09.3471

Nothilfe im Kriegsgebiet von Sri Lanka

Verfahrensbeitrag

Antrag der Mehrheit

Annahme der Motion

Antrag der Minderheit

(Reymond, Aebi, Estermann, Mörgeli, Müller Walter, Schlüer, Stamm, Wobmann)

Ablehnung der Motion

Proposition de la majorité

Adopter la motion

Proposition de la minorité

(Reymond, Aebi, Estermann, Mörgeli, Müller Walter, Schlüer, Stamm, Wobmann)

Rejeter la motion

Barthassat Luc · Mit-M · Nationalrat · Genf · Fraktion CVP/EVP/glp

La motion que nous traitons aujourd'hui fait partie d'un ensemble de trois motions et d'un postulat relatifs à la guerre qu'a connue le Sri Lanka. Ils sont le fruit d'un travail conséquent de la Commission de politique extérieure qui s'est préoccupée du sort des populations civiles de ce pays. Malheureusement, un vote groupé sur ces interventions parlementaires ayant été refusé, nous nous retrouvons à débattre d'une situation urgente après l'été. Il est évident que du temps précieux pour les victimes a ainsi été perdu.

Cela étant dit, permettez-moi tout d'abord d'esquisser un bref rappel de la situation humanitaire du Sri Lanka qui a été largement délaissée depuis par les médias suisses au profit de sujets plus porteurs, comme l'élection d'un conseiller fédéral. La guerre sanglante qui avait opposé la guérilla tamoule et le gouvernement de Colombo s'est terminée de manière soudaine et brutale. Les informations dont nous disposons ne sont pas fiables, car soumises à la censure des autorités sri lankaises.

Le quotidien britannique "The Guardian" confirmait ce point en annonçant dans son édition du 14 septembre 2009 le renvoi par le gouvernement de l'île d'un émissaire de l'ONU. Ce dernier dérangeait, car il avait vu! Et ce qu'il avait vu était effrayant. Près de 300 000 personnes déplacées dans un camp de concentration où croupissent maintenant toujours des femmes et des enfants traités comme des terroristes, mais aussi des milliers de blessés auxquels les organisations internationales n'ont que peu d'accès. Il faisait aussi état de conditions d'hygiène effroyables pour les réfugiés et d'une misère terrible qui poussent des gens désespérés à fuir au péril de leur vie vers des lieux plus propices, dont la Suisse.

La guerre est finie, mais l'urgence persiste. Le sort des civils est loin de s'améliorer; il empire. Or, cette motion propose de prélever 5 millions de francs sur les fonds de la "Réserve obligatoire pour les catastrophes et situations de détresse dont le financement n'est pas couvert par les crédits de paiement" pour les allouer à la zone de conflit au Sri Lanka.

Tout d'abord, je dois préciser que ce prélèvement ne sera pas compensé par des réductions dans d'autres domaines d'intervention de l'aide humanitaire. Quoique modeste par rapport à la gravité de la situation, il devrait permettre de sauver un nombre non négligeable de civils. Dans toutes ces régions en conflit, la plus petite contribution de notre part peut avoir de grands effets que nous ne devons pas négliger: chaque vie pouvant être sauvée compte.

Nous avons en outre un devoir moral d'augmenter les dépenses de la Suisse pour le Sri Lanka. Notre pays est en effet gardien des Conventions de Genève et est un symbole de la lutte pour les droits de l'homme. Son aide pour les victimes des atrocités de la guerre doit être généreuse en conséquence, pour faire honneur à cette réputation.

De plus, l'augmentation de notre contribution permettra d'éviter un afflux massif de réfugiés vers la Suisse, ou du moins de diminuer l'afflux de ceux-ci. Il est bien connu que lorsque des êtres humains subissent les affres de la maladie, de la misère ou qu'ils sont soumis à la torture, ils essaient de fuir quoi qu'il leur en coûte. La seule manière de limiter ces mouvements de population toujours tragiques est d'améliorer les conditions de vie sur place et d'éradiquer les fléaux que je viens de citer.

La majorité de la commission vous propose d'accepter cette motion pour les raisons que j'ai évoquées.

Il s'agit avant tout d'un impératif moral que d'aider une communauté en proie aux plus terribles souffrances, à savoir celles de la guerre et de la misère. La Suisse dépensera finalement peu par rapport à ses moyens, mais elle apportera finalement beaucoup aux nécessiteux du Sri Lanka. Ces derniers perdant l'envie de tout abandonner, notre pays pourra éviter des afflux massifs d'immigrés à ses frontières. Il s'agit enfin de prouver le respect et les égards que nous accordons aux familles de nombreux Tamouls venus en Suisse depuis déjà fort longtemps et qui sont maintenant parfaitement intégrés. Aider des Tamouls, c'est sauver les proches de citoyens suisses comme vous et moi. Je vous pose maintenant cette question: oserions-nous refuser cette aide pour notre propre famille?

Fehr Hans-Jürg · Mit-M · Nationalrat · Schaffhausen · Sozialdemokratische Fraktion

In Sri Lanka leben ungefähr 270 000 Menschen als Vertriebene, als Gefangene, als Opfer des beendeten Bürgerkriegs in Internierungslagern, und die srilankische Regierung unternimmt weiterhin gar nichts, um diese Menschen nach Hause zurückzuführen. Sie bleiben Vertriebene im eigenen Land, Gefangene im eigenen Land. Die Situation in diesen Camps ist sehr schlimm. Die Versorgungslage ist äusserst prekär. Internationale Hilfswerke werden nicht zugelassen, kaum noch das IKRK. Es kommt bereits zu ersten Revolten.

Jetzt kommt dann - das ist ein ganz wesentliches Argument, das für die Annahme der Motion der APK spricht - der Monsun. Was das für die Situation dieser Menschen bedeuten wird, kann man erahnen, wenn man sich vor Augen hält, was Mitte August in diesen Lagern passiert ist. Mitte August hat es nämlich ein paar Stunden massiv geregnet. Das Ergebnis dieses Regens - eines kleinen Regens, gemessen an dem, was dann der Monsun bringt -: 2000 zerstörte Unterkünfte, fünf Tote, völlig ausser Betrieb gesetzte sanitäre Einrichtungen, zusammengebrochene Wasserversorgungen usw.

Was auf die Leute in Sri Lanka jetzt zukommt, ist der Monsun, die Regenzeit. Der Regen wird das alles noch sehr viel schlimmer machen als im August; da hat man einen Vorgeschmack bekommen. Darum ist es notwendig, jetzt vermehrt zu handeln, jetzt die Hilfe zu verstärken und nicht, wie es in der Antwort des Bundesrates heisst, im Oktober das Engagement in Sri Lanka erneut zu prüfen. Wenn man es im Oktober erneut prüfen will, dann ist das Schlimmste bereits geschehen.

Es ist vorgestern ein Brief der auf Sri Lanka tätigen Hilfswerke an die Uno weggegangen. In diesem Brief warnen die Hilfswerke die Uno ausdrücklich vor der humanitären Katastrophe, die in den Camps, in den Internierungslagern passieren wird, wenn nicht jetzt, in den verbleibenden zwei Wochen, die Hilfe massiv verstärkt wird. Darum muss jetzt gehandelt werden, und es muss nicht im Rahmen, wie es in der bundesrätlichen Antwort heisst, des laufenden Zahlungskredites gearbeitet werden, denn das geht dann auf Kosten anderer humanitärer Hilfe.

Darum verlangt die Motion der Aussenpolitischen Kommission ausdrücklich, dass man auf die "Verpflichtungsreserve für Katastrophen und Notlagen, die nicht durch Zahlungskredite gedeckt sind", zurückgreift. Die ist nämlich genau für solche Fälle gedacht. Sie verlangt, dass man aus dieser Reserve 5 Millionen Franken für Nothilfe entnimmt, ohne dann an anderen Orten und in anderen Einsatzbereichen kürzen zu müssen. Das ist die Stossrichtung dieser Motion. Sie hat in den Monaten, seit sie von der Aussenpolitischen Kommission angenommen worden ist, noch an Dringlichkeit, an Brisanz gewonnen. Die Notwendigkeit, das Engagement vor Ort zu verstärken, ist noch viel grösser, als man es vor fünf Monaten ahnen konnte.

Ich bitte Sie sehr, diese Motion Ihrer Kommission anzunehmen.

Reymond André · Mit-M · Nationalrat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Cette motion demande au Conseil fédéral de prélever 5 millions de francs sur les fonds de la "Réserve obligatoire pour les catastrophes et situations de détresse dont le financement n'est pas couvert par les crédits de paiement". Ce prélèvement ne sera pas compensé par des réductions opérées dans d'autres domaines de l'aide humanitaire.

Une minorité de la commission propose de rejeter cette motion, car la Confédération a déjà répondu aux besoins humanitaires du Sri Lanka. Depuis le début de l'année, plus de 4,4 millions de francs ont été alloués à ce pays, ce qui représente un dépassement de 1,1 million de francs du budget supplémentaire planifié. L'aide humanitaire de la Confédération apporte un soutien à la population touchée dans le nord du Sri Lanka par le biais d'actions du Corps suisse d'aide humanitaire, par celui des programmes d'aide d'urgence du Programme alimentaire mondial, du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, du Comité international de la Croix-Rouge, ainsi que par des contributions versées à des ONG.

Au Sri Lanka, 270 000 personnes ont été déplacées, dont 220 000 au moins séjournent dans le fameux camp officiel de Manik Farm. Seuls les organismes nationaux ont accès à ce camp, le CICR s'en est vu refuser l'accès.

Je rappelle que le Sri Lanka est l'un des nombreux pays où la Confédération apporte une aide humanitaire substantielle.

Comme le Conseil fédéral, la minorité de la commission propose de rejeter cette motion.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 75 Stimmen

Dagegen ... 86 Stimmen