13.4060, 14.3661

Unnötige IV-Renten vermeiden / Massnahmen zur Früherfassung von Krankheitsfällen gemeinsam entwickeln

Verfahrensbeitrag

13.4060

Antrag der Mehrheit

Ablehnung der Motion

Antrag der Minderheit

(Bortoluzzi, Borer, Cassis, Clottu, de Courten, Frehner, Pezzatti, Stahl, Stolz)

Annahme der Motion

Proposition de la majorité

Rejeter la motion

Proposition de la minorité

(Bortoluzzi, Borer, Cassis, Clottu, de Courten, Frehner, Pezzatti, Stahl, Stolz)

Adopter la motion

13.3661

Antrag der Mehrheit

Annahme der Motion

Antrag der Minderheit

(Rossini, Carobbio Guscetti, Feri Yvonne, Gilli, Heim, van Singer)

Ablehnung der Motion

Proposition de la majorité

Adopter la motion

Proposition de la minorité

(Rossini, Carobbio Guscetti, Feri Yvonne, Gilli, Heim, van Singer)

Rejeter la motion

Rossini Stéphane · 1VP-M · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion

Le président (Rossini Stéphane, premier vice-président): Vous avez reçu un rapport écrit de la commission concernant la motion 13.4060.

Cassis Ignazio · Mit-M · Nationalrat · Tessin · FDP-Liberale Fraktion

La motion Kuprecht 13.4060 charge le Conseil fédéral de modifier la loi sur l'assurance-invalidité en instituant, pour les fournisseurs de prestations visés à l'article 35 de la loi fédérale sur l'assurance-maladie, l'obligation d'annoncer à l'office cantonal AI les incapacités de travail de longue durée.

Le Conseil des Etats a adopté la motion par 21 voix contre 18 et 1 abstention. Le Conseil fédéral propose de la rejeter. Cette motion part d'un bon sentiment - votre commission partage l'idée que tous les moyens de communication utiles doivent pouvoir être utilisés pour que les informations circulent.

Depuis la 5e révision de l'AI, en vigueur depuis 2008, l'intervention précoce fait partie des mesures centrales pour lutter contre l'invalidité et éviter les rentes AI. L'article 35 de la loi prévoit quelles catégories de personnes sont habilitées à transmettre une communication à l'office cantonal AI. Il s'agit d'avoir une information ciblée afin de connaître les conséquences et l'évolution possible de l'incapacité de travail, et non un flot d'informations allant dans tous les sens. C'est bien là que se situe l'un des deux problèmes de la motion Kuprecht: elle est trop large. Elle prévoit en effet une liste bien trop large de personnes ou d'institutions qui doivent renseigner les offices AI: des médecins, des chiropraticiens mais aussi des laboratoires, des hôpitaux, des maisons de naissance, des EMS, des établissements de cure balnéaire, des entreprises de transport et de sauvetage y compris la REGA. Que signifierait pour les laboratoires, pour la REGA, l'obligation de communiquer toute incapacité de travail de longue durée dont ils auraient connaissance à l'office cantonal AI? Quelles seraient les sanctions encourues s'ils ne le faisaient pas?

Cette solution apparaît donc peu raisonnable aux yeux de la majorité de la commission. Elle risque de créer une grande bureaucratie coûteuse et sans impact. Même si on réduisait le nombre des catégories de métiers assujettis à cette obligation - par exemple les médecins et les chiropraticiens -, la question resterait de savoir si le passage d'une possibilité d'annonce à une obligation d'annonce est nécessaire, utile et, finalement, faisable. Tout d'abord, quel a été l'impact de la 5e révision de l'AI sur cette possibilité d'annoncer - la fameuse annonce précoce? Selon la statistique AI 2013, 32 pour cent des communications aux offices AI ont été transmises par l'employeur de l'assuré, 26 pour cent par l'assuré ou son représentant légal, 22 pour cent par les assurances privées et l'assureur d'indemnités journalières, 9 pour cent par le médecin, 5 pour cent par l'aide sociale et 3 pour cent par l'assureur-accidents.

L'évolution de ces chiffres est stable depuis trois ou quatre ans. La participation des médecins à cet effort d'annonce n'est donc pas à la hauteur des attentes de la commission. Cependant, le passage à l'annonce obligatoire est considéré comme une intrusion excessive de l'Etat dans la relation médecin/patient qui ne se justifie pas par un intérêt collectif prépondérant, comme c'est par exemple le cas pour la loi fédérale sur les épidémies où les médecins sont obligés d'annoncer à l'Etat les patients porteurs de certaines maladies transmissibles. De plus, il est difficile d'imaginer le système de sanction qui pourrait être utilisé contre les médecins réfractaires; la mise en vigueur serait très hétérogène dans les cantons.

En conclusion, le nombre excessif de catégories professionnelles concernées, le probable mauvais rapport coût/bénéfice d'une obligation d'annoncer et le fait de s'immiscer dans la relation de confiance médecin/patient sont les éléments qui ont persuadé la commission de décider, par 13 voix contre 10 et 1 abstention, de rejeter la motion Kuprecht.

Votre commission, soucieuse de la situation financière toujours difficile de cette assurance fédérale, a accepté, par 14 voix contre 6 et 3 abstentions, de soutenir une motion Ingold qui charge le Conseil fédéral de développer des mesures pour détecter précocement les cas de maladie et d'aborder immédiatement la question du retour à l'emploi avec les acteurs concernés et importants, à savoir les employeurs, les fournisseurs de prestations médicales et les offices AI. Une minorité Rossini proposait de rejeter la motion, mais cette proposition a été retirée. Donc cette motion n'est plus combattue.

Au nom de la commission, je vous invite à rejeter la motion Kuprecht et à accepter la motion de commission.

Ingold Maja · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Fraktion CVP-EVP

Über die Zielsetzung der Motion Kuprecht sind wir uns alle einig. Wenn die Zahl der IV-Neurenten gesenkt werden soll, dann ist die Vermeidung des kompletten Herausfallens aus dem Erwerbsprozess viel zielführender als alle Anstrengungen der Wiedereingliederung der Berenteten mitsamt der Hilfe von IV-Stellen, Arbeitsplatzvermittlung, Job Coach, Case Management, Einarbeitungszuschüssen, und was es alles gibt. Wer nicht aus dem Arbeitsprozess herausfällt, muss später nicht mühsam und aufwendig wieder integriert werden. Es gilt also prioritär zu erreichen, dass jemand bei längerer Krankheit nicht aus dem Erwerbsprozess herausfällt. Um das zu erreichen, muss man die Zusammenarbeit aller Akteure im Krankheitsfall von Erwerbstätigen genau anschauen. Die Ersterfasser von Krankheitsfällen, die im schlechten Fall zur Rente führen, sind in erster Linie Arbeitgeber und ärztliche Fachpersonen, die Arbeitsunfähigkeitszeugnisse ausstellen. In zweiter Linie ist es die IV-Stelle.

Die Motion Kuprecht wollte richtigerweise die Akteure frühestmöglich miteinander verknüpfen. Sie sah eine Pflicht aller Leistungserbringer zur Meldung an die IV-Stelle vor, und zwar aller Leistungserbringer, die in Artikel 35 KVG erwähnt sind, inklusive Hebammen, Geburtshäuser, Heilbäder.

Was aber vor allem ausgeblendet wird, ist die Rolle der Arbeitgeber. Sie sind nämlich die Schlüsselakteure, sie sind Ersterfasser und entscheiden, wie und unter welchen Bedingungen kranke Mitarbeitende an den Arbeitsplatz zurückkehren können. Sie sind auch die Hauptbetroffenen, wenn sie nur wöchentlich kommentarlose Arbeitsunfähigkeitszeugnisse erhalten. Statt dass man mit medizinischen Fachpersonen über Prognosen, Teilrückkehr und mit der Reha verträgliche alternative Beschäftigungen sprechen könnte, im Sinne der zu erhaltenden Arbeitsplätze der kranken Mitarbeitenden, geschieht mangels Information nichts, und wertvolle Zeit vergeht.

Deshalb muss man auch hier ansetzen. Was Kollege Kuprecht will, führt zu administrativem Aufwand, stigmatisiert unnötig und fördert nicht die Kooperation aller Akteure. Das arbeitsmedizinische Wissen der behandelnden Ärzte muss nicht vor allem einer Meldestelle bei der IV zugute kommen, sondern dem Arbeitgeber zur Verfügung stehen. Deshalb will die Motion der SGK alle beteiligten und relevanten Akteure an den Tisch bringen. Der Bundesrat wird beauftragt, Massnahmen zu entwickeln, die mehr als ein administratives Erfassungssystem bei der IV-Stelle mit einem problematischen Obligatorium aller Leistungserbringer umfasst. Es geht um ein Zurück-an-die-Arbeit-Management, in dem die Arbeitgeber, die medizinischen Leistungserbringer, die Arbeitsunfähigkeitszeugnisse ausstellen, und die IV-Stellen mit ihren Kompetenzzentren für Case Management, arbeitsmedizinische Abklärungen und Beratung zusammenarbeiten.

Der Bundesrat beantragt die Annahme der Kommissionsmotion und betont, dass der Strategie der Eingliederung, in diesem Fall der Verhinderung der Ausgliederung, eine zentrale Rolle zukommt, vor allem in Bezug auf Personen mit einer psychischen Beeinträchtigung. Ihre Kommission hat dieser abgeänderten SGK-Motion mit 14 zu 6 Stimmen bei 3 Enthaltungen zugestimmt.

Die Gegner argumentieren, es brauche keine zusätzlichen Massnahmen zur gemeinsamen Früherfassung, weil Ziffer 3 der Motion Schwaller zur Wiederaufnahme der IV-Revision 6b zum Zusammenspiel der Akteure genüge. In dieser Forderung fehlt aber die Arbeitgeberschaft, der in der Praxis die Federführung zukommt, und die man deshalb in dieser Früherfassung unbedingt prominent einbeziehen muss zum Dreieck Arbeitgeber, Leistungserbringer und IV-Stelle.

Der Minderheitsantrag auf Ablehnung der Motion 14.3661 ist zurückgezogen worden, und ich ersuche Sie im Namen der Kommissionsmehrheit, die Motion anzunehmen.

Bortoluzzi Toni · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Ich möchte Sie bitten, der Motion des Ständerates, die auf Herrn Kuprecht zurückgeht, Ihre Zustimmung zu geben. Der Ständerat hat dieser Motion mit 21 zu 18 Stimmen zugestimmt. Ihr Anliegen ergänzt die an sich heute erfolgreichen Ergebnisse der 5. IV-Revision, die Früherfassung mit Wiedereingliederung. Obwohl ja auch hier im Saal die 5. Revision damals bekämpft wurde, erweist sich diese Gesetzeskorrektur als Erfolg, weil damit vermieden wird, dass Personen, die mit Einschränkungen zu kämpfen haben, ihren Arbeitsplatz verlieren, ihre Möglichkeiten eingeschränkt sehen, sodass sie dann der IV zugewiesen und mit einer Rente versehen werden. Man hat mit der 5. IV-Revision diese Korrektur erfolgreich vorangetrieben.

Nun stellt sich einfach heraus, dass es am einen und anderen Ort notwendig ist nachzubessern. Der Bundesrat sieht das auch, indem er ja die Motion Schwaller unterstützt. Wir sind der Meinung, dass auch hier mit der Motion des Ständerates ein weiterer Punkt angesprochen wird, den es zu überprüfen gilt. Es soll nämlich diese Schnittstelle zwischen Krankenversicherung und Invalidenversicherung verbessert, transparent gestaltet werden, um eine frühzeitigen Zuweisung dieser Fälle an die IV zu vermeiden.

Ich möchte Sie hier bitten, ohne jetzt noch weitere Details aufzuführen, dieser Motion zuzustimmen, um eine breite Ausgangslage für eine Korrektur der erfolgreichen 5. IV-Revision zu schaffen, welche die IV ja entlastet. Damit wird ein weiteres Element dazu beitragen, dass Betroffene in ihrem Interesse früh erfasst werden.

Berset Alain · BR-M · Bundesrat · Freiburg

Tout d'abord, je peux vous informer que le Conseil fédéral soutient la motion de votre commission. Celle-ci permet, tout en ayant un but précis, d'entamer de manière assez ouverte les travaux nécessaires pour améliorer encore tout ce qui concerne la détection précoce des cas de maladie. Nous soutenons vraiment la voie indiquée par la motion de la commission.

Par contre, le Conseil fédéral s'oppose à la motion Kuprecht, adoptée à une courte majorité par le Conseil des Etats, pour les raisons suivantes:

1. Il vaut la peine de lire l'article 35 de la loi sur l'assurance-maladie pour voir concrètement qui, avec la motion Kuprecht, aurait l'obligation légale d'annoncer précocement les cas de maladie. Si on lit le début de la liste, il n'y a pas tellement de problème: il s'agit de médecins, de pharmaciens, de gens qui d'une manière ou d'une autre pourraient être concernés par un cas d'annonce précoce. Mais plus on descend dans la liste, plus on se rend compte que ce que prévoit la motion pourrait conduire à des situations absurdes. Quelle serait la sanction, par exemple, dans le cas où une entreprise de transport n'annoncerait pas un cas, puisque certaines entreprises de transport sont des fournisseurs de prestations au sens de la LAMal? Quelle serait la sanction pour la REGA au cas où elle n'annoncerait pas un cas, puisqu'en vertu de la motion Kuprecht elle devrait à l'avenir le faire? Quelle serait la sanction pour des centres de cure balnéaire - qui sont aussi à certaines conditions des fournisseurs de prestations au sens de la LAMal - s'ils n'annonçaient pas les cas dont ils auraient connaissance? Sans oublier en plus qu'ils n'ont pas forcément les compétences ni la fonction de repérer ces cas et de les communiquer plus loin.

2. Impliquer l'assurance-invalidité aussi vite que possible ne permettra pas un meilleur processus de réinsertion des patients si aucun accompagnement par les médecins traitants n'est prévu. Il faut prendre en compte non seulement la question de la quantité de travail fournie, mais aussi celle de la qualité du travail. Je crois pouvoir dire - parce que j'ai aussi suivi les débats au Conseil des Etats - que la volonté du Conseil des Etats, et la volonté de Monsieur Kuprecht lui-même, était d'améliorer les choses dans ce domaine. Nous pouvons le faire sur la base de la motion de la commission.

La voie proposée par la motion Kuprecht entraîne des problèmes qui nous paraissent considérables. C'est la raison pour laquelle je vous invite, au nom du Conseil fédéral, à la rejeter.

Abstimmung

13.4060

Le président (Rossini Stéphane, premier vice-président): La commission et le Conseil fédéral proposent de rejeter la motion. Une minorité propose d'adopter la motion.

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 55 Stimmen

Dagegen ... 127 Stimmen

(4 Enthaltungen)

Rossini Stéphane · 1VP-M · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion

14.3661

Le président (Rossini Stéphane, premier vice-président): La commission et le Conseil fédéral proposent d'adopter la motion. La proposition de la minorité de rejeter la motion a été retirée.

Angenommen - Adopté