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Auswirkungen von beruflichem Stress auf die Gesundheit am Arbeitsplatz

Forster-Vannini Erika · P-F · Ständerat · St. Gallen · Freisinnig-demokratische Fraktion

Der Interpellant beantragt Diskussion. - Sie sind damit einverstanden.

Recordon Luc · Mit-M · Ständerat · Waadt · Grüne Fraktion

On vient de parler de priorités et je ne suis pas tout à fait sûr que la santé au travail fasse partie des grandes priorités de notre gouvernement. Lorsque j'ai lu la réponse du Conseil fédéral à mon interpellation, j'ai eu le sentiment d'une certaine sous-estimation du problème.

Le problème est assez général. Il s'agit de santé publique en général d'abord, en effet, puisque l'on constate, au fond, un déplacement des problèmes de santé du physique au psychique au fil de ces dernières années. C'est très frappant et très problématique. Nous nous en sommes largement rendu compte lorsque nous avons traité de la législation sur l'assurance-invalidité, mais, dans le monde du travail, je pense que nous sommes au coeur du problème. C'est à la fois une cause de grande souffrance et une cause de coûts extrêmement importants pour la société. On peut essayer d'imaginer ce que sont les causes telles qu'elles ont pu être relevées jusqu'à maintenant par les spécialistes de la santé. Parmi celles-ci, je tiens à souligner la question de la relative survalorisation de la profession et de l'image professionnelle des personnes; c'est probablement cela qui peut conduire à des situations aussi incroyables que de voir quelqu'un se suicider - comme on l'a vu à maintes reprises dans le cas de France Télécom, et ça ne semble malheureusement pas fini - pour des questions de stress professionnel.

Il y a peut-être une autre chose qu'il faut mettre en avant: c'est la tendance de plus en plus grande de certains gestionnaires à faire ce que l'on pourrait appeler du "management by uncertainty", c'est-à-dire de la gestion fondée sur la déstabilisation et sur l'incertitude dans laquelle vivent un certain nombre d'employés, ce qui est d'ailleurs d'une certaine façon une variante du "management by hope", la gestion au petit bonheur, si je puis dire.

Je pense qu'il y a de plus en plus de cas où l'on tend à vouloir - malheureusement et de manière peut-être un peu perverse - traiter son personnel par l'incertitude et que cela déstabilise nombre de personnes. Bien entendu, une certaine pression est nécessaire, tout le monde en conviendra, dans n'importe quel travail, et pas seulement sur les collaborateurs appelés à répondre à nos interventions personnelles. La pression doit toutefois être contenue dans certaines limites. Là je trouve que le Conseil fédéral est un peu optimiste. Je voudrais l'inviter quand même à approfondir sa réflexion, même si je me suis contenté dans le cas particulier d'une interpellation, même si je n'ai pas déposé une intervention destinée à le faire travailler sous pression - c'est la logique, puisque je me plains du stress professionnel!

Je profite de ce que j'ai la parole pour signaler qu'à ma deuxième question je n'ai pas vraiment obtenu de réponse ou que j'ai obtenu en fait une réponse comique. En effet, celui qui a lu les mots "de ce chef" n'a pas compris que cela voulait dire "de ce fait" en français, et il a cru que je parlais des chefs! Puisque le sujet était le stress professionnel, il s'est concentré sur la question du stress professionnel des chefs et il a répondu qu'il n'existait pas de données sur ce sujet. Donc je n'ai pas obtenu de réponse parce que malheureusement l'expression "de ce chef" ne fait pas partie du vocabulaire de celui qui a lu mon interpellation pour en rédiger la réponse.

Leuthard Doris · BPR-F · Bundesrat · Aargau

Ich habe eigentlich der Antwort nichts beizufügen. Wie in der Antwort dargelegt, kommen 2011 die Ergebnisse einer neuen Umfrage zu diesem grundsätzlichen Problem der Selbstmordraten, der Risiken heraus. Vielleicht findet sich dort eine Tendenz, die Ihre zweite Frage - hat sich das gegenüber 1999 erhöht, oder ist das stabil geblieben? - beantwortet. Vorderhand können wir das einfach nicht beantworten; wir müssen warten, bis diese neue Studie herausgekommen ist.