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Wie weiter mit den italienischen Sprach- und Kulturkursen?
Forster-Vannini Erika · P-F · Ständerat · St. Gallen · Freisinnig-demokratische Fraktion
Herr Berberat ist von der schriftlichen Antwort des Bundesrates befriedigt, beantragt aber eine kurze Diskussion. - Sie sind damit einverstanden.
Berberat Didier · Mit-M · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion
Tout d'abord, je tiens à remercier vivement le Conseil fédéral de sa réponse pour le moins circonstanciée. Vous le savez, l'italien a cela de particulier qu'elle n'est pas seulement la langue d'origine de la plus grande communauté migrante intégrée depuis quatre générations dans notre pays, et dont la culture a d'ailleurs marqué le quotidien de notre pays, mais elle est également une de nos langues nationales. Les cours de langue et de culture italiennes ont un rôle fondamental à jouer et je suis heureux de constater que, dans sa réponse, le Conseil fédéral partage cet avis malgré le désengagement progressif du gouvernement italien qui n'a pas mis, c'est le moins que l'on puisse dire, une priorité sur l'éducation et la culture. Je remercie aussi d'ailleurs le Conseil fédéral d'insister, chaque fois qu'il rencontre le gouvernement italien, sur la nécessité du subventionnement italien pour ces cours qui sont de grande importance. Mais je sais que la tâche n'est pas toujours facile avec le gouvernement Berlusconi et qu'elle est particulièrement ardue en matière culturelle et d'éducation.
En matière de langue, vous le savez aussi, nous sommes à un moment charnière puisque la loi sur les langues que, au niveau du Parlement, nous avons appelée de nos voeux est entrée en vigueur le 1er janvier 2010 et que le département de Monsieur le conseiller fédéral Burkhalter prépare l'ordonnance pour le 1er juillet 2010.
Je souhaiterais donc poser au Conseil fédéral les questions complémentaires suivantes, pour autant qu'il puisse y répondre dans la mesure où l'ordonnance n'est effectivement pas encore totalement aboutie. Dans la réponse, on nous indique que des aides financières basées sur l'article 16 de la loi sur les langues permettront d'optimiser les conditions de base favorables à la transmission des connaissances des langues nationales dans l'enseignement, notamment au niveau primaire et secondaire. On sait aussi que ce soutien touchera notamment aux nouveaux moyens d'enseignement et aux moyens didactiques. Les questions que je souhaitais donc poser sont les suivantes: est-ce qu'on a déjà chiffré l'aide fédérale dans ce domaine? Est-ce qu'on sait combien la Confédération dépensera dans ce domaine? Est-ce qu'on a déjà déterminé les moyens d'enseignement?
Enfin, j'aurais un voeu. Si on mobilise des sommes d'argent pour cette aide financière, il serait judicieux qu'il n'y ait pas de compensation parce que, s'il y a une compensation, il est sûr qu'on ne fera pas grand-chose, ce qui serait vraiment dommage pour la langue italienne qui est, rappelons-le encore une fois, une langue nationale.
Lombardi Filippo · Mit-M · Ständerat · Tessin · Fraktion CVP/EVP/glp
Se ringrazio da un lato il collega Berberat per avere introdotto questa interpellanza e aver provocato una risposta del Consiglio federale, non posso dall'altro lato non sottolineare le medesime preoccupazioni che il collega Berberat ha rilevato. Mi piacerebbe che il consigliere federale poi nella sua risposta ci tranquillizzasse, perché sulla carta la risposta del Consiglio federale non fa una piega, non fa una grinza: C'è comprensione, c'è sostegno, c'è disponibilità, abbiamo la nuova legge sulle lingue, fra pochi mesi arriverà l'ordinanza sulle lingue, saranno previsti dei mezzi di sostegno per la lingua italiana. Non si vogliono finanziare i corsi, però si vogliono finanziare la formazione dei docenti ed, mezzi pedagogici, bisognerebbe spiegare bene che cosa la Confederazione vuole veramente finanziare.
Il dubbio però è lo stesso come quello che mi ha colto qualche minuto fa quando abbiamo accettato all'unanimità la mozione del Consiglio nazionale sull'istruzione dei giovani Svizzeri all'estero e le scuole svizzere all'estero. Il dubbio è questo: Quando parliamo di grandi principi con il Consiglio federale o con i colleghi in questa nobile assemblea, siamo quasi tutti d'accordo. Tutti ritengono importante il plurilinguismo, tutti ritengono importante la difesa dell'italiano, tutti ritengono importanti le scuole svizzere all'estero. Quando bisogna passare alla cassa, tutto si blocca. Il problema è la cassa. È qui, caro consigliere federale, che dobbiamo avere il coraggio di dirci che se abbiamo delle priorità, qualche milione bisogna metterlo in queste priorità. Sono comunque pochi milioni rispetto a quelli delle strade, delle ferrovie, delle assicurazioni sociali, dell'esercito - là si parla in miliardi, qui si parla in milioni. Ma almeno questi milioni ci vogliono per le lingue, perché altrimenti non si farà niente.
Per noi sarebbe importante, oltre alle parole rassicuranti della risposta scritta del Consiglio federale, sentire dalla viva voce del capo del dipartimento quanti milioni di franchi prevede di mettere a disposizione. È disposto il Consiglio federale a dare dei mezzi, alcuni - pochi - milioni supplementari, per dare concretezza a queste sue idee come anche per le scuole svizzere all'estero poco fa? L'esperienza che abbiamo fatto in quest'aula per tre volte negli scorsi dieci anni nei preventivi della Confederazione era che il Parlamento difendeva il budget delle scuole svizzere all'estero, addirittura lo aumentava contro il parere dell'amministrazione, e poi alle scuole all'estero non arrivava niente. Se qualche direttore di una scuola svizzera all'estero poi osava scrivere al dipartimento per dire che a lui risultava che il Parlamento aveva aumentato il budget, c'era una risposta - ne esiste la prova scritta - dell'Ufficio federale della cultura che diceva: Non vi diamo lo stesso l'aumento dei crediti perché non siamo sicuri che il Parlamento l'anno prossimo rinnoverà questo aumento.
Questo genere di atteggiamento nell'amministrazione bisogna combatterlo, e solo il Consiglio federale può farlo, perché è l'unico che ha l'autorità politica per dire: Se questo è una priorità, due, tre milioni di franchi ci vogliono per la lingua italiana, per le scuole all'estero. Ecco l'appello che rivolgo al consigliere federale che so molto sensibile a questi temi, anche perché ha accettato di incontrare questa sera una delegazione della deputazione ticinese per discutere anche di queste problematiche della legge e dell'applicazione della legge sulle lingue. Quello che chiedo è concretezza. Grazie, Signor Consigliere federale.
Burkhalter Didier · BR-M · Bundesrat · Neuenburg
Cette fois-ci, je suis convaincu qu'il faudra que je suive aussi quelques cours d'italien; il faudra non seulement que je passe ce soir "alla cassa", mais que je passe également à l'action en termes de cours de langue. J'ai tout de même compris une bonne partie de ce qui a été dit, avec l'enthousiasme du Tessin et la chaleur du Sud.
Concernant les "grandi principi", précisément, je crois que l'on peut partager l'analyse qui est faite. Il est quand même important non seulement de "passare alla cassa", mais aussi d'avoir des "grandi principi". C'est particulièrement le cas pour un grand principe qui n'a peut-être pas été mentionné une nouvelle fois: l'importance de la relation entre l'accueil par la Suisse d'immigrants et leur culture d'origine. C'est un aspect délicat de l'intégration. Cela peut même, à la limite, aller dans le sens contraire de l'intégration, selon comment c'est fait. Cette relation délicate mais importante entre l'accueil par notre pays et la culture de base qui doit se mêler à la nouvelle culture, la culture d'avenir, est donc une dimension fondamentale, qui passe aussi beaucoup par la langue.
Citons le cas particulier - Monsieur Berberat l'a dit - de la communauté italienne, qui est une grande communauté migrante et qui, en même temps, utilise une langue nationale de la Suisse. Nous partageons donc cette analyse.
En ce qui concerne l'évolution de la situation très concrète, il y a en effet la loi sur les langues ainsi que les contacts avec l'Italie. Ces derniers - cela a été dit - existent. On ne peut pas décider à la place d'un pays souverain. Et si celui-ci décide de faire moins dans un domaine, nous ne pouvons simplement que lui indiquer que c'est peut-être dommage, mais c'est à lui de savoir ce qu'il souhaite faire.
En ce qui concerne la loi sur les langues, en effet, la loi est en vigueur. Les ordonnances sont en cours et, concernant l'article 16 et le fait de "passare alla cassa", précisément, cela est prévu dans le domaine des fonds, bien que ce ne soient pas des "miliardi". Toutefois, il faut quand même reconnaître - si vous me permettez juste une petite parenthèse - que, dans les milliards, pour en revenir à tous ces thèmes que vous avez évoqués, il y a quand même quelques éléments qui touchent aussi à la culture et parfois à la langue, en tout cas qui les mettent en relation. On ne peut donc pas non plus dire que seuls les millions de la loi sur les langues ont un effet sur les cultures au sens large ou sur la vie intégrative des cultures en Suisse.
Cela dit, pour la vision ciblée sur la loi sur les langues, l'article 16 obtiendra - si j'ai bien compris, car j'ai dû vite me le remémorer, et je remercie les services qui ont agi rapidement et de manière compréhensive à mon égard - environ 30 pour cent des 5 millions de francs supplémentaires en la matière. En effet, il s'agit de millions, et non pas de milliards de francs, je le confirme; il s'agit donc de 1,2 million de francs. Ces moyens sont relativement faibles et ils sont à disposition pour des éléments d'ordre didactique, comme cela a été dit, pour les cours ciblés de formation. Il est donc clair que nous n'allons pas financer des cours de langue, mais des cours de formation pour les enseignants ou des cours de formation continue et également des échanges scolaires.
C'est dans ce sens que nous souhaitons aller. Je sais que c'est modeste. Je sais aussi qu'il y a beaucoup d'attentes et qu'il ne sera pas possible de répondre à toutes les attentes dans ce dossier, comme dans d'autres d'ailleurs.