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Menschenrechtsschutz für Umweltverteidiger

Rechsteiner Rudolf · Mit-M · Nationalrat · Basel-Stadt · Sozialdemokratische Fraktion

Mit meinem Postulat wird der Bundesrat gebeten, Guidelines zum Schutz von Umweltverteidigern zu erarbeiten und eine aussenpolitische Initiative zu ergreifen, um die Verteidiger von Umweltgütern mit Menschenrechtsverteidigern gleichzusetzen und ihnen dieselben Rechte einzuräumen.

Die klimatischen Veränderungen, hervorgerufen durch das Verbrennen und den Einsatz von fossilen Brennstoffen, durch Abholzung und durch Landschaftsveränderungen, gehören zu den dringendsten Problemen der heutigen Welt. Die Biodiversität, die die Robustheit auch unserer eigenen Ernährung begründet, auf die wir alle angewiesen sind, geht leider mit alarmierender Geschwindigkeit durch industrielle Agrikultur und Vernichtung von ursprünglichen Habitaten verloren. Der Klimawandel beschleunigt diese Entwicklung.

Leute, die sich für den Erhalt der Umwelt einsetzen, sind meistens mit den gleichen Problemen konfrontiert wie jene Menschen, die sich für die Menschenrechte einsetzen. Die Uno hat inzwischen Umweltlobbyisten mit Menschenrechtsverteidigern gleichgesetzt. Personen, die sich für Umweltgüter einsetzen, sollen auf gleiche Art geschützt werden, denn sie gehen in vielen Ländern grosse persönliche Risiken ein. Das Verschwinden des Basler Regenwaldschützers Bruno Manser ist leider kein Einzelfall.

Umweltaktivisten sind aber unverzichtbar. Wir haben das Problem, dass in vielen Drittweltländern die Eigentumsrechte auf Boden, auf landwirtschaftlichen Boden, auf Wälder durch die einheimische Bevölkerung nicht einfach zu verteidigen sind. Deshalb brauchen wir Spezialisten, die den Betroffenen zu ihrem Recht verhelfen. Deshalb sollte der Schutz von Umweltverteidigern, im Uno-Sprachgebrauch "environmental defenders", in den Ländern des Südens verstärkt werden, damit Umweltzerstörung verhindert werden kann. Ihnen soll das Recht auf Versammlung, auf Zugang zu umweltrelevanten Informationen, auf Redefreiheit usw. zugebilligt werden, denn wir brauchen den Schutz der Wälder, wir brauchen den Schutz der Landwirtschaft. Mit unserem Umgang mit der Umwelt setzen wir leider unsere eigenen Lebensgrundlagen aufs Spiel. Es ist dringend, dass wir Umweltverteidigung genauso ernst nehmen wie Menschenrechtsverteidigung.

Deshalb bitte ich Sie, entgegen dem Antrag des Bundesrates dieses Postulat anzunehmen.

Calmy-Rey Micheline · BR-F · Bundesrat · Genf

Dans sa déclaration du 14 mai 2008, le Conseil fédéral recommande de rejeter ce postulat. Je voudrais vous exposer brièvement les arguments en faveur de cette recommandation.

Vous le savez, la protection et la promotion des droits humains sont une priorité de la politique étrangère de la Suisse. Les défenseurs et les défenseuses des droits humains sont des acteurs et des actrices cruciaux dans la mise en oeuvre de ces droits, et en s'engageant personnellement - et souvent de façon très risquée -, ils militent sans violence pour l'application des droits humains. Le Conseil fédéral reconnaît bien sûr ce rôle essentiel des défenseurs des droits humains.

Comme mentionné dans le développement du postulat, les activités des militants de l'environnement sont comparables à celles des défenseurs des droits humains, car la destruction de l'environnement va souvent de pair avec le non-respect de ces droits, et ces militants ont donc besoin de la même protection particulière pour la sauvegarde de leurs droits. Voilà pourquoi leur cas relève des mêmes instruments internationaux. Voilà aussi pourquoi, dans sa politique extérieure des droits humains, la Suisse ne fait pas de différence entre les défenseurs des droits humains et les défenseurs de l'environnement.

L'engagement du DFAE, Monsieur Rechsteiner, se manifeste à différents niveaux: au niveau multilatéral, le DFAE s'engage en faveur de l'amélioration des actes normatifs; au niveau bilatéral, il s'engage lors de ses contacts avec d'autres Etats - et nous entreprenons en particulier des démarches diplomatiques quand les défenseurs des droits humains sont exposés aux attaques d'un gouvernement; finalement, le DFAE attache une grande importance à la collaboration avec les acteurs de la société civile et soutient les organisations et les institutions qui militent pour une meilleure protection des droits humains.

En 2007, nous avons examiné l'idée d'élaborer des directives pour la protection des défenseurs des droits humains. Pour l'heure, nous considérons que de telles directives n'apporteraient pas de plus-value. Les instruments qui y figureraient sont déjà utilisés aujourd'hui; ils font partie de notre travail quotidien en matière de politique extérieure des droits humains.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Annahme des Postulates ... 57 Stimmen

Dagegen ... 114 Stimmen