08.442
Neuer Anlauf für den Beitritt zur Europäischen Union
Verfahrensbeitrag
Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben
Antrag der Minderheit
(Fehr Hans-Jürg, Allemann, Fehr Mario, John-Calame, Lang, Rennwald, Sommaruga Carlo)
Der Initiative Folge geben
Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition de la minorité
(Fehr Hans-Jürg, Allemann, Fehr Mario, John-Calame, Lang, Rennwald, Sommaruga Carlo)
Donner suite à l'initiative
Rennwald Jean-Claude · Mit-M · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion
J'ai toujours été considéré au Parlement comme un "euroturbo", ce qui n'est pas faux. Mais à l'instar du général de Gaulle, je pense qu'il ne suffit pas de s'asseoir sur sa chaise et de dire: "Europe! Europe!"
Mon engagement en faveur de l'adhésion ne m'empêche pas d'avoir une vision critique de l'Europe, surtout depuis que le socialiste Jacques Delors n'est plus président de la Commission européenne. Je nourris notamment certains doutes quant à un certain nombre de processus de libéralisation qui sont en cours au sein de l'Union européenne, par exemple dans les domaines du rail et de l'électricité. Je suis aussi assez sceptique quant à la politique que mène la Banque centrale européenne, qui ne me semble pas suffisamment adéquate pour soutenir l'emploi. Et bien sûr, j'ai quelques réticences profondes à la suite d'un certain nombre d'arrêts qui ont été rendus par la Cour de justice européenne dans les affaires Viking, Laval, Rüffert et Luxembourg. Sans entrer dans les détails, ces jugements reviennent en effet à cautionner le dumping social et salarial. Et si j'ai fait part de ces réserves, c'est pour vous présenter la situation de manière aussi objective que possible. Et malgré ces réserves, je pense qu'il est dans l'intérêt profond de notre pays d'adhérer rapidement à l'Union européenne.
Je voudrais d'abord souligner que plusieurs exemples récents - je pense à l'accord Media, à celui sur les réexportations ou encore à celui sur la fiscalité de l'épargne - montrent que la voie bilatérale et sectorielle devient toujours plus difficilement praticable, et ceci d'autant plus que les nouveaux pays membres de l'Union européenne ne comprennent pas le statut particulier qui est accordé à la Suisse.
Par ailleurs, le processus quasi permanent d'élargissement de l'Union européenne oblige la Suisse à se prononcer régulièrement sur l'extension de la libre circulation des personnes à de nouveaux pays. On a récemment eu le cas de la Roumanie et de la Bulgarie; demain, ce seront peut-être la Croatie, la Serbie, la Macédoine, la Bosnie-Herzégovine ou encore le Kosovo. Or ces scrutins à répétition sont de nature, en cas d'échec, à mettre en péril les bonnes relations que nous entretenons avec l'Union européenne, relations reconnues par tous les milieux comme indispensables au bon fonctionnement de l'économie suisse.
J'aimerais aussi relever que seule une intégration pleine et entière à l'Union européenne permettra à la Suisse de bénéficier pleinement des standards sociaux européens, par exemple dans les domaines de la durée du travail, du travail à temps partiel ou encore des comités d'entreprise européens, standards généralement plus élevés que les normes helvétiques.
Et puis - et cela est important pour les milieux économiques qui sont représentés dans cette salle -, il faut souligner que si les accords bilatéraux nous ont permis de combler un certain nombre de handicaps économiques par rapport à l'Union européenne, ils n'ont pas permis de les combler tous. Seule une intégration pleine et entière nous permettra de bénéficier de tous les effets du grand marché européen.
A ce propos, j'aimerais juste vous donner deux chiffres: entre 1990 et 2005 - ce qui est une période suffisamment longue pour permettre une vue assez objective -, le produit intérieur brut par habitant a progressé de 9 pour cent en Suisse, mais de 28 pour cent, c'est-à-dire trois fois plus, au sein de l'Union européenne. L'exemple de l'Autriche montre les effets de cette intégration sur la croissance.
Je suis bien conscient que l'adhésion impliquera une série de réformes intérieures, et la moindre ne sera pas l'élévation du taux de la TVA à 15 pour cent. C'est pour cette raison que, dans mon initiative, je propose que l'essentiel de la hausse soit affecté au financement des assurances sociales.
Et puis, pour terminer, je crois que, dans cette affaire, il y a une question de dignité et de souveraineté. Avec les accords bilatéraux, la Suisse est à la remorque de l'Europe. Avec l'adhésion, elle aurait un droit de codécision. Je crois que les débats de ces dernières semaines concernant le secret bancaire montrent très clairement que ce pays aurait bien mieux défendu ses intérêts s'il avait été membre de l'Union européenne plutôt qu'à l'extérieur.
Pour toutes ces raisons, je vous demande de donner suite à mon initiative parlementaire.
Scherer Marcel · Mit-M · Nationalrat · Zug · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ja, Herr Kollege Rennwald, Sie schreiben in Ihrer Initiative, dass Sie die Mehrwertsteuer auf 15 Prozent erhöhen wollen. Europa hat jetzt schon 19 und 20 Prozent. Wurden Sie damals von Ihrem Parteifreund Peer Steinbrück dazu inspiriert?
Rennwald Jean-Claude · Mit-M · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion
Comme j'essaie d'avoir une approche objective de ce problème, il est vrai que, par rapport à notre base, cette question-là va soulever des interrogations assez sérieuses et importantes. Mais je répète ce que j'ai dit tout à l'heure: dans ma perspective, l'essentiel de cette hausse devrait être consacré au financement des assurances sociales et si on appliquait ce principe, je crois que la hausse passerait mieux auprès d'un bon nombre de citoyens.
Fehr Hans-Jürg · Mit-M · Nationalrat · Schaffhausen · Sozialdemokratische Fraktion
Wahrscheinlich wird mir niemand widersprechen, wenn ich sage, dass die Beziehungen zur EU für die Schweiz von allergrösster Bedeutung sind und es der Schweiz umso besser geht, je besser diese Beziehungen sind. Dann hört die Einigkeit wahrscheinlich schon auf. Ich mache mir auch keine Illusionen darüber, dass jetzt wahrscheinlich noch die Mehrheit unserer Bevölkerung das Gefühl hat, es sei vorteilhafter, ausserhalb der EU zu sein als innerhalb der EU.
Aber es fällt doch auf - ich weiss nicht, ob es Ihnen in letzter Zeit auch aufgefallen ist -, dass Dinge passiert sind, bei denen man sich fragen kann, ob sie der Schweiz auch widerfahren wären, wenn wir EU-Mitglied wären. Ich erinnere Sie an den Konflikt mit dem libyschen Diktator Ghaddafi. Ich wage hier die Behauptung, dass Herr Ghaddafi es nicht gewagt hätte, derart gegen die Schweiz vorzugehen, wie er es getan hat, wenn die Schweiz die EU auf ihrer Seite gehabt hätte. Ich wage als Zweites die Behauptung, dass es sich die USA mehr als dreimal überlegt hätten, ob sie derart auf die UBS losgehen wollen, wie sie jetzt auf sie losgegangen sind, wenn die Schweiz EU-Mitglied wäre; wahrscheinlich hätten sie es nicht getan. Ich bin auch der Überzeugung, dass die Schweiz als einer der wichtigsten Finanzplätze der Welt am letzten Treffen der G-20 teilgenommen hätte und am nächsten Treffen der G-20 teilnehmen würde, wenn wir EU-Mitglied wären, und nicht Holland, das ein unbedeutender Finanzplatz ist, und auch nicht Spanien, das auch nicht gerade ein bedeutender Finanzplatz ist.
Es ist offenkundig, dass die Isolation der Schweiz im internationalen Gefüge wächst. Wir haben den bilateralen Weg gewählt. Die Sozialdemokratie ist diesen Weg mitgegangen, obwohl er für uns ein Umweg ist; wir haben es mitgetragen, und ohne unser Mittragen wäre es auch nicht gelungen. All die Volksabstimmungen, die wir mit dem bilateralen Weg durchstehen mussten, wären nicht gewonnen worden, wenn die Sozialdemokratie dagegen gewesen wäre.
Der Bilateralismus hat aber ganz offenkundig seine Grenzen. Er ist zum Beispiel extrem aufwendig, weil für jedes kleine Detail neue Vertragsverhandlungen mit immer mehr EU-Staaten geführt werden müssen. Er ist aufwendig, weil es einen ständigen Neuverhandlungszwang gibt, weil die Verträge statisch sind. Fast alle Verträge sind zu einem bestimmten Zeitpunkt abgeschlossen worden, das EU-Recht entwickelt sich aber weiter, und wir müssen jeden einzelnen bilateralen Vertrag ständig nachverhandeln, was einen entsprechenden Ressourceneinsatz bedeutet. Der Bilateralismus ist langsam. Schauen Sie einmal den Stau an, schauen Sie einmal an, in wie vielen Bereichen die Schweiz oder die EU mit der Gegenpartei verhandeln möchte.
Herr Hutter, ich bin der Vertreter der Minderheit und habe das Recht, fünf Minuten zu reden. Ich habe jetzt drei davon verbraucht. Sie müssen mir also noch zwei Minuten zuhören.
Der Bilateralismus ist auch ein politisch gefährlicher Weg, wie wir gelernt haben. Jedes Mal, wenn es zur Volksabstimmung über die Personenfreizügigkeit kommt, laufen wir Gefahr, dass sie abgelehnt wird und damit der ganze bilaterale Weg scheitert. Das grösste Problem ist aber der Souveränitätsverlust; das ist ein wachsendes Problem. Der Souveränitätsverlust, den wir erleiden, ist gar nicht mehr wirtschaftlicher, sondern politischer Art. Sie bezeichnen ihn so schön als "autonomen Nachvollzug", aber unser Handeln ist eben nicht autonom, sondern wir müssen EU-Recht nachvollziehen, weil es anders gar nicht geht. Das ist meiner Meinung nach eine für die Schweiz unwürdige Situation. 27 europäische Länder sitzen in Brüssel am Entscheidungstisch, die Schweiz wartet im Vorzimmer, bis sie entschieden haben, und nachher kommt unser Gesandte heim und sagt uns, was wir machen müssen. Das ist die Situation, in der sich die Schweiz heute befindet! Das ist nicht würdig, das ist ein Souveränitätsverlust, den wir nur mit einem Beitritt zur EU kompensieren können.
Die Sozialdemokratische Partei hat die Bilanz gemacht, ausführlich und intensiv, und sie ist zur Auffassung gekommen, dass insgesamt die Vorteile die Nachteile überwiegen. Das gilt übrigens auch für das Beispiel Mehrwertsteuer, das vorhin erwähnt worden ist. Natürlich, Herr Scherer, müssten wir auf 15 Prozent hinauf. Aber wissen Sie, was wir dann machen würden? Wir würden die Krankenversicherung nicht mehr mit einer Kopfprämie bezahlen, sondern mit der Mehrwertsteuer, und das wäre für 80 Prozent unserer Bevölkerung eine sehr viel attraktivere Lösung als das, was wir jetzt, mit den ständigen Prämiensteigerungen jedes Jahr, erleben. Das müsste man halt machen: intelligente innere Reformen, die die Nachteile ausbügeln. Das ist der Vorteil.
Ich bitte Sie, der parlamentarischen Initiative Rennwald Folge zu geben.
Favre Laurent · Mit-M · Nationalrat · Neuenburg · Freisinnig-demokratische Fraktion
En octobre 2008, la commission a procédé à l'examen préalable de l'initiative parlementaire déposée le 13 juin 2008 par Monsieur le conseiller national Jean-Claude Rennwald. Cette initiative parlementaire demande que toutes les mesures nécessaires soient prises en vue de relancer l'adhésion de la Suisse à l'Union européenne. Parmi ces mesures, l'initiative évoque la reprise intégrale de l'acquis social communautaire, le passage à terme à un taux de TVA de 15 pour cent, la lutte contre le dumping social et salarial découlant de la libre circulation des personnes, mais aussi la préservation des normes environnementales, du fédéralisme et de la démocratie directe helvétique.
La commission propose, par 16 voix contre 7, de ne pas donner suite à cette initiative parlementaire. Une minorité de la commission propose d'y donner suite.
La majorité de la commission estime que la voie bilatérale constitue un succès en contribuant à la prospérité de la Suisse. Le peuple suisse partage cette opinion puisqu'en ce début d'année il a, une fois de plus, appuyé clairement la poursuite de la voie bilatérale. Dans le contexte politique actuel, l'idée de l'adhésion n'a aucune chance d'être soutenue par une majorité de la population.
Une adhésion à l'Union européenne ne représente pas, aux yeux de la majorité de la commission, une solution valable pour la Suisse, ni sur le plan économique, ni sur le plan social. Au contraire, elle risquerait de compromettre le niveau atteint en Suisse, notamment en termes de pouvoir d'achat et de taux d'occupation. A ce titre, la majorité de la commission s'oppose à la hausse de la TVA qu'entraînerait une adhésion, ainsi qu'à l'idée postulée par l'initiative parlementaire d'affecter cette hausse au financement des assurances sociales. A plus forte raison, la majorité de la commission exclut une reprise de l'acquis social communautaire par le biais de l'adhésion. Par ailleurs, elle remarque que les milieux économiques suisses ne sont pas favorables à l'adhésion.
S'agissant de la transposition de l'acquis communautaire en droit suisse, la majorité de la commission souligne qu'il n'existe aucune obligation de le faire: la Suisse peut décider, de cas en cas et à la lumière de ses propres intérêts, quels éléments de l'acquis communautaire reprendre. En revanche, la majorité est d'avis que l'adaptation des institutions qui serait nécessaire suite à l'adhésion poserait de graves problèmes institutionnels à notre pays, notamment en ce qui concerne le fédéralisme et la démocratie directe.
La minorité de la commission estime que la politique européenne de la Suisse devrait être envisagée dans une perspective à plus long terme et qu'à ce titre, la possibilité de l'adhésion à l'Union européenne en tant que seule alternative valable aux accords bilatéraux devrait à nouveau être discutée. Je m'arrêterai là pour les considérations de la minorité, qui ont été présentées par Monsieur Fehr Hans-Jürg.
Au final, et pour rappel, la commission vous recommande, par 16 voix contre 7, de ne pas donner suite à cette initiative parlementaire.
Schibli Ernst · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Am 30. Oktober 2008 hat die Aussenpolitische Kommission die parlamentarische Initiative von Herrn Rennwald vorgeprüft und mit 16 zu 7 Stimmen beschlossen, ihr keine Folge zu geben.
Die Eigenständigkeit, das demokratische System und der bilaterale Weg tragen entscheidend zum Erfolg und zum hohen Lebensstandard in der Schweiz bei. Die Mehrheit der Aussenpolitischen Kommission sieht einen Beitritt zur EU weder in wirtschafts- noch in sozialpolitischer Hinsicht als geeignet und notwendig. Es ist davon auszugehen, dass die Schweiz aufgrund einer massiv höheren Mehrwertsteuer, aufgrund höherer Bankzinsen und mehr Arbeitslosigkeit markant an Kaufkraft verlieren würde und dass die Sicherung der Sozialwerke zum Albtraum würde. Auch die Schweizer Wirtschaft hat festgestellt, dass ein Beitritt zur EU nicht der Weg zum langfristigen Erfolg ist.
Zudem kann festgestellt werden, welche Fesseln eine einheitliche Währung den Mitgliedsländern der Europäischen Union anlegt. In den einzelnen Volkswirtschaften können die zur Bekämpfung der Rezession, zur Belebung der eigenen Wirtschaft und zur Milderung der Folgen der Finanzkrise dringend notwendigen Währungsanpassungen nicht mehr gemacht werden. In solchen Situationen ist es nur den Staaten mit einer eigenen Zentralbank möglich, der Misere auf verschiedenen Ebenen wirkungsvoll zu begegnen. Auch der Steuerwettbewerbsvorteil ginge verloren, denn die Gleichmacherei ist der Tod des Wettbewerbs. Beispiele, die diese Tragödie aufzeigen, sind vorhanden.
Das demokratische System der Schweiz und die einzigartigen Volksrechte tragen entscheidend dazu bei, dass über die Weiterentwicklung unseres Landes immer wieder von Neuem abgestimmt werden kann. Je nach Interessenlage kann dann die bestmögliche Lösung für die Zukunft ins Zentrum gestellt und weiterverfolgt werden. Die Politik der kleinen Schritte hat sich seit Jahrzehnten bewährt. Bei einem Beitritt zur EU würden unser föderalistisches System und die direkte Demokratie ausgehebelt, weil institutionelle Anpassungen erforderlich wären.
Aus all diesen Gründen bittet Sie die Mehrheit der Aussenpolitischen Kommission, dieser parlamentarischen Initiative von Herrn Rennwald keine Folge zu geben.
Markwalder Bär Christa · Mit-F · Nationalrat · Bern · Freisinnig-demokratische Fraktion
Herr Schibli, könnten Sie uns kurz erklären, inwiefern im Falle einer EU-Mitgliedschaft der Schweiz die direkte Demokratie betroffen wäre, inwiefern der Schweizer Föderalismus eingeschränkt würde und schliesslich auch inwiefern die Souveränität der Schweiz ausgehöhlt würde?
Schibli Ernst · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ich beantworte Ihnen diese Frage sehr gerne, Frau Markwalder, und zwar am Beispiel von Deutschland: Deutschland übernimmt im Moment 84 Prozent seines Rechts von der Europäischen Union und hat nur noch 16 Prozent eigenes Recht, das es weiterentwickeln kann. Der Schweiz würde es gleich ergehen, wenn sie der EU beitreten würde.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 50 Stimmen
Dagegen ... 110 Stimmen
Schluss der Sitzung um 18.55 Uhr
La séance est levée à 18 h 55