08.330

Für einen Elternurlaub

Forster-Vannini Erika · P-F · Ständerat · St. Gallen · Freisinnig-demokratische Fraktion

Antrag der Mehrheit

Der Initiative keine Folge geben

Antrag der Minderheit

(Maury Pasquier, Fetz, Sommaruga Simonetta)

Der Initiative Folge geben

Proposition de la majorité

Ne pas donner suite à l'initiative

Proposition de la minorité

(Maury Pasquier, Fetz, Sommaruga Simonetta)

Donner suite à l'initiative

Präsidentin (Forster-Vannini Erika, Präsidentin): Es liegt ein schriftlicher Bericht der Kommission vor.

Egerszegi-Obrist Christine · Mit-F · Ständerat · Aargau · Freisinnig-demokratische Fraktion

Die Standesinitiative Genf "für einen Elternurlaub" verlangt, dass der Bund die entsprechenden Gesetzesmassnahmen treffen soll, damit die Kantone, die dies wünschen, einen finanzierten Elternurlaub einführen können, der mit paritätischen Beiträgen aus der kantonalen Mutterschaftsversicherung gespiesen würde. Das Ziel dieser Standesinitiative ist es auch, die Versicherungsdeckung bei Mutterschaft und Adoption auf einen Elternurlaub auszudehnen.

Die Kommission hat sich an ihrer Sitzung vom 15. Februar dieses Jahres mit dieser Vorlage befasst. Der Elternurlaub, wie ihn die Standesinitiative Genf vorschlägt, würde zweifellos der Familienpolitik einen Dienst erweisen; er würde sie stärken. Es wäre ein grosser Beitrag für die Verbesserung der Vereinbarkeit von Familie und Beruf. Das anerkennt auch die Mehrheit der Kommission. Trotzdem hat sie sich, wie Sie gehört haben, klar gegen Folgegeben ausgesprochen.

Der vorgeschlagene Elternurlaub würde zwei Elemente umfassen: Einerseits wäre es ein Urlaub für eine bestimmte Zeit und andererseits eine Entschädigung in Form eines Erwerbsersatzes oder einer Lohnfortzahlung während des Urlaubes. Der Anspruch auf einen spezifischen Urlaub oder auf eine Lohnfortzahlung brächte eine Änderung des Obligationenrechts und des Arbeitsrechts mit sich. Die Entschädigung zielt auf eine Ausweitung der Mutterschaftsleistungen über die Erwerbsersatzordnung hinaus.

Die Kommission hat festgestellt, dass heute eigentlich schon jeder Kanton selber solche Leistungen einführen könnte. Die Diskussion hat ergeben, dass die Kantone die Möglichkeit haben, die Finanzierung des Elternurlaubs in der Gesetzgebung ihres Kantons vorzusehen. Auch die Erhebung von paritätischen Beiträgen auf der Grundlage einer kantonalen Regelung ist heute möglich. Die Kommission ist der Meinung, dass eine Ausweitung der heutigen Mutterschaftsversicherung von Mutterschafts- und Adoptionsleistungen auf Elternschaftsleistungen erstens verfrüht wäre - das Gesetz ist noch nicht lange in Kraft -, und zweitens wäre es auch wirtschaftlich problematisch. Bei der Einführung der Mutterschaftsversicherung wurde die Frage des Einbezugs von Leistungen an Väter ausgiebig besprochen und klar abgelehnt. Die wirtschaftliche Problematik liegt auf dem Tisch. Wir haben etliche Sozialversicherungen, die zum Teil heute schon finanzielle Probleme haben. Ich erinnere Sie an die Invalidenversicherung und an die Arbeitslosenversicherung, aber auch die Erwerbsersatzordnung geht in Richtung eines Defizits. Es werden zweifellos höhere Lohnbeiträge nötig werden. Es zeigt sich gerade in der aktuellen Diskussion, dass einerseits höhere Lohnbeiträge schwierig mehrheitsfähig zu machen sind; ich erinnere Sie an die Zusatzleistung bei der Invalidenversicherung. Anderseits sind aber auch Leistungsanpassungen heute extrem schwierig; ich erinnere Sie an die jetzige Diskussion im Abstimmungskampf um die Senkung des Umwandlungssatzes.

Die Einführung eines schweizweiten Elternurlaubs wäre vielen jungen Eltern willkommen, aber wegen der erwähnten Problematiken bitte ich Sie namens der Kommission, die sich mit 8 zu 3 Stimmen dagegen ausgesprochen hat, dieser Initiative keine Folge zu geben.

Maury Pasquier Liliane · Mit-F · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion

Cette initiative du canton de Genève a un immense avantage qui ferait des jaloux en matière de mobilité: elle permet d'aller loin, qui plus est dans la bonne direction, en faisant un tout petit pas. Je m'explique.

Tout ce que prévoit ce texte, c'est de permettre aux cantons qui le souhaitent d'instaurer un congé parental, c'est-à-dire en l'occurrence un congé qui soit aussi ouvert aux pères. Ce congé serait financé par les cotisations paritaires de l'assurance-maternité cantonale et n'aurait donc aucune répercussion directe sur les finances de la Confédération. Il s'agit simplement de donner aux cantons dans la loi la même latitude dont ils disposent déjà en matière d'allocation de maternité ou d'adoption.

En effet, l'article 16h de la loi sur les allocations pour perte de gain stipule que "les cantons peuvent prévoir l'octroi d'une allocation de maternité plus élevée ou de plus longue durée et l'instauration d'une allocation d'adoption et prélever, pour le financement de ces prestations, des cotisations particulières". Le fédéralisme permet tout à fait, et c'est même là sa vocation, de donner aux différents cantons une certaine marge de manoeuvre pour répondre aux besoins et aux demandes spécifiques de leur population.

Contrairement au postulat Nordmann 08.3315 qui prévoyait l'instauration d'un congé-paternité au plan fédéral, cette initiative ne représente donc qu'un tout petit pas pour notre Parlement; un tout petit pas qui pourtant permettrait à la Confédération de donner un signal fort dans le sens de son mandat constitutionnel en faveur de la famille précisé à l'article 116 alinéa 1 de notre Constitution et selon lequel "la Confédération prend en considération les besoins de la famille. Elle peut soutenir les mesures destinées à protéger la famille".

C'est un tout petit pas qui, également, permettrait aux cantons qui le souhaitent de faire avancer la cause de la paternité et de répondre au désir d'un nombre croissant de pères qui souhaitent s'impliquer davantage auprès de leur tout-petit.

Ce n'est là ni une mode ni un caprice, mais un enjeu de taille, car la paternité se tisse dans le lien concret à l'enfant, et ce dès son plus jeune âge. Et ce qui se joue dès la naissance aura des répercussions sur la qualité de la relation père-enfant tout au long de sa vie, sans compter - et c'est la sage-femme qui vous parle - que la place du père auprès de la mère qui vient d'accoucher est essentielle sur le plan tant affectif que logistique, surtout s'il y a d'autres enfants.

Or, à l'heure actuelle, dans chaque canton, les hommes ne sont pas égaux devant le congé-paternité, qui est laissé au bon vouloir des partenaires sociaux. Cette situation génère de grandes différences entre branches. C'est un peu: "Dis-moi où tu travailles, je te dirai quel père tu peux être."

Le canton de Genève, en sa qualité d'employeur, octroie à ses employées vingt semaines de congé-maternité et la même chose en situation d'adoption. Il octroie à ses employés qui deviennent pères un congé de deux semaines payées, plus deux semaines possibles, mais non payées. Mais tous les autres pères du canton ne sont pas traités de la même manière. Quelques-uns ont sans doute à peu près les mêmes possibilités, mais beaucoup d'autres doivent se satisfaire du minimum légal, qui est vraiment, comme son nom l'indique, très minimaliste.

Nous avons déjà parlé ce matin d'accorder un congé à l'un ou l'autre des parents dans des circonstances tragiques, à savoir la maladie grave d'un enfant. Les deux parents doivent pouvoir être disponibles pour vivre aussi les moments de bonheur, dont la naissance d'un enfant fait partie la plupart du temps, sans que le congé du père ait forcément besoin d'être très long, car l'égalité des droits entre femmes et hommes n'empêche pas une différence biologique et physiologique évidente entre eux, qui fait que c'est la femme qui accouche et que c'est elle qui allaite. L'égalité demande en revanche que les pères aient la possibilité de s'impliquer davantage auprès de leurs enfants.

Quant à la question de l'augmentation des cotisations pour offrir un tel congé, eh bien, c'est bel et bien aux autorités cantonales d'en décider. Si elles estiment que c'est un souhait et que c'est un besoin de leur population, laissons-leur au moins la possibilité de le décider.

L'initiative du canton de Genève, à laquelle la minorité de la commission vous invite à donner suite, permet de faire un pas dans ce sens, un petit pas pour l'Assemblée fédérale, mais un grand pas pour les hommes.

Jenny This · Mit-M · Ständerat · Glarus · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Nur ganz kurz: Zwar war ich für einen Betreuungsurlaub für schwerkranke Kinder, doch bin ich entschieden gegen die Schaffung eines Elternurlaubs. Mit Ausnahme der Berufsunfallversicherung stecken alle Sozialwerke in akuten finanziellen Problemen. Die Finanzierungslücke im Sozialbereich, auf die wir in den nächsten Jahren zusteuern, wird dem Ertrag von 6 Mehrwertsteuerprozenten entsprechen - und jetzt wollen wir eine zusätzliche Sozialversicherung. Eine solche zusätzliche Sozialversicherung ist unnötig, zumal - und das müssen wir auch wissen - einmal zugesicherte Leistungen nicht mehr abzubauen sind! Das kennen wir überall: Was wir einmal zugesichert haben, bleibt bestehen.

Auch kantonale Lösungen sind kein Ansatz. Was machen Sie mit Mitarbeitern, die in verschiedenen Betrieben einer Firma arbeiten, wenn sie unterschiedliche Lösungen haben? Das gibt administrativ unheimliche Probleme, das macht nun wirklich keinen Sinn.

Es braucht auch keine zusätzlichen Bundeslösungen. Bei der Einführung der Mutterschaftsversicherung haben wir uns entschieden gegen einen Vaterschaftsurlaub gestellt - und jetzt wollen wir über die Hintertüre genau diesen Vaterschaftsurlaub einführen! Man spricht davon, insgesamt 24 Wochen zu verankern, wobei auch die Väter zwingend - zwingend! - vier Wochen nehmen müssen, und zwar unabhängig davon, ob sie wollen oder nicht, unabhängig davon, wie sie in der Freizeit ihren Hobbys nachgehen. Die meisten hätten ja wahrlich genügend Zeit, sich der Familie zu widmen, aber viele machen es eben nicht. In der Freizeit, in den Ferien, samstags und sonntags wäre wirklich ausreichend Zeit vorhanden, sich der Familie zu widmen. Und wir meinen nun, das zu verbessern, wenn wir ihnen zusätzlich diese vier Wochen aufzwingen.

Als Arbeitgeber wehre ich mich auch gegen zusätzliche Lohnprozente. Darum, meine ich, müsste man diese Vorlage ablehnen. Die Meinungen sind gemacht und die Mehrheiten offensichtlich auch.

Forster-Vannini Erika · P-F · Ständerat · St. Gallen · Freisinnig-demokratische Fraktion

Abstimmung - Vote

Für Folgegeben ... 11 Stimmen

Dagegen ... 22 Stimmen

Schluss der Sitzung um 12.50 Uhr

La séance est levée à 12 h 50