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Titelschutz für Psychologieberufe

Wicki Franz · Ständerat · Luzern · Christlichdemokratische Fraktion

In der Schweiz kann sich heute jede Person als Psychologin oder Psychologe bezeichnen. Ob eine qualifizierte Ausbildung dahinter steckt oder überhaupt nichts, spielt keine Rolle. Jedermann kann ein Schild mit der Aufschrift "Psychologe" oder "Psychologische Beratung" an seiner Tür anbringen und auch entsprechend Werbung machen. Es ist daher schwierig, fachlich ausgewiesene von unqualifizierten Angeboten zu unterscheiden.

Betroffen sind dabei vor allem Menschen, die Rat suchen oder an psychischen Störungen oder Erkrankungen leiden. Betroffen sind aber auch Institutionen, die sich beraten lassen wollen.

Selbst ernannte Psychologen und dubiose Anbieter werben mit Anzeigen in Zeitungen und Zeitschriften oft schamlos für ihre vermeintlich psychologischen Methoden und machen ihrer potenziellen Kundschaft völlig unrealistische Erfolgsversprechungen. Das Geschäft mit der Seele floriert. Qualifikations- bzw. Qualitätsstandards oder einen Ehrenkodex, wie er im Gesundheitsbereich sonst üblich ist, kennen diese Anbieter nicht.

Dieser Zustand ist unhaltbar. Die Bevölkerung sowie private und öffentliche Institutionen müssen vor unqualifizierten Angeboten, Sektierertum, Missbrauch und unrealistischen Versprechungen geschützt werden.

Dazu kommt, dass die Psychologie als Universitätsfach heute bei den Universitätsabschlüssen an vierter Stelle steht. Die Steuerzahlerinnen und Steuerzahler finanzieren so die wissenschaftlich fundierte Ausbildung von Psychologinnen und Psychologen.

Daher muss die psychologische Ausbildung mit den verschiedenen universitären Diplomen in der Schweiz endlich transparent und adäquat geregelt werden, wie wir dies mit der Motion verlangen. Eine eidgenössische und EU-kompatible Regelung ist dringend notwendig. Ich darf darauf hinweisen, dass sich zahlreiche Institutionen und insbesondere die schweizerischen Universitäten für eine eidgenössische Regelung bzw. einen Titelschutz aussprechen. Dafür sprechen sich die Rektorenkonferenz der Schweizer Universitäten, die Erziehungsdirektorenkonferenz, die Präsidentin der Schweizerischen Sanitätsdirektorenkonferenz und auch Amtsstellen und Gerichte, die von qualifizierten Psychologinnen und Psychologen einwandfreie Expertisen benötigen, aus.

In seiner schriftlichen Stellungnahme anerkennt der Bundesrat den Handlungsbedarf. Auch er ist der Ansicht, dass Massnahmen zur Qualitätssicherung und internationalen Harmonisierung der Anforderungen an psychologische Berufe zu unternehmen sind. Es wird erwähnt, der Bundesrat habe am 19. August 1998 das Bundesamt für Gesundheit beauftragt, einen Entwurf für ein eigenständiges Psychologie-/Psychotherapiegesetz vorzubereiten. Es muss jedoch festgestellt werden, dass seitdem rund zweieinhalb Jahre verstrichen sind und wohl erst auf Druck des parlamentarischen Vorstosses nun ein Projekt- und ein Zeitplan entwickelt wurden. Daher ist nicht einzusehen, weshalb die Motion in ein Postulat umgewandelt werden sollte. Im Interesse des Publikumsschutzes vor missbräuchlicher Anwendung der Psychologie durch selbst ernannte Psychologen ist die Forderung der Motion gerechtfertigt.

Mit staatlichen Diplomen für die Psychologieberufe wird der boomende Psychomarkt nicht staatlich reguliert. Es wird aber endlich die notwendige Transparenz geschaffen, damit sich Konsumentinnen und Konsumenten von psychologischen Dienstleistungen und Heilbehandlungen adäquat orientieren können.

Ich darf Sie im Übrigen darauf aufmerksam machen, dass auch der letztjährige Sektenbericht der Geschäftsprüfungskommission des Nationalrates Massnahmen in diesem Bereich verlangt.

Die Begründung des Bunderates, warum die Motion in ein Postulat umzuwandeln sei, ist deshalb nur vage und halbherzig. Es heisst hier: "Zur Ermöglichung einer adäquaten, fundierten Lösung erachtet der Bundesrat deshalb die Umwandlung der Motion in ein Postulat als sinnvoll." Die Aufrechterhaltung der Motion verhindert aber in keiner Weise eine adäquate, fundierte Lösung. In der Motion wird der Antrag gestellt, es sei eine adäquate und transparente Regelung zu treffen.

Der Vorstoss ist deshalb als Motion zu überweisen. Es darf nicht der Eindruck erweckt werden, Parlament und Bundesrat würden den Publikumsschutz vor einer missbräuchlichen Anwendung der Psychologie auf die leichte Schulter nehmen.

Daher bitte ich Sie, die Motion zu überweisen.

Dreifuss Ruth · BR-F · Bundesrat · Genf

Effectivement, le Conseil fédéral vous propose de transformer cette motion en postulat pour la raison suivante: Toute l'argumentation écrite, ou une partie importante de celle-ci, fournie à l'appui de cette motion portait sur la question d'une éventuelle discrimination dans le cadre de l'ouverture du marché européen et de la libre circulation des personnes. Cela signifiait en clair que le motionnaire souhaitait une réglementation dans un temps extrêmement court, c'est-à-dire dans les quelques mois qui nous séparent - ou à l'époque, dans l'année qui nous séparait - de la mise en vigueur des accords bilatéraux.

Ceci n'est pas nécessaire, c'est le sens premier de la réponse du Conseil fédéral. Il n'y a pas, en l'absence d'une réglementation de la part du Conseil fédéral, de discrimination à craindre entre les psychologues de l'Union européenne et ceux de Suisse.

Il n'en reste pas moins qu'une législation helvétique nationale sur la formation des psychologues est souhaitable, et c'est ce que le Conseil fédéral dit très clairement dans sa réponse. Nous y travaillons, et ce n'est pas la pression de la motion qui a fait accélérer ce travail. Cette tâche est tout simplement délicate et difficile, d'un côté parce qu'il y a malgré tout, aujourd'hui, une réalité fédéraliste qu'il faudrait modifier - ce qui n'est jamais très facile -, et de l'autre parce que la définition de ce qu'est un psychologue reconnu en tant que tel sur le plan suisse est loin de faire l'unanimité aujourd'hui. La formation universitaire doit-elle être une formation de psychologue? Une autre formation, avec des compléments apportés ensuite sur le plan pratique, peut-elle être reconnue? Je puis vous dire, pour m'en être occupée maintenant depuis plusieurs années, que l'harmonie ne règne pas entre les différentes écoles de psychologie et que cela ne va pas nous faciliter la définition même de ce titre.

Mais nous y travaillons, et même d'arrache-pied, à la fois en préparant la loi sur la psychologie et la psychothérapie et marginalement aussi dans le cadre de la LAMal, à savoir par la définition de prestataires de soins qui seraient éventuellement à prendre en considération, dont les psychologues.

Dans ce sens-là, ma réponse est très claire: dans la mesure où la motivation première était de lier ce problème à celui de la libre circulation des personnes, nous ne pouvions pas l'accepter sous forme de motion, parce que ce calendrier n'est pas nécessaire. Si votre Conseil, par contre, abandonne cette préoccupation-là, en disant que ce qui l'intéresse, c'est que le Conseil fédéral poursuive ses travaux dans le cadre du projet de loi sur la psychologie et la psychothérapie, je n'ai aucune raison, a priori, de m'opposer à la transmission de cette motion. Cela devra pourtant se faire selon un calendrier à ne pas négliger, car nous devons impérativement prendre en considération les différentes formations actuelles en matière de psychologie et de psychothérapie. C'est ce que nous avons l'intention de faire, et que nous faisons déjà.

Donc si votre Conseil souhaite, dans ce sens-là, transmettre cette motion avec la remarque que je viens de faire, cela ne changera rien à notre volonté de poursuivre dans cette voie. Nous y verrions au contraire un encouragement.

Saudan Françoise · P-F · Ständerat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion

Abstimmung - Vote

Für Überweisung der Motion .... 36 Stimmen

(Einstimmigkeit)