrat suffit pour régler les compétences respectives des uns et des autres, sans qu'il soit nécessaire de recourir à une disposition légale particulière.
Pour le Conseil fédéral, représenté par le chef du Département fédéral de justice et police, le principe de l'autonomie administrative du Tribunal fédéral n'est pas contestable du point de vue constitutionnel. L'affirmation de ce principe est toutefois insuffisante pour régler à elle seule toutes les questions pratiques susceptibles de se poser au niveau des compétences et des responsabilités, d'où le recours prévu à la loi et à une convention destinée à anticiper le règlement amiable de ces questions. Au demeurant, et comme l'a rappelé en commission le directeur de l'Office fédéral de la justice, le Tribunal fédéral n'est pas entièrement libre de s'administrer lui-même, puisqu'il reste soumis aux lois votées par le Parlement, notamment en matière de budget, de salaires, de nombre des juges, etc.
La majorité de la commission partage le point de vue de l'auteur du projet de loi, en considération du fait que le nouvel article 25a de la loi sur le Tribunal fédéral constitue la base légale adéquate et nécessaire pour permettre la transition du régime actuel en matière d'infrastructures à celui nécessité par la réforme de la justice introduite par l'arrêté fédéral de 1999.
On rappellera que le régime actuel repose sur la loi fédérale sur l'organisation du gouvernement et de l'administration d'une part, ainsi que sur l'ordonnance du 14 décembre 1998 concernant la gestion de l'immobilier et la logistique de la Confédération d'autre part. Selon cette ordonnance, l'Office fédéral des constructions et de la logistique a la compétence de gérer tous les immeubles civils, y compris ceux utilisés par les tribunaux fédéraux, et de couvrir de manière centralisée en biens et en services - liés à des biens - des tribunaux fédéraux notamment. Ce système a donné entière satisfaction à ses utilisateurs et le Conseil fédéral souhaite le maintenir dans la mesure du possible. Avec l'entrée en vigueur de la réforme de la justice qui va séparer l'administration du Tribunal fédéral de celle du Conseil fédéral, cette base juridique ne sera plus admissible et devra être relayée par un système nouveau, reposant lui-même sur une règle de droit définissant les grands principes en matière de répartition des compétences dans le domaine spécifique de l'infrastructure uniquement.
La majorité de la commission approuve le système nouveau proposé par le Conseil fédéral à cette fin. Elle considère que l'article 25a de la loi sur le Tribunal fédéral n'empiète pas sur l'indépendance administrative du Tribunal fédéral, mais au contraire l'accompagne là où cela s'avère indispensable du fait du silence de la loi. En cela, cette disposition lui paraît à la fois conforme au droit supérieur et représenter la base légale appropriée pour la conclusion des conventions appelées à préciser la répartition des compétences et des responsabilités entre le Conseil fédéral et le Tribunal fédéral. De telles mesures s'avèrent indispensables tant que le principe constitutionnel selon lequel l'autorité judiciaire suprême de la Confédération s'administre elle-même, ne les définit pas du tout, pour sa part.
Les deux autres propositions d'amendement de la minorité Jutzet découlent logiquement de la suppression que la minorité sollicite de l'article 25a de la loi sur le Tribunal fédéral. Il s'agit de reprendre, pour le Tribunal pénal fédéral et pour le Tribunal administratif fédéral respectivement, la règle de répartition des compétences, en matière d'infrastructures, de l'article 25a de la loi sur le Tribunal fédéral en l'adaptant formellement en son alinéa 3, à l'autorité judiciaire concernée, mais sans la référence analogique à la convention entre le Tribunal fédéral et le Conseil fédéral prévue à cette dernière disposition - qui n'a donc pas lieu d'être, selon la minorité Jutzet. Ce traitement différencié se justifie - c'est un point important - par le fait que ni le Tribunal pénal fédéral, ni le Tribunal administratif fédéral ne bénéficient de la garantie constitutionnelle de l'autonomie administrative conférée au seul Tribunal fédéral. Ces deux propositions corrigent sur ce point le projet initial du Conseil fédéral, que la minorité Jutzet confirme, pour le surplus.
En fonction de son acceptation à l'article 25a de la loi sur le Tribunal fédéral, la majorité de la commission de votre conseil conclut tout aussi logiquement au rejet de ces deux propositions d'amendement de la minorité qui lui sont liées. Elle s'en tient ainsi aux textes de base proposés par le Conseil fédéral et soutenu dans leur intégralité par le Conseil des Etats dans sa séance plénière du 9 juin dernier.
La majorité de la commission vous demande de faire de même, en acceptant l'ensemble du projet de loi soumis à votre attention.
Janiak Claude · P-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Die FDP-Fraktion und die CVP-Fraktion teilen mit, dass sie für Eintreten sind.
Aeschbacher Ruedi · Mit-M · Nationalrat · Zürich · EVP/EDU Fraktion
Ich kann Ihnen versichern, ich werde die Zeit, die der Kommissionssprecher französischer Sprache überzogen hat, wieder einholen und brauche meine zehn Minuten nicht einmal zur Hälfte.
Bei dieser Vorlage geht es ja, wie der Titel sehr richtig sagt, um eine Bereinigung und Aktualisierung im Bereich der Bundesrechtspflege. Diese Aktualisierung und Bereinigung ist sachlich zwingend und logisch, es ist dagegen nichts einzuwenden, es ist auch keine Frage, dass man darauf eintreten soll.
Nach der Beratung in der Kommission besteht materiell eigentlich nur eine einzige Differenz, und bei dieser Differenz geht es darum, wie weit die Kompetenz der Bundesgerichte in Bezug auf ihre eigene Administration bzw. auf Gebäudeunterhalt und Infrastruktur gehen soll. Hier, glaube ich, dürfen wir getrost der Mehrheit zustimmen, denn diese Mehrheit hat zu Recht erkannt, dass die Bundesrichter nicht dazu da sind, um Bauprojekte und Sanierungsprojekte für Gebäude, die sie selber beanspruchen, zu machen, sondern dass die Bundesrichter da sind, um ihre Dossiers zu bearbeiten, um Recht zu sprechen und allenfalls auch Recht weiterzuentwickeln.
In diesem Sinne wird unsere Fraktion nicht nur für Eintreten stimmen, sondern in allen Punkten der Mehrheit zustimmen, und wir verzichten auch auf das Wort in der Detailberatung. Ich glaube, die wesentlichen Punkte sind jetzt gesagt.
Janiak Claude · P-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Auch die SVP-Fraktion teilt mit, dass sie für Eintreten ist.
Blocher Christoph · BR-M · Bundesrat · Zürich
Nachdem Sie geschlossen für Eintreten sind, kann ich mich kurz fassen. Es ist so: Dieses Gesetz ist notwendig, weil in der grossen Justizreform, in der wir jetzt sind, in der Justizreform mit drei Bundesgerichten und mit Problemen, die die Überführung im Jahre 2007 bringt, die Amtsperioden harmonisiert werden müssen. Sonst stimmen sie nicht mehr überein. Dann ist die Frage zu prüfen, wie die Verwaltung der drei Bundesgerichte ist, wenn sie bauen müssen. Wieweit sollen sie selbst entscheiden, und wieweit soll die Bundesverwaltung bauen können? Sie soll vor allem das Baumanagement übernehmen, sonst gibt es enorme Kostenüberschreitungen, wie wir es damals in Luzern erlebt haben.
Weiter müssen Sie sehen, dass die Kantone vor grossen Problemen stehen: Mit der Anpassung ihrer Gesetzgebung - ich erinnere an den Allgemeinen Teil des Strafgesetzbuches - und mit dem Bundesgerichtsgesetz, da müssen sie zum Teil neue Instanzen schaffen. Dann kommt die Vereinheitlichung der Strafprozessordnung, sie ist in der ständerätlichen Kommission jetzt in einem guten Zeitablauf; dann kommt die Vereinheitlichung der Zivilprozessordnung. Man hat hier die Übergangsfristen für die Kantone harmonisiert. Man hat das so gemacht, damit die Kantone nicht alle zwei, drei Jahre etwas in Kraft setzen müssen. Allerdings haben wir auch eine Limite gesetzt. Sollte es bei der Vereinheitlichung der Straf- oder der Zivilprozessordnung grosse Verzögerungen geben, sollte sie also in sechs Jahren nicht zu einem Ende geführt werden können, muss das Gesetz unabhängig davon in Kraft treten. Ich glaube, wir haben eine Lösung gefunden, die zweckmässig und richtig ist. Es sind im Ganzen auch mehr technische Anpassungen.
Zum umstrittenen Teil, über das Baumanagement, werde ich dann beim entsprechenden Artikel sprechen.
Janiak Claude · P-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition
Bundesgesetz über die Bereinigung und Aktualisierung der Totalrevision der Bundesrechtspflege
Loi fédérale concernant la mise à jour de la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress, Ziff. I Einleitung
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, ch. I introduction
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Ziff. 1
Antrag der Mehrheit
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Antrag der Minderheit
(Jutzet, Garbani, Hämmerle, Heim Bea, Hubmann, Leutenegger Oberholzer, Vischer)
Art. 25a
Streichen
Ch. 1
Proposition de la majorité
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Proposition de la minorité
(Jutzet, Garbani, Hämmerle, Heim Bea, Hubmann, Leutenegger Oberholzer, Vischer)
Art. 25a
Biffer
Präsident (Janiak Claude, Präsident): Zu Ziffer 1 Artikel 25a liegt ein Antrag der Minderheit Jutzet vor. Die FDP- und die SVP-Fraktion teilen mit, dass sie den Antrag der Mehrheit unterstützen.
Jutzet Erwin · Mit-M · Nationalrat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion
Tout d'abord, je remercie le rapporteur de langue française qui a déjà expliqué de manière très détaillée, pour ne pas dire exhaustive, mon point de vue.
Ich erlaube mir trotzdem, ein paar Worte zu meinem Antrag zu sagen. Es geht um das sogenannte Immobilienmanagement. Das Bundesgericht findet diesen vorgeschlagenen Zusatz nicht nur unnötig, sondern er sei, sagt es, auch verfassungsrechtlich bedenklich. Seit der Justizreform ist einiges anders geworden. Neuerdings kommt die Vertretung des Bundesgerichtes selber in den Rat. Sie vertritt das Budget und, wie wir gestern gesehen haben, auch den Jahresbericht. Das hat es früher nicht gegeben. Die Verfassung sieht eben vor, dass das Bundesgericht vollständig autonom ist, und Artikel 188 unserer Bundesverfassung sagt, dass sich das Gericht selber verwaltet. Es erstellt das Budget, das vom Parlament genehmigt oder nicht genehmigt wird. Hier hat der Bundesrat, die Regierung, eigentlich keine Rolle mehr zu spielen. Worum geht es nun konkret?
In der Praxis, das sagt auch das Bundesgericht in seinem Bericht, ist es so, dass es praktisch unterschriftsreife Verträge mit dem Bundesamt für Bauten und Logistik hat. Es wird nicht so sein, dass die Kompetenz des Bundesamtes hier ausgeschaltet wird. Hingegen möchte das Bundesgericht selber mit dem Bundesamt verhandeln können und das nicht über den Umweg über das Finanzdepartement machen müssen. Schlussendlich geht es hier um die Gewaltentrennung, um die Frage, wieweit wir hier die verfassungsmässig garantierte Autonomie des Bundesgerichtes gewähren wollen respektive wieweit unsere Regierung über die Bereitstellung und Bewirtschaftung der Gebäude mitsprechen soll. Was heisst hier "Bewirtschaftung der Gebäude"? Will das Finanzdepartement mitreden, wer in welchem Zimmer ist und wie gross die Zimmer sein müssen? Hier würde dem Bundesgericht seine Autonomie klar genommen.
In Absatz 3 ist von einer Vereinbarung zwischen dem Bundesgericht und dem Bundesrat die Rede. Aber eine Vereinbarung setzt die Vertragsfreiheit und die Gleichheit der Partner voraus. Ist das hier garantiert? Was passiert, wenn keine Vereinbarung zustande kommt, wenn das Bundesgericht sich nicht dem Diktat des Finanzdepartementes beugen will? Das führt dann tatsächlich zu einer Rechtsunsicherheit.
Meines Erachtens ist es eine gefährliche Bestimmung. Aus verfassungsrechtlichen Gründen, wegen der Gewaltenteilung und aufgrund der Erfahrung sollten wir dem Finanzdepartement nicht mehr Macht geben. Die Autonomie der Verwaltung liegt beim Bundesgericht, und die Aufsicht und die Budgethoheit liegen bei uns, beim Parlament. Das sollten wir so belassen.
Anders - zum Schluss - verhält es sich mit St. Gallen und Bellinzona: Diese beiden erstinstanzlichen Bundesgerichte sind im Aufbau begriffen und haben keinen anderen Wunsch geäussert. Deren Autonomie ist in der Verfassung nicht garantiert, sondern lediglich im Gesetz, sodass wir sie auf gleicher Stufe wieder einschränken können.
Ich bitte Sie, meinem Minderheitsantrag zuzustimmen.
Amherd Viola · Mit-F · Nationalrat · Wallis · Christlichdemokratische Fraktion
Die Differenz zum Ständerat besteht in der Frage des Infrastrukturmanagements und betrifft Artikel 25a des Bundesgerichtsgesetzes, Artikel 23a des Strafgerichtsgesetzes und Artikel 27a des Verwaltungsgerichtsgesetzes. Die folgenden Ausführungen gelten für alle drei Artikel.
Vereinfacht gesagt geht es um die Frage, wer für die Immobilienbelange der Gerichte zuständig ist. Sind es die Gerichte selber im Rahmen ihrer Selbstverwaltung, oder ist es das Bundesamt für Bauten und Logistik des Eidgenössischen Finanzdepartementes? Die Mehrheit der Kommission ist der Auffassung, dass das Immobilienmanagement den Profis des Bundesamtes für Bauten und Logistik überlassen werden sollte, weil hier Fachkenntnis und Erfahrung vorhanden sind. Selbstverständlich hat das Eidgenössische Finanzdepartement die Bedürfnisse des Bundesgerichtes zu berücksichtigen. Dies ist im Gesetzestext auch so vorgesehen. Die Einzelheiten der Zusammenarbeit zwischen Bundesgericht und Finanzdepartement sollen in einem Vertrag geregelt werden. Die Beschaffung von Gütern und Dienstleistungen fällt in die Zuständigkeit der Gerichte. Mit dieser Bestimmung wird eine Präzisierung vorgenommen, welche sich aufgrund der Erfahrungen in der Vergangenheit aufdrängt.
Eine Minderheit, sie hat ihren Antrag begründet, vertritt die Meinung, dass durch die Zuweisung des Immobilienmanagements an das Finanzdepartement insbesondere im Falle des Bundesgerichtes ein Eingriff in dessen verfassungsmässig garantierte Autonomie erfolge. Dazu ist festzuhalten, dass das Bundesgericht in seiner rechtsprechenden Tätigkeit völlig unabhängig ist, in der Verwaltung und Organisation hingegen nicht. Ich verweise diesbezüglich auf Artikel 188 der Bundesverfassung in Verbindung mit Artikel 191c der Bundesverfassung. Das Bundesgericht hat sich an Gesetze und an das Budget zu halten, ebenso an Organisationsvorschriften. Der Zuweisung des Immobilienmanagements an das Eidgenössische Finanzdepartement steht somit nichts entgegen.
Die CVP-Fraktion unterstützt damit den Antrag der Kommissionsmehrheit.
Janiak Claude · P-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Die EVP/EDU-Fraktion teilt mit, dass sie dem Antrag der Mehrheit zustimmt.
Blocher Christoph · BR-M · Bundesrat · Zürich
Der Antrag, den die Minderheit Jutzet hier gestellt hat, ist ein Antrag, der schon vonseiten des Bundesgerichtes vorgelegen hatte. Die Minderheit vertritt hier die Meinung des Bundesgerichtes.
Es ist so, dass die drei eidgenössischen Gerichte in ihrer Verwaltung autonom sind. Sie können ihr Personal selbst anstellen und ihre Organisation in Autonomie regeln. Die Autonomie der Gerichte besteht jedoch nur im Rahmen der vom Parlament erlassenen Gesetze. So legen die Gesetze - das Bundesgesetz über das Bundesgericht, das Bundesgesetz über das Bundesverwaltungsgericht und das Bundesgesetz über das Bundesstrafgericht - zum Beispiel die Grundzüge der Organisation fest. Sie bestimmen die Führungsorgane der Gerichte - Gesamtgericht, Verwaltungskommission, Präsidentenkonferenz - und legen ihre Kompetenzen fest. Im Personalbereich sehen die drei Gesetze vor, dass für das Gerichtspersonal das allgemeine Bundespersonalrecht gilt. Dieses wiederum regelt, wie die Arbeitsverhältnisse der Gerichtsschreiber und des Kanzleipersonals auszugestalten sind. Sie sehen also, die Autonomie der Gerichte in Verwaltungsangelegenheiten ist nicht absolut, aber es wird nicht in die eigentliche Rechtsprechung eingegriffen. Hier müssen die Gerichte autonom sein. Darum müssen sie auch eine Verwaltungsautonomie haben, und die Einschränkung darf nicht so sein, dass die Unabhängigkeit getroffen wird.
Nun, im Immobilienbereich haben wir eine Lücke. Die Lücke ist beim Bau des Gebäudes für das Versicherungsgericht in Luzern zum Vorschein gekommen und hat damals zu grossen Kostenüberschreitungen und zu einer nichtidealen Bauabwicklung geführt. Das ist auch begreiflich. Bundesgerichte sind ja in erster Linie da, um Recht zu sprechen und nicht um ein Gebäude zu bauen, zu kontrollieren und den Unterhalt zu machen. Aus diesem Grund musste das jetzt festgelegt werden. Die unteren Gerichte - also das Bundesstrafgericht in Bellinzona und das Bundesverwaltungsgericht in St. Gallen - sind mit dieser Fassung einverstanden, aber das Bundesgericht in Lausanne glaubt, damit allzu sehr eingeschränkt zu sein.
Wenn Herr Jutzet sagt, das Bundesgericht möchte nicht mit dem Finanzdepartement verkehren, sondern nur direkt mit dem Bundesamt für Bauten und Logistik, muss ich Ihnen sagen, dass die vom Bundesamt für Bauten und Logistik dem Finanzdepartement unterstehen, die haben einen Chef. Natürlich werden sie im Alltag mit dem Amt direkt verkehren, aber wenn dann etwas nicht rund läuft, muss der Chef eingreifen, das ist in jeder Organisation so. Darum kann man nicht auch noch eine Autonomie des Bundesamtes für Bauten und Logistik schaffen, damit dieses in gewissen Bereichen autonom, ohne den zuständigen Verantwortlichen, entscheiden könnte. Darum bitten wir Sie eben, dieser Regelung im Interesse einer einwandfreien Abwicklung bei den Gebäuden zuzustimmen.
Herr Jutzet sagt: Soll nun das Finanzdepartement bestimmen, wer in welches Gebäude kommt? Das sicher nicht, aber Sie haben die Bürogrössen erwähnt. Nehmen Sie an, Sie hätten ein Bundesgericht, das sagt: "Jedes Büro muss mindestens 200 Quadratmeter gross sein." Das ist ein unwahrscheinlicher Fall, aber dann würde wahrscheinlich das Bundesamt für Bauten und Logistik eingreifen und sagen, das sei nicht ideal. Oder nehmen Sie das andere: Ein Bundesgericht sagt: "Jedes Büro soll nur 7 Quadratmeter haben." Da wird man sagen, das sei auch kein Büro. Also, Sie sehen, man muss hier vernünftig sein. Da gibt es auch Standards, und die Unabhängigkeit wird nicht tangiert. Der Sinn ist eine einwandfreie, zweckmässige Bauverwaltung.
Sie sehen, man hat sich getroffen, indem die Immobilien, wenn Sie so wollen, der ganze Bereich im Rechnungswesen und der ganze Bereich für Computer usw. bei den Gerichten liegen sollen, aber nicht müssen. Die Gerichte können auch das an das Bundesamt für Bauten und Logistik abtreten, was für ein Bundesgericht so auf den ersten Blick eigentlich zweckmässig ist, weil es hier ja besondere Fachkenntnisse braucht. Aber die Gerichte müssen das nicht abtreten, sie können es auch selbst machen. Das ist eben eine Rücksichtnahme gegenüber dieser Autonomie.
Darum bitten wir Sie: Stimmen Sie der Mehrheit und dem Bundesrat zu. Es ist ein gut und lange ausdiskutierter Vorschlag. Wir haben dann eine Minimalgarantie, dass auch die Dinge, die nicht die Rechtsprechung betreffen, in der Verwaltung zweckmässig abgewickelt werden.
Huber Gabi · Mit-F · Nationalrat · Uri · Freisinnig-demokratische Fraktion
Ich äussere mich im Namen der Kommission zu den Artikeln 25a des Bundesgerichtsgesetzes, 23a des Strafgerichtsgesetzes und 27a des Verwaltungsgerichtsgesetzes, denn der Antrag der Minderheit Jutzet ist ein Konzept, das alle diese drei Artikel betrifft.
Die Zuständigkeiten für das Management der Bauten, die von den eidgenössischen Gerichten genutzt werden, sowie für die Beschaffung der Güter und Dienstleistungen, welche die Gerichte benötigen, werden in der Verordnung über das Immobilienmanagement und die Logistik des Bundes geregelt. Danach trägt das Bundesamt für Bauten und Logistik (BBL) die Verantwortung für das Management sämtlicher ziviler Bauten, wozu gemäss Artikel 4 Absatz 3 der erwähnten Verordnung auch die von den Gerichten benützten Immobilien gehören. Artikel 18 dieser Verordnung sieht vor, dass das BBL zentral auch die Bedürfnisse der eidgenössischen Gerichte nach Gütern und Dienstleistungen deckt. Die Gerichte sind umgekehrt als Bedarfsstellen verpflichtet, ihren Bedarf an Gütern und Dienstleistungen beim BBL zu decken.
Im September 2004 teilte das Bundesgericht dem BBL mit, die erwähnte Verordnung verstosse spätestens ab dem Inkrafttreten von Artikel 188 Absatz 3 der Bundesverfassung gegen höherrangiges Recht. Artikel 188 Absatz 3 der Bundesverfassung hält fest, dass das Bundesgericht sich selbst verwaltet. Auch das Bundesamt für Justiz kam in einem Gutachten zum gleichen Schluss. Die bisherige Praxis betreffend Immobilienmanagement und Beschaffung von Gütern und Dienstleistungen hat sich nach der Ansicht sowohl des Bundesgerichtes als auch der zuständigen Bundesämter grundsätzlich bewährt und soll deshalb weitergeführt werden. Wo Unklarheiten bestehen, namentlich beim Sicherheitsmanagement und bei der Güterbeschaffung, sollen Präzisierungen erfolgen.
Der Bundesrat und die Kommissionsmehrheit vertreten die Auffassung, dass für die bisherige Praxis und die neuverhandelten Präzisierungen ein solides Fundament geschaffen werden soll. Dies ist nicht zuletzt auch deshalb geboten, weil bei den unterinstanzlichen Gerichten grosse Bauinvestitionen anstehen. Ausserdem hat die Eidgenössische Finanzkontrolle bereits in ihrem Bericht vom November 2003 an die Finanzdelegation über die Liegenschaftsverwaltung des Bundes auf die unklaren Zuständigkeiten des Bundesgerichtes und des BBL hingewiesen und eine Klärung der offenen Fragen verlangt.
Wie dies seiner Stellungnahme vom 10. Februar 2006 zu entnehmen ist, erachtet das Bundesgericht den neuen Artikel 25a des Bundesgerichtsgesetzes als sachlich nicht nötig. Nach seiner Auffassung genügt es, wenn die gegenseitigen Zuständigkeiten vertraglich geregelt und allfällige Anpassungen der eingangs erwähnten Verordnung vorgenommen werden. Überdies bestehen für das Bundesgericht gegen eine gesetzliche Einschränkung seiner Verwaltungsautonomie verfassungsrechtliche Bedenken. Mit dem neuen Artikel 25a des Bundesgerichtsgesetzes wird der Grundsatz festgelegt, dass die Bereitstellung und Bewirtschaftung sowie der Unterhalt der vom Bundesgericht benutzten Bauten wie bis anhin beim Eidgenössischen Finanzdepartement liegen. Sodann wird die Zuständigkeit des Bundesgerichtes für die Beschaffung von Gütern und Dienstleistungen gesetzlich festgeschrieben. Schliesslich hält Absatz 3 fest, dass das Bundesgericht und der Bundesrat die Einzelheiten der Zusammenarbeit zwischen dem Bundesgericht und dem Eidgenössischen Finanzdepartement in einem Vertrag regeln. Analoge Regeln werden im Strafgerichtsgesetz und im Verwaltungsgerichtsgesetz mit den neuen Artikeln 23a bzw. 27a eingeführt.
Die Kommissionsmehrheit teilt die verfassungsmässigen Bedenken des Bundesgerichtes nicht. Ansonsten wären nämlich grosse Teile des Bundesgerichtsgesetzes verfassungswidrig. Das Parlament hat darin nämlich zahlreiche Bestimmungen über die Verwaltung des Bundesgerichtes erlassen, wie zum Beispiel die Schaffung einer Verwaltungskommission, einer Präsidentenkonferenz, die Unterteilung in Abteilungen usw. In diesem Sinn kann das Parlament selbstverständlich auch Grundsätze betreffend die Infrastruktur festlegen. Im Übrigen wiederholt Artikel 25a Absatz 1 des Bundesgerichtsgesetzes den in Artikel 188 Absatz 3 der Bundesverfassung verankerten Grundsatz der Selbstverwaltung. Die Absätze 2 und 3 halten fest, dass das Bundesgericht seine Dienste einrichtet, das nötige Personal anstellt und eine eigene Rechnung führt. Neben Artikel 188 Absatz 3 der Bundesverfassung ist auch Artikel 191c der Bundesverfassung relevant: "Die richterlichen Behörden sind in ihrer rechtsprechenden Tätigkeit unabhängig und nur dem Recht verpflichtet." Würde die rechtsprechende Tätigkeit behindert, wäre dies verfassungsrechtlich unzulässig. Die Beschaffung von Bibliotheks- und Informatikmitteln könnte zum Beispiel möglicherweise Auswirkungen auf die Rechtsprechung haben. Deshalb wird differenziert. Das Bundesgericht ist in der Rechtsprechung völlig unabhängig. Aber es ist nicht völlig unabhängig in der Verwaltung und Organisation. Es hat sich an die Gesetze, an das Budget und an die Organisationsvorschriften zu halten. Der Vorteil von Artikel 25a des Bundesgerichtsgesetzes liegt im Übrigen auch gerade darin, dass die Absätze 1 und 2 gelten, wenn keine Vereinbarung gemäss Absatz 3 zustande kommt. Wenn man Artikel 25a streichen würde, bestünde Rechtsunsicherheit. Absatz 3 wurde eingefügt, weil man dem Bundesgericht wie bisher Abweichungen im Vergleich zur restlichen Verwaltung zugestehen will.
Die Kommissionsmehrheit hat den entsprechenden drei Artikeln mit 12 zu 7 Stimmen bei 2 Enthaltungen zugestimmt und beantragt Ihnen, diese Beschlüsse zu übernehmen.
Janiak Claude · P-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Le rapporteur de langue française, Monsieur Pagan, a déjà tout dit pendant le débat d'entrée en matière. (Hilarité)
Die folgende Abstimmung gilt auch für Artikel 23a Absatz 3 des Strafgerichtsgesetzes sowie für Artikel 27a Absatz 3 des Verwaltungsgerichtsgesetzes.
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit .... 106 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit .... 55 Stimmen
Ziff. 2
Antrag der Mehrheit
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Antrag der Minderheit
(Jutzet, Garbani, Hämmerle, Heim Bea, Hubmann, Leutenegger Oberholzer, Vischer)
Art. 23a Abs. 3
Das Bundesstrafgericht und der Bundesrat regeln die Einzelheiten der Zusammenarbeit zwischen dem Bundesstrafgericht und dem Eidgenössischen Finanzdepartement in einer Vereinbarung. Darin kann die Zuweisung der Zuständigkeiten gemäss den vorherigen Absätzen in einzelnen Punkten anders geregelt werden.
Ch. 2
Proposition de la majorité
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Proposition de la minorité
(Jutzet, Garbani, Hämmerle, Heim Bea, Hubmann, Leutenegger Oberholzer, Vischer)
Art. 23a al. 3
Le Tribunal pénal fédéral et le Conseil fédéral règlent les modalités de la collaboration entre le Tribunal pénal fédéral et le Département fédéral des finances dans une convention. Celle-ci peut prévoir sur des points particuliers une répartition des compétences qui s'écarte de celle prévue aux alinéas précédents.
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Ziff. 3
Antrag der Mehrheit
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Antrag der Minderheit
(Jutzet, Garbani, Hämmerle, Heim Bea, Hubmann, Leutenegger Oberholzer, Vischer)
Art. 27a Abs. 3
Das Bundesverwaltungsgericht und der Bundesrat regeln die Einzelheiten der Zusammenarbeit zwischen dem Bundesverwaltungsgericht und dem Eidgenössischen Finanzdepartement in einer Vereinbarung. Darin kann die Zuweisung der Zuständigkeiten gemäss den vorherigen Absätzen in einzelnen Punkten anders geregelt werden.
Ch. 3
Proposition de la majorité
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Proposition de la minorité
(Jutzet, Garbani, Hämmerle, Heim Bea, Hubmann, Leutenegger Oberholzer, Vischer)
Art. 27a al. 3
Le Tribunal administratif fédéral et le Conseil fédéral règlent les modalités de la collaboration entre le Tribunal administratif fédéral et le Département fédéral des finances dans une convention. Celle-ci peut prévoir sur des points particuliers une répartition des compétences qui s'écarte de celle prévue aux alinéas précédents.
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Ziff. II
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Ch. II
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Abstimmung
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes .... 148 Stimmen
(Einstimmigkeit)