10.3256, 10.3466
Jugendliche den gezielten Umgang mit neuen Medien lehren / Effektivität und Effizienz im Bereich Jugendmedienschutz und Bekämpfung von Internetkriminalität
Verfahrensbeitrag
10.3256
Antrag der Kommission
Ablehnung der Motion
Antrag Bruderer Wyss
Annahme der Motion
Schriftliche Begründung
Ziel dieser Motion ist, dass Kinder und Jugendliche souverän und eigenverantwortlich mit den Chancen umgehen, die ihnen die neuen Medien bieten. Gleichzeitig sollen sie aber auch für deren vielseitige Gefahren und Risiken sensibilisiert werden. Dadurch können sie anschliessend selbst zwischen gefährlichen und ungefährlichen Inhalten unterscheiden.
Der verantwortungsvolle Umgang mit den neuen Informations- und Kommunikationstechnologien ist eine der Schlüsselkompetenzen im 21. Jahrhundert. Eine Stärkung dieser Kompetenzen durch gezielte Förderung und Sensibilisierung der Kinder und Jugendlichen ist dabei weit sinnvoller und zukunftstauglicher als einfache Verbote. Dabei geht es beispielsweise um Computerspiele, welche auch auf dem Internet erhältlich sind, oder um den Umgang mit persönlichen Daten auf Social Network Websites.
Proposition de la commission
Rejeter la motion
Proposition Bruderer Wyss
Adopter la motion
Le président (Germanier Jean-René, président): Vous avez reçu un rapport écrit pour chacune de ces motions. La commission propose de rejeter la motion Schweiger et d'adopter la motion Bischofberger.
Häberli-Koller Brigitte · Mit-F · Nationalrat · Thurgau · Fraktion CVP/EVP/glp
Über die Motion Schweiger 10.3256 und die Motion Bischofberger 10.3466 hat unsere Kommission an der Sitzung vom 2. Februar 2011 diskutiert und entschieden.
Zur Motion Schweiger: Mit 10 zu 9 Stimmen wurde diese Motion in der WBK-NR knapp abgelehnt. Sie will den Bundesrat beauftragen, dafür zu sorgen, dass im Lehrplan 21 ein "Medienführerschein" vorgesehen wird. Der Umgang mit den neuen Medien soll in den verschiedenen Bildungsinstitutionen gelehrt werden. Ein entsprechendes Lehrprogramm soll mit den Vertretern der Volksschule ausgearbeitet werden.
Der Ständerat hat die Motion mit 22 zu 14 Stimmen angenommen. Der Bundesrat verweist auf die Kompetenzen der Kantone und lehnt die Motion aus diesen Gründen ab.
Der Motionär wies im Ständerat auf das grosse Echo und die vielen positiven Reaktionen hin, welche er zu seiner Motion erhalten habe. Auch der Lehrerverband hat sich positiv geäussert und sieht hier Handlungsbedarf. Der Motionär verwies in den Beratungen im Ständerat auf die erfolgreiche Umsetzung eines "Medienführerscheins" in Bayern.
Der Bundesrat, der in seiner ablehnenden Begründung die Medienkompetenz als sehr wichtig bezeichnet, weist darauf hin, dass der Bund im Bereich der Volksschule keine Kompetenz habe, das BBT aber gemeinsam mit der EDK den Bildungsserver educa.ch für Lehrkräfte der Schule und Berufsbildung finanziere, wo sich umfangreiche Informations- und Lehrmaterialien finden, die neben technischen auch ethische und rechtliche Themen abdecken. Was die Förderung der Medienkompetenzen betreffe, werde der Bundesrat einen Massnahmenkatalog ausarbeiten lassen. Aus diesen Gründen sieht der Bundesrat keinen weiteren Handlungsbedarf und lehnt wie die WBK-NR diese Motion ab.
Zur Motion Bischofberger, "Effektivität und Effizienz im Bereich Jugendmedienschutz und Bekämpfung von Internetkriminalität": Diese Motion will gesetzliche Grundlagen, damit sichergestellt wird, dass die im Bereich Jugendmedienschutz und Bekämpfung von Internetkriminalität tätigen Organe des Bundes und der Kantone wie das Bakom, Melani, Kobik, Fedpol, Seco, NDB, Edöb, SPK, BSV, ZEM-VBS, Educa-SFIB, EDK, kantonale und städtische Polizeien usw. effizienter und damit kostengünstiger zusammenarbeiten.
Der Ständerat hat diese Motion einstimmig angenommen, und die WBK-NR hat ihr mit 15 zu 8 Stimmen bei 3 Enthaltungen ebenfalls klar zugestimmt.
Die grosse Mehrheit der Kommission anerkennt den Handlungsbedarf angesichts der Breite an Aktionen und Organisationen, die der Motionär effizienter organisieren möchte. Wenn man sich vor Augen führt, wer alles Jugendschutz betreibt - das Bundesamt für Sozialversicherungen, die Schweizerische Kriminalprävention, die Stiftung Kinderschutz Schweiz, das Netzwerk Kinderrechte Schweiz, diverse kantonale Polizeikorps, Elternräte, pädagogische Hochschulen und einige andere mehr -, dann ist Handlungsbedarf ausgewiesen. Es braucht eine strategische Gesamtschau, ein gezieltes und koordiniertes Vorgehen, und dies unter der Verantwortung des Bundes. Unbestritten ist, dass sich alle Organe und Institutionen grösste Mühe geben, der Herausforderung von Cyberspace gerecht zu werden. Aber der Cyberspace ist grenzenlos, die Vernetzung nahtlos und sein Wirken pausenlos, so zu lesen in einer Studie.
Eine Minderheit der Kommission erachtet die Antwort des Bundesrates und damit die Ablehnung der Motion als richtig und die bereits eingeleiteten Massnahmen als genügend. Die Kommission empfiehlt Ihnen jedoch, die Motion anzunehmen und dem Bundesrat den Auftrag zu erteilen, die Koordination an die Hand zu nehmen.
Freysinger Oskar · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Comme ma collègue, je vais traiter des deux motions en même temps: les motions Schweiger 10.3256 et Bischofberger 10.3466.
La motion Schweiger 10.3256 propose la création d'une sorte de "permis médias" au niveau de l'école primaire. Le problème a été reconnu par les commissaires, aussi bien par ceux de la commission du Conseil des Etats que par ceux de la commission du Conseil national: nous constatons qu'il y a une énorme augmentation d'utilisateurs d'Internet, surtout - et c'est étonnant - dans la tranche d'âge de 6 à 7 ans, ce qui est très jeune. C'est un âge où les enfants ont beaucoup de peine à déterminer avec exactitude le contenu qui leur est servi sur Internet.
Selon une étude, un quart des enfants témoignent être tombés sur des contenus interdits aux enfants ou des contenus leur ayant fait peur. En 2008, 10 pour cent des enfants - c'est un chiffre qui est assez intéressant - avaient mis sur Internet leur photo ou un film où ils figuraient. En 2010, c'est-à-dire après deux ans seulement, ce chiffre est passé à 29 pour cent. Presque un tiers des gamins postent sur Internet leur photo ou un film les mettant en scène! On sait évidemment qu'il y a des requins qui attendent dans l'ombre pour abuser de ce genre de chose. Je donne un autre chiffre encore plus inquiétant: parmi ces enfants, 1 sur 20 a même mis son numéro de téléphone portable sur Internet! Vous imaginez ce que cela pourrait provoquer comme problèmes.
Face à cette situation, dont j'ai esquissé les grandes lignes, les parents sont souvent dépassés. Eux-mêmes connaissant moins bien l'internet que leurs enfants, évidemment qu'ils ne sont pas très bien outillés pour conseiller leur progéniture. Ils peuvent recourir à des filtres ou à des programmes de protection, mais l'on s'aperçoit que ces moyens sont très peu utilisés et, il faut bien le reconnaître - je l'ai vu avec mes propres enfants -, aisément contournés.
La motion Schweiger prévoit d'intervenir au niveau de l'école obligatoire. L'auteur propose une sorte d'ingérence de la Confédération dans les programmes scolaires cantonaux, c'est-à-dire que la Confédération propose d'organiser un cours qui se termine par un diplôme. La motion Schweiger a été adoptée par le Conseil des Etats, par 22 voix contre 14. Le résultat du vote au sein de la commission de notre conseil a été plus serré: par 10 voix contre 9 et 3 abstentions, la motion a été rejetée. Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.
Ce n'était pas que les commissaires n'avaient pas vu le problème, mais ils n'étaient pas d'accord sur le moyen proposé. Dans notre commission, c'est la souveraineté cantonale qui l'a emporté. Les membres de la commission pensaient que c'était plutôt de la compétence de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique - qui a d'ailleurs mis sur Internet l'outil Educa, qui est un serveur éducatif pour les professeurs, par Harmos ou par le plan d'études "Lehrplan 21". Dans le cas du plan d'études "Lehrplan 21", c'est prévu. La Confédération est d'ailleurs en train d'élaborer tout un catalogue de mesures.
Nous sommes d'avis que deux ou trois cours suffisent pour expliquer à des gamins les dangers qu'ils courent lorsqu'ils vont surfer sur Internet. Les dangers sont relativement limités en nombre, mais il y a des dangers évidents. On peut y sensibiliser les enfants, mais faut-il pour autant créer une compétence fédérale? A une courte majorité, la commission est d'avis que ce n'est pas le cas, et elle vous recommande de rejeter cette motion.
Quant à la motion Bischofberger, elle vise à combattre la criminalité sur Internet de manière plus efficace et moins onéreuse, c'est-à-dire que son but est de mieux unifier tout cela. Elle a été acceptée à l'unanimité au Conseil des Etats et assez largement acceptée, par 15 voix contre 8 et 3 abstentions, dans notre commission. Le but est une meilleure collaboration entre les différents organes de l'Etat actifs dans la lutte contre la criminalité sur Internet, pour créer une vision d'ensemble et créer des synergies entre les différents organes, qui sont multiples et qui sont tous actifs dans ce domaine. Ce sont donc des actions coordonnées qui sont prévues, et non pas un travail chacun pour soi, dans son pré carré, de manière isolée.
Une minorité de la commission considère que les mesures en cours d'application au niveau de la Confédération suffisent, mais la majorité de la commission recommande de maintenir la pression sur le gouvernement pour qu'il prenne la coordination en main et que les bonnes intentions se réalisent vraiment, c'est-à-dire plus pour maintenir la pression pour que réellement le gouvernement aille au bout de ces premières tentatives, de ces premières mesures qui ont été initiées.
Voilà pour quelles raisons la commission vous recommande d'accepter la motion Bischofberger.
Burkhalter Didier · BR-M · Bundesrat · Neuenburg
Le Conseil fédéral reconnaît la nécessité d'agir pour une meilleure protection des jeunes face aux médias et pour une collaboration intensifiée entre les nombreux acteurs concernés, qu'ils soient du domaine public ou privé. Mais il estime clairement avoir déjà agi en la matière, en particulier par le lancement du programme national "Protection de la jeunesse face aux médias et compétences médiatiques", qui vient d'ailleurs de démarrer au début de l'année suite à son approbation par le Conseil fédéral au milieu de l'année passée. Ce réseau comprend les services fédéraux concernés, bien sûr, mais aussi la branche des médias, les organisations privées, les hautes écoles et les services compétents au niveau cantonal. La Confédération entend mieux coordonner les différentes initiatives déjà prises. Il ne s'agit donc pas de réinventer la roue; il s'agit clairement de jouer un rôle de chef d'orchestre et d'essayer d'augmenter l'efficacité des moyens qui existent déjà. Il ne s'agit pas forcément d'augmenter fortement les moyens, mais de faire en sorte que ces moyens soient davantage rassemblés.
Cela ne veut pas dire non plus qu'il n'y a pas d'autres efforts à faire, mais cela signifie qu'il faut appliquer ces mesures, observer leurs effets. Ce n'est non pas pour combattre le principe même, mais parce que nous avons déjà lancé des opérations en la matière que nous estimons que la motion Bischofberger n'est pas nécessaire.
Je souligne encore deux points: l'importance des parents et de la famille - je crois que cela doit être dit - et également la compétence des cantons. Apprendre aux jeunes à se servir des médias électroniques de manière responsable, c'est évidemment important, mais cela reste du domaine de la famille et des parents. Il est vrai que les parents sont souvent un peu dépassés; ce sont même les jeunes qui viennent expliquer aux parents les aspects techniques. Je peux le confirmer: c'est ainsi que cela se passe très souvent. Toujours est-il que cette tâche doit quand même revenir à la famille.
C'est aussi une tâche de l'école obligatoire. L'école assume cette mission éducative depuis assez longtemps. Les plans d'études, que ce soit au niveau romand ou alémanique, prévoient d'ailleurs d'en tenir compte avec un pôle pédagogique qui, cette fois-ci, répond également à l'objet de la motion Schweiger.
Enfin, la Confédération n'a pas la compétence d'édicter des règles dans le domaine de l'école obligatoire. J'aimerais, au nom du Conseil fédéral, attirer ici votre attention sur la tendance toujours plus forte du Parlement fédéral de vouloir transférer à la Confédération des compétences qui appartiennent aux cantons. Pensez aux débats sur la musique, sur le sport, et maintenant encore sur l'informatique. C'est un élément sur lequel nous divergeons avec la motion Schweiger. Autant nous sommes d'accord sur les principes, autant nous devons être respectueux des compétences des cantons. Ce n'est pas à la Confédération de commencer à édicter des règles dans le domaine de l'école obligatoire.
Ce sont les raisons pour lesquelles nous vous demandons de rejeter les deux motions qui vous sont proposées ici.
Schmid-Federer Barbara · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Fraktion CVP/EVP/glp
Herr Bundesrat, Sie möchten offenbar 3 Millionen Franken für die Umsetzung des BSV-Programms einsetzen. Können Sie mir sagen, welcher Anteil davon für die Integration oder Übernahme von bereits bestehenden Angeboten gebraucht wird, also z. B. von "Geschichten aus dem Internet" vom Bakom, von "NetLa" oder "Schau genau!" oder auch von privaten Angeboten wie von der Pro Juventute?
Burkhalter Didier · BR-M · Bundesrat · Neuenburg
Non, je ne peux pas vous donner de chiffres exacts, Madame Schmid-Federer. Ce qu'il faut retenir, je le répète, c'est que ce programme ne consiste pas à donner quelques millions et ensuite à regarder faire. Ce programme vise avant tout la mise en réseau de tous les efforts. Il s'agit donc non seulement de mettre l'accent sur la somme allouée par la Confédération à un programme de ce genre, mais encore de voir à quel point la Confédération peut jouer le rôle de chef d'orchestre, de coordinateur qui favorise la mise en commun des différents efforts qui existent partout, que ce soient aux différents niveaux publics ou dans le privé.
Abstimmung
10.3256
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 66 Stimmen
Dagegen ... 88 Stimmen
Abstimmung
10.3466
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 116 Stimmen
Dagegen ... 43 Stimmen