01.051

Förderung der Nutzung von Informations- und Kommunikationstechnologien in den Schulen. Bundesgesetz

Verfahrensbeitrag

Antrag der Kommission

Mehrheit

Eintreten und Rückweisung an den Bundesrat

Schriftliche Begründung

Der Bundesrat wird ersucht, die in seiner Botschaft aufgeführten Ansprüche und die Mittel, die er bereitzustellen gedenkt, aufeinander abzustimmen. Weiter wird er ersucht, aufzuzeigen, in welchem grösseren Zusammenhang diese besondere und zeitlich begrenzte Massnahme steht. Schliesslich ist die Solidität der Verfassungsgrundlage aufzuzeigen.

Minderheit

(Pfister Theophil, Kunz)

Nichteintreten

Minderheit

(Chappuis, Dormond Marlyse, Fetz, Galli, Haller, Randegger, Simoneschi, Widmer)

Ablehnung der Rückweisung

Proposition de la commission

Majorité

Entrer en matière et renvoi au Conseil fédéral

Développement par écrit

Le Conseil fédéral est prié d'harmoniser les prétentions émises dans le texte de son message et les moyens qu'il entend mettre à disposition. Il est prié aussi de montrer en quoi cette action particulière et temporaire s'inscrit dans un plan d'ensemble cohérent. Enfin, il est prié de mieux démontrer la solidité de la base constitutionnelle.

Minorité

(Pfister Theophil, Kunz)

Ne pas entrer en matière

Minorité

(Chappuis, Dormond Marlyse, Fetz, Galli, Haller, Randegger, Simoneschi, Widmer)

Rejeter la proposition de renvoi

Heberlein Trix · Nationalrat · Zürich · Freisinnig-demokratische Fraktion

Mit dem heute zu behandelnden Gesetzentwurf und dem gleichzeitig zu beschliessenden Verpflichtungskredit von 100 Millionen Franken will der Bund Impulse zur stärkeren Integration der Informations- und Kommunikationstechnologien in den Schulen geben. Ausgehend von der nicht neuen Feststellung, dass das Bildungswesen in unserem Land im internationalen Vergleich auf diesem Gebiet schlecht positioniert ist, ergab sich für den Bundesrat ein Handlungsbedarf für die Aus- und Weiterbildung von Lehrkräften, aber auch für die Bereitstellung von Infrastrukturen zur Nutzung von Informations- und Kommunikationstechnologien in den Schulen. Dabei kommt erstmalig und in vorbildlicher Weise eine Public Private Partnership zum Tragen, indem sich einerseits Unternehmen der Privatwirtschaft in erster Linie bei der Infrastruktur engagieren, während Bund, Kantone und Gemeinden sich bei den pädagogischen Ressourcen und an der Aus- und Weiterbildung der Lehrkräfte beteiligen sollen. Für den Bund werden im Gesetz die Subventionstatbestände und die Beteiligungen geregelt; die Kantone sollen für die Integration der Sondermassnahmen in Lehrplänen und im Budget sorgen. Im Sinne der Nachhaltigkeit soll nach Ablauf der fünfjährigen Frist dafür gesorgt werden, dass Kantone und Gemeinden diese Massnahmen weiterführen. Die Vorlage soll im National- und im Ständerat in dieser Session beraten und verabschiedet werden.

Dieses Vorgehen wird nach einigen Anlaufschwierigkeiten mit den Kantonen jetzt auch von der Erziehungsdirektorenkonferenz unterstützt. Die Kantone selbst sind nicht untätig. Sie erhoffen sich vom Impuls des Bundes aber noch eine zusätzliche Hebelwirkung.

Warum hat die nationalrätliche WBK trotz grundsätzlicher Befürwortung der Initiative mit 10 zu 9 Stimmen Rückweisung beschlossen, nachdem sie auf die Vorlage mit 16 zu 2 Stimmen bei 1 Enthaltung eingetreten ist?

1. Die Frage der Verfassungsmässigkeit der Vorlage wurde in der Botschaft nach Meinung der Kommission doch etwas locker behandelt; sie veranlasste auch die ständerätliche Kommission, weitere Informationen einzuholen, beispielsweise zum Ingress. Auch wenn der Bund nicht in die pädagogische Kompetenz der Kantone oder in die Schulhoheit eingreift, so erachtet dennoch ein Teil der Kommission die Auslegung der Bundesverfassung als grosszügig. Dem Bundesamt für Justiz erscheint dies, wenn Sie in der Weisung nachlesen, für eine befristete und subsidiäre Aktion des Bundes als genügend. Anzufügen wäre die Hoffnung, dass die Kantone nicht nur dann, wenn sie Geld erhalten, eine Aktivität und Koordination in ihrem Kompetenzbereich grosszügig annehmen.

2. Der Mitbericht der Finanzkommission vom 19. Oktober 2001 war auch ein Grund für den Rückweisungsantrag. Sie kritisiert die fehlende Übereinstimmung mit dem Finanzplan, stellt die Frage nach der Weiterführung der Massnahmen nach den vorgesehenen fünf Jahren bzw. nach den fehlenden Bemessungsgrundlagen zugunsten der Kantone. Wie sollen beispielsweise Kantone, die einen grösseren Nachholbedarf haben, und regionale Unterschiede berücksichtigt werden? Es soll eine projektbezogene Mittelverteilung sein: Wie soll das bereits erworbene Know-how angerechnet werden? Das sind Fragen, die nicht behandelt wurden, Fragen auch, die nach Meinung der knappen Kommissionsmehrheit noch beantwortet werden sollten. Die Finanzkommission regt an, dass diese Fragen im Gesetz und nicht erst in der Verordnung geregelt werden.

3. Ein anderer Teil der Kommission vermisste ein Konzept, einen übergeordneten Umsetzungsplan zur bundesrätlichen Strategie für eine Informationsgesellschaft.

Die Fragen, die zu dem von der Mehrheit der Kommission beschlossenen Rückweisungsantrag führten, wurden in einem kurzen Bericht der Verwaltung vom 15. November teilweise beantwortet. Ob diese Antworten zur Aufhebung des Rückweisungsantrages führen können, konnte in der Kommission nicht mehr diskutiert werden. Ich hoffe, dass Bundesrat Couchepin die Fragen heute zur Genüge beantworten kann. Sie müssen über diese Rückweisung heute im Plenum entscheiden.

Die Kommissionsmehrheit empfiehlt Ihnen, wie gesagt mit 16 zu 2 Stimmen, auf die Vorlage einzutreten, und mit 10 zu 9 Stimmen Rückweisung an den Bundesrat, mit dem Auftrag, die Fragen, so wie sie auf der Fahne formuliert sind, zu beantworten und das Projekt in einen grösseren Zusammenhang zu stellen.

Scheurer Rémy · Nationalrat · Neuenburg · Liberale Fraktion

L'accès aux technologies de l'information et de la communication est sans aucun doute un élément important dans l'évolution actuelle de la société. Par la voie d'un crédit d'engagement de 100 millions de francs, à raison de 20 millions de francs par année pendant cinq ans, le Conseil fédéral entend prendre une mesure d'impulsion en vue d'améliorer la présence de ces technologies dans les écoles. Il s'agit d'infrastructures techniques, de moyens didactiques et de formation des enseignants, principalement des enseignants de l'école obligatoire. Les entreprises du secteur privé s'engagent à fournir l'infrastructure et certaines ressources pédagogiques pour une centaine de millions de francs, aussi répartis sur cinq ans. Par ailleurs, les cantons et les communes qui sont déjà actifs dans ce domaine dépensent actuellement environ 200 millions de francs par année.

La commission a discuté l'entrée en matière à propos de la loi fédérale sur l'encouragement de l'utilisation des technologies de l'information et de la communication dans les écoles, mais elle n'a pas procédé à l'examen de détail du projet de loi ni à l'examen de l'arrêté fédéral portant sur le crédit d'engagement.

En cas d'acceptation de l'entrée en matière, puisque cette dernière est combattue, et en cas de refus du renvoi au Conseil fédéral, renvoi qui est demandé par une courte majorité de la commission, 10 voix contre 9, la commission se réunira ce jeudi et l'objet sera traité durant cette session encore.

Je précise, pour éviter toute confusion, que la grande majorité des membres de la commission n'a pas de problème avec le but de la loi.

Mais ce n'est pas parce que tous les chemins mènent à Rome que tous les chemins sont bons, voire toujours praticables. La demande de renvoi n'est absolument pas un refus d'entrée en matière; ce n'est pas un refus déguisé non plus, contrairement à ce que certains messages auraient pu laisser entendre.

La Commission de la science, de l'éducation et de la culture n'est pas la seule à avoir des difficultés avec le message du Conseil fédéral. Dans un co-rapport, la Commission des finances propose, elle aussi, le renvoi. Je cite un passage de ce rapport: "Le projet de loi est mal coordonné avec la nouvelle péréquation financière. Il ne contribue pas à un désenchevêtrement des tâches, mais introduit un nouvel interventionnisme fédéral dans un domaine qui est, par définition, cantonal. Les possibilités de formation des enseignants existent déjà. Il est cependant décisif que les enseignants travaillent avec de nouvelles technologies et que les écolières et les écoliers en apprennent l'usage intelligemment." La proposition de la commission est celle-ci: "Compte tenu du grand nombre de questions encore en suspens concernant le financement, la répartition des fonds et le controlling, la Commission des finances propose de renvoyer le projet au Conseil fédéral afin de régler ces questions dans la loi." Et la commission propose par ailleurs de biffer dans le budget de l'année prochaine le montant prévu pour le "Public Private Partnership - l'école sur le net".

Pour la Commission de la science, de l'éducation et de la culture, il y a plusieurs raisons principales en faveur du renvoi au Conseil fédéral. La base constitutionnelle n'est pas clairement prouvée. Alors que l'effort financier est censé porter principalement sur la formation des formateurs pour l'école primaire, le message établit la base constitutionnelle sur l'article 63, qui donne à la Confédération la compétence de légiférer sur l'ensemble du domaine de la formation professionnelle et de soutenir les hautes écoles et d'autres établissements d'enseignement supérieur. Il n'est pas démontré que cet article s'applique à la formation des maîtres de l'école obligatoire, qui est de la compétence des cantons, ni que les hautes écoles sont concernées.

Nous comprenons mal comment les "dispositions constitutionnelles" - je cite ici le message - "offrent une base légale suffisante à la Confédération pour encourager, à titre temporaire du moins" - je souligne: à titre temporaire du moins -, "des mesures émanant des cantons en matière de formation et de formation continue du corps enseignant". Pour la majorité de la commission, il semble étrange qu'une base constitutionnelle soit suffisante à titre temporaire. Une base constitutionnelle est suffisante ou elle ne l'est pas, le caractère temporaire de la suffisance est étrange. Cela demande à tout le moins des explications et une consolidation de l'argumentation. La faiblesse apparente de la base constitutionnelle a aussi été relevée dans la discussion au sein de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des Etats. Alors, sans aller jusqu'à refuser l'entrée en matière, comme ceux de nos collègues qui sont convaincus de l'insuffisance de la base constitutionnelle, nous demandons donc un examen approfondi de la question et nous demandons au Conseil fédéral de faire procéder à cet examen par un spécialiste du droit constitutionnel extérieur à l'administration fédérale, qui puisse agir en quelque sorte en arbitre et non pas seulement en avocat du gouvernement.

La deuxième raison de la demande de renvoi est la demande d'explication sur l'insertion de cette action d'impulsion dans une stratégie d'ensemble, dans la perspective de ce qu'il est convenu d'appeler la société de l'information. La démonstration de cette insertion n'est pas faite dans le message. Par ailleurs, nous ne comprenons pas que le gouvernement renvoie à sa "stratégie pour une société de l'information en Suisse, arrêtée en 1998", alors que la mesure proposée ne figure même pas dans le plan financier de la législature commencée en 2000.

Le troisième point principal de la demande de renvoi porte sur l'ampleur abyssale de l'écart entre le texte du message du Conseil fédéral et les moyens mis à disposition. On peut lire dans le message du 22 août 2001, au chapitre intitulé "Où en est la Suisse?", que si notre pays est bien placé, en comparaison internationale, en équipement grâce à son niveau de vie élevé, il est en revanche "beaucoup moins bien placé" au niveau de son système éducatif.

Dans la version format A4 du message, on lisait même que "le système éducatif de la Suisse est, par contre, très mal placé". Cette constatation, de toute manière inquiétante, contient sans doute implicitement la justification de la mesure d'impulsion, étant entendu "que se limiter à combler le retard accusé par rapport aux autres pays serait insuffisant: la Suisse doit prendre une longueur d'avance". Il va de soi que l'on est galvanisé par ces fières paroles, et surtout lorsqu'on est averti dans le résumé de la situation, que je cite aussi: "La Suisse doit intervenir rapidement sur tous les fronts pour promouvoir et consolider la présence des techniques de l'information et de la communication en milieu scolaire. Il y va de son identité démocratique, participative, égalitaire et intégratrice." Voilà pour les mots qui semblent justifier, au nom du salut de la nation, l'intervention impulsive de la Confédération.

Passons maintenant aux chiffres: 20 millions de francs pendant cinq ans pour que la Suisse prenne une longueur d'avance, alors que le message nous avertit que "les Pays-Bas investissent quelque 1,5 milliard de dollars US pour 2001 seulement". Cette seule considération de l'écart énorme entre le texte du message et les moyens mis à disposition justifierait, à elle seule, le renvoi au Conseil fédéral. Alors, ou bien la situation est grave et l'Etat doit engager les moyens qui sont à la mesure de cette gravité, selon la base constitutionnelle, ou bien 20 millions de francs par an durant cinq ans suffisent à compléter l'effort des cantons et des communes, étant entendu que ces 20 millions de francs seraient nécessaires, parce que les cantons seraient aujourd'hui déjà au maximum de leurs possibilités d'action.

Le renvoi au Conseil fédéral permettrait d'y voir plus clair aussi entre la nécessité pour la Suisse de "prendre une longueur d'avance" (message, p. 5683) et l'affirmation que "notre pays n'est pas près de combler le fossé numérique".

Enfin, pour rejoindre la position de la Commission des finances, le renvoi permettrait de justifier la création d'une nouvelle tâche partagée entre la Confédération et les cantons, alors que cet effort de désenchevêtrement vient d'être accompli. Encore une fois, nous reconnaissons l'importance de l'évolution vers une société de l'information et de la communication. C'est même pour cela que nous demandons au Conseil fédéral de nous présenter un message solidement fondé, et par lequel on ne fasse pas semblant d'agir avec force, alors que l'on ne fait que se payer de mots.

Pfister Theophil · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Mit der Begründung meines Nichteintretenantrages, der von der Fraktion der Schweizerischen Volkspartei unterstützt wird, spreche ich gleichzeitig für die SVP-Fraktion zum Eintreten. Die SVP-Fraktion unterstützt auch die Rückweisung.

Das Prinzip "Schulen ans Netz" ist unbestritten. Die Kantone sind bereit, diesen Schritt mit Mitteln von 800 bis 900 Millionen Franken zu unterstützen. Dieser Grundsatzentscheid und die zugehörige Koordination ist ein Verdienst der Erziehungsdirektorenkonferenz und allenfalls auch des BBT. Bis dahin gibt es keine Differenzen. Diese grundsätzlichen Arbeiten sind zu unterstützen.

Noch in der euphorischen ICT-Phase des Jahres 2000 mit einem unerwartet hohen Überschuss bei den Bundesfinanzen hat das BBT entschieden, sich auch finanziell an einer Aktion zu beteiligen. Auch die Industrie wollte angesichts der neuen Investitionen in der Höhe von Hunderten von Millionen Franken durch die Kantone nicht zurückstehen. Sie hat sich mit Rabatten und Beratungen beteiligt. Von der einmaligen finanziellen Situation des Jahres 2000 ausgehend ist noch manches verständlich. Allerdings ist die Grundschule, die es hier betrifft, gemäss der Verfassung eine alleinige Domäne der Kantone. Warum hat das BBT aber trotzdem mit einem Geldsegen von 100 Millionen Franken gelockt?

Aus heutiger Sicht ist dies nicht mehr verständlich. Die Euphorie ist völlig verflogen, und die ICT-Luftschlösser sind geplatzt. Was bleibt, ist der normale und schrittweise Anschluss der Schulen an das Internet, ohne Hast, und die ruhige Umsetzung der neuen Möglichkeiten in Lerninhalte und Fertigkeiten. Von einem Zuspätkommen ist nicht mehr die Rede.

Das Rechnungsergebnis des Bundes hat sich in kürzester Zeit wieder dramatisch verschlechtert. Ob die Talsohle bei den Bundesfinanzen erreicht ist, kann noch nicht vorausgesagt werden. Die Zeichen stehen auf Sturm, wie es das Swissair-Abenteuer deutlich signalisiert. Es gibt wieder Angst vor grösseren Defiziten, nicht nur in der Verwaltung, sondern vorab auch in der Bevölkerung. Der Schuldenberg steigt munter weiter, und dafür hat niemand mehr Verständnis. Wir im Parlament können mit dieser Entwicklung vielleicht zähneknirschend leben. Wir haben uns fälschlicherweise schon daran gewöhnt, aber in der Bevölkerung bereitet diese Entwicklung grösste Sorgen. Der derzeitige Schuldenberg bedeutet, dass nicht wir diese Kosten tragen, sondern sie werden ganz klar der kommenden Generation zur Bezahlung übergeben. Dieses Vorgehen ist nicht fair, und unter diesen Vorzeichen macht uns und den Jungen auch die Bundesbeteiligung am schönen Projekt "Schulen ans Netz" keine Freude mehr.

Dementsprechend hat die Finanzkommission des Nationalrates mit klarer Mehrheit die Ablehnung des Projektes "Public Private Partnership" empfohlen. Die Finanzkommission stellt in ihrem Mitbericht vom 19. Oktober 2001 fest, dass diese Ausgaben in der Legislaturplanung und auch in der Finanzplanung nicht enthalten sind. Die Finanzkommission erwähnt auch, dass dieses Projekt mit dem Finanzausgleich zwischen Bund und Kantonen schlecht koordiniert ist.

Ausbildungsmöglichkeiten für die Lehrer seien bereits vorhanden, und zudem sei die Lehrerfortbildung eine klassische Domäne der Kantone. Die zuständige Kommission, die WBK, ist diesem Antrag weitgehend gefolgt, allerdings mit einer wesentlichen Abweichung. Die WBK möchte versuchen, mit ihrem Rückweisungsantrag noch einmal eine Neubearbeitung der Vorlage einzuleiten. Realistisch eingeschätzt bringt eine weitere Verzögerung dieses bereits heute verspäteten Projektes keine sinnvolle Lösung mehr.

"Schulen ans Netz", das ist heute in vielen Schulen bereits Tatsache. Die Kantone haben in der EDK mit einem grossen Effort beschlossen, die bestehenden Lücken bald zu schliessen. Die Lehrerausbildung in Informatik ist seit längerem ein Thema; viele Lehrer haben diese Aufgabe gelöst. Eine gerechte Behandlung aller Lehrer, Schulen und Kantone ist in diesem Projekt angesichts der bestehenden Unterschiede nicht mehr herzustellen. Es wäre falsch, jene zu belohnen, die bis heute die Notwendigkeit der Informatikeinbindung und -ausbildung abgelehnt haben. Nicht zuletzt ist diese Informatikausbildung eines der wenigen fassbaren Kriterien bei der neu eingeführten Lehrerqualifikation analog zu den Usanzen in den anderen Berufen. Fragwürdig ist auch ein neues Software-Entwicklungsbüro in Bundeshänden. Angesichts des heutigen Marktes und der zeitlichen Beschränkung des Projektes ist ein solches Vorgehen nicht zu verantworten.

Die Frage ist noch: Was geschieht bei einer Ablehnung? Die Industrie hat signalisiert, dass sie auf dem eingeschlagenen Weg weitergehen wird. Der Bundesanteil betrifft ja vorwiegend die Lehrerbildung. Die Kantone sind sicher enttäuscht; sie hätten das Geld trotz des Eingriffs in ihre Hoheit gerne angenommen. Es ist zu erwarten, dass ohne Bundesgeld der zeitliche Ablauf nicht so zügig vor sich geht. Hingegen dürfte es kein Nachteil sein, wenn "Schulen ans Netz" nicht befohlen, sondern von der Basis her gewünscht und demzufolge auch umgesetzt und benutzt wird. In diesem Sinne empfehle ich Ihnen, das Projekt, das nicht mehr in die heutige Finanzlandschaft passt, heute endgültig abzulehnen und eine Neubearbeitung mit Rückkehr in gleicher Form und mit gleichen Kosten nicht vorzusehen.

Die SVP-Fraktion unterstützt Nichteintreten und Rückweisung.

Chappuis Liliane · Nationalrat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion

La formation scolaire et la formation professionnelle sont en profonde mutation. Les technologies de l'information et de la communication se développent de manière spectaculaire et prennent de plus en plus d'importance. Elles ont envahi les entreprises et les loisirs, seul le système éducatif est resté en grande partie à l'écart. Or, il est impératif que les enfants des écoles aient accès à ces technologies et apprennent à les utiliser. Pour ce faire, il faut équiper toutes les écoles en ordinateurs, en accès Internet, en logiciels et didacticiels, et surtout il faut former les enseignantes et les enseignants à leur utilisation pédagogique. Les avantages de ces technologies sont énormes et leurs possibilités quasiment infinies. Elles doivent faire partie intégrante du processus éducatif. Les enseignantes et enseignants doivent maîtriser les machines, connaître les programmes et les didacticiels et apprendre à les insérer dans leur enseignement. Le rôle de l'enseignant reste essentiel, mais il doit évoluer. De plus, il est nécessaire de travailler sur des projets pédagogiques en utilisant ces nouvelles technologies.

La Confédération, les cantons et les communes doivent mettre à disposition les moyens nécessaires pour assurer une réelle intégration de ces technologies: formation des enseignants, équipement des écoles, production de matériel didactique dans les langues nationales, coordination entre les communes et les cantons. La tâche est aussi grande que le défi de ces technologies. Les pays voisins l'ont bien compris et ont déjà pris des décisions et voté les budgets nécessaires. Les pays nordiques ont été les premiers à faire cet effort il y a déjà près de dix ans.

Le Conseil fédéral a bien compris le défi en adoptant, le 18 février 1998, une stratégie pour une société de l'information et en mandatant un groupe de travail pour élaborer un rapport et des propositions.

Ce rapport a été transmis au Conseil fédéral le 14 avril 1999. Il ne restait plus qu'à prendre les décisions et à accepter le crédit. Cela doit se faire au plus vite, afin de garantir l'égalité des chances aux élèves, apprentis et étudiants de chaque canton face au défi que représentent ces nouvelles technologies.

La loi fédérale sur l'encouragement de l'utilisation des technologies de l'information et de la communication dans les écoles va dans le bon sens, puisqu'elle permet de donner une réelle impulsion afin d'accélérer le processus d'intégration de ces technologies dans les écoles. Il s'agit de passer de l'étape du "to learn to use ICT" à celle du "to use ICT to learn", ou comment intégrer l'ordinateur et Internet dans l'enseignement de tous les jours.

D'une durée limitée à cinq ans, c'est un projet qui relève d'une véritable collaboration entre la Confédération, les cantons et l'économie privée. La Confédération y participe à raison de 100 millions de francs consacrés à la formation de formateurs, à des projets pédagogiques innovants, au développement de supports pédagogiques et techniques. Les cantons engageront de 800 à 900 millions de francs pour assurer la généralisation des mesures subventionnées par la Confédération et l'équipement technique des écoles. L'économie privée apporte 100 millions de francs sous la forme d'offres de hardware, software et services. Au total, 1 milliard de francs sur cinq ans pour un public cible de 100 000 enseignantes et enseignants et d'un million d'élèves. Pour les 100 millions de francs de la Confédération, cela représente 100 francs par élève sur cinq ans, soit 20 francs par année.

Seit mehreren Monaten bereiten verschiedene Arbeitsgruppen einen detaillierten Aktionsplan und die Modalitäten zur Umsetzung des Gesetzes vor. Die Arbeitsgruppen setzen sich aus Vertreterinnen und Vertretern der Kantone, des Bundes, der Dachverbände, der Lehrpersonen, der Lehrerinnen- und Lehrerausbildungsstätten und der Privatwirtschaft zusammen. Diese Arbeiten werden von der Task Force ICT und Bildung begleitet und genehmigt. Die Schweizerische Konferenz der kantonalen Erziehungsdirektoren hat den Aktionsplan anlässlich ihrer Plenarversammlung vom 7. Juni 2001 angenommen.

Die Umsetzung der Projekte baut auf den bestehenden Strukturen auf. So findet die Ausbildung von Ausbildnern in den bestehenden Aus- und Weiterbildungszentren der Lehrpersonen statt. Damit werden die erforderlichen Kompetenzen in allen Regionen unseres Landes entwickelt. Diese dienen dann dazu, die Grund-, Aus- und Weiterbildung der Lehrpersonen in Informations- und Kommunikationstechnologien zu generalisieren. Die kantonalen und regionalen Kompetenzzentren werden ebenfalls ausgebaut.

Der Gesetzentwurf hat bei allen am Bildungswesen Beteiligten grosse Hoffnung und Begeisterung geweckt. Viele Projekte sind in Arbeit. Bei Genehmigung des Gesetzes durch die Räte kann die Ausbildung der Ausbildner ab Herbst 2002 starten. Die ersten Ausbildungsstätten treffen bereits Vorbereitungen. Alle Beteiligten sind bereit und warten ungeduldig auf unseren Entscheid. Es ist selten, dass ein Projekt, welches Bund, Kantone und die Privatwirtschaft vereinigt, den Räten unterbreitet wird. Diese neue Form der Partnership mit genau zugeteilten Rollen geniesst die Unterstützung aller am Bildungswesen Beteiligten. Den Gesetzentwurf an den Bundesrat zurückzuweisen bedeutet, den bereits vorhandenen Elan zu stoppen, das Ganze um mindestens ein Jahr zurückzuwerfen, alle engagierten Personen zu demotivieren. Die Schweiz weist im internationalen Vergleich bereits jetzt einen gewissen Rückstand auf. Es ist an der Zeit, die Dinge vorwärts zu bewegen und den erforderlichen Willen zu zeigen.

Ce projet de loi a soulevé beaucoup d'espoir et d'enthousiasme chez les acteurs de la formation. Beaucoup de projets sont en élaboration. Si la loi est acceptée par les Chambres, la formation des formateurs de formateurs pourra commencer en automne 2002. Les centres de formation des enseignants s'y préparent. Tous les acteurs sont prêts et attendent avec impatience notre décision.

La Suisse accuse déjà un retard certain. Il est temps maintenant de montrer une volonté de faire avancer les choses. Nous vous prions donc de soutenir ce projet et de rejeter la proposition de renvoi au Conseil fédéral.

Simoneschi Chiara · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion

Nous nous trouvons devant un défi majeur. Les technologies de l'information et de la communication sont une révolution qui traverse la société et l'économie, révolution qui a changé, change et changera encore beaucoup de choses dans le monde de la production, mais aussi dans la vie quotidienne des citoyens. Il est important que les jeunes générations puissent accéder le plus vite possible et sans inégalité de chances à ces nouvelles technologies. Pour nous, c'est une vraie priorité. C'est pour cette raison que j'interviens au nom de la grande majorité du groupe démocrate-chrétien qui soutient ce message et est contre le renvoi.

J'ai été frappée par la modernité de ce projet. Quand la tâche est existentielle pour beaucoup de domaines, l'économie, mais aussi la participation démocratique, il est impératif de s'asseoir ensemble à une table - Confédération, cantons, communes, organisations et entreprises privées - pour créer des synergies et être efficaces. L'engagement de la Confédération est d'ailleurs très conséquent avec le document du 18 février 1998, intitulé "Stratégie du Conseil fédéral pour une société de l'information en Suisse". Dans ce document sont très bien décrits les défis de la société de l'information et les mesures que l'on doit prendre pour vaincre ce défi. L'égalité des chances dans l'accessibilité aux nouvelles technologies et le droit d'être formé ouvert à tout le monde sont les deux premiers principes inscrits dans cette stratégie du Conseil fédéral. Dans le chapitre consacré aux mesures, la première est intitulée: "Campagne de formation tous azimuts". Il est clair qu'on commence par les jeunes en formation, après, on devra continuer aussi avec des campagnes de formation pour les adultes, afin que toute la population puisse jouir du droit de participation active dans la société du savoir, sans risquer d'exclure des catégories entières, les plus faibles normalement. Le Conseil fédéral, dans ce document, est conscient de ce danger et s'exprime clairement sur ce thème en disant que l'on doit tout entreprendre pour éviter le fossé numérique. Le reproche qu'il n'y a pas de concept - ou "Konzept", comme disent nos amis suisses alémaniques - à la base de ce message n'est pour nous pas pertinent.

Dans le message, on décrit très bien qui fait quoi. La Confédération ne se préoccupe que d'une tâche qui consiste dans la formation des formateurs, qui est une priorité dans la priorité. Si vous lisez bien la stratégie du Conseil fédéral, au chapitre 3, intitulé "Mesures", la première mesure parle de la campagne de formation tous azimuts; là vous verrez que la priorité, c'est la formation des formateurs. Donc, la Confédération est très conséquente avec ce document.

Il est vrai que l'enseignement obligatoire est de la responsabilité des cantons et que la formation des formateurs est aussi, dans ce secteur, une tâche des cantons. Mais la Confédération a aussi des devoirs, par exemple, dans le secteur de la formation professionnelle. Donc, on peut saluer le fait de collaborer ensemble pour former les formateurs soit à l'école obligatoire, soit à l'école post-obligatoire. Pourquoi alors ne pas saluer cette étroite collaboration entre les trois institutions, Confédération, cantons et communes, en partenariat avec les entreprises privées, pour une cause tellement importante et urgente? Je pense que l'on doit être content d'avoir trouvé cette solution. Je pense que, dans le futur, on devra toujours plus trouver de solutions de collaboration entre la Confédération, les cantons, les communes et les entreprises privées.

Il y a une deuxième remarque: beaucoup d'écoles, beaucoup de cantons se sont déjà préparés, ils sont déjà avancés dans leur démarche. Par exemple, dans le canton périphérique d'où je viens, qui est parfois véritablement coupé du reste du pays - on l'a vu lors de la tragédie du Gothard -, on est très fiers d'être déjà dans les projets-pilotes. Pour les régions périphériques, l'introduction et la maîtrise des nouvelles technologies de la formation et de la communication deviennent encore plus urgentes. On peut surmonter les distances, travailler et participer à la société, même si on est très loin.

Nous rejetons donc la proposition de renvoi. Nous voulons entrer en matière et voter ce message. Les considérations de la Commission des finances sont vraiment très juridiques. Alors là, je dois dire que je ne suis pas du tout d'accord, parce qu'on oublie qu'il y a le document du Conseil fédéral "Stratégie pour une société de l'information en Suisse", et si ce dernier ne peut pas faire des propositions supplémentaires au plan financier, je me pose des questions. Si tout est déjà préordonné et programmé, on ne peut pas être créatif.

Riklin Kathy · Nationalrat · Zürich · Christlichdemokratische Fraktion

Nach den fulminanten Worten von Chiara Simoneschi bleibt fast nichts mehr zu sagen. Informatik ist wichtig. Wir haben in den Schulen einen grossen Nachholbedarf an Investitionen. Wir haben aber vor allem einen Nachholbedarf in der Ausbildung der Lehrer. Zwei Kommissionsmitglieder der CVP haben für Eintreten, zwei für Rückweisung gestimmt. Für mich persönlich waren einfach noch zu viele offene Fragen vorhanden, und Jacques Neirynck fand, dass für diesen wichtigen Bereich viel zu wenig Geld ausgegeben wird. Leider hatten wir an unserer letzten Kommissionssitzung sehr wenig Zeit. Das Programm sah einiges anderes vor: Wissenschaft, Industrie - wir haben es genossen. Aber die Zeit war sehr kurz, um dieses wichtige Geschäft zu besprechen. Auch der Bundesrat war nicht da, und die Schweizerische Konferenz der kantonalen Erziehungsdirektoren fehlte ebenfalls.

Nun hat der Ständerat - ein Kuriosum - vor uns getagt, obwohl er Zweitrat ist. Er hat mit 10 zu 0 Stimmen dem Gesetz zugestimmt. Das wäre doch auch ein deutliches Zeichen. Ich habe das Protokoll gelesen, die Akten studiert und konnte einige offene Fragen klären.

In diesem Sinn beantrage ich Ihnen nun auch Eintreten.

Denn es wäre schade, wenn wir nächstes Jahr nicht mit unserem Programm beginnen könnten. Das Geld würde fehlen; das ganze Projekt würde einen schwerwiegenden Rückschlag erleiden. Das Projekt hat auch Synergien. Es bringt eine Win-Win-Situation mit der Wirtschaft. Die Swisscom ist bereit, selbst sehr viel Geld zu investieren. Auch die Informatikbranche beteiligt sich in grossem Ausmass an diesem sinnvollen, zukunftsweisenden Projekt. Diese Gelder wären ebenfalls gefährdet.

Es geht hier eigentlich auch nicht um die Grundschulen oder um die Sekundarstufen I und II, sondern es geht um die Ausbildung der Lehrer. Das ist eine höhere Stufe. Das ist auf der Stufe Fachhochschule oder universitäre Ausbildung anzusiedeln. Darum darf der Bund hier auch etwas Geld geben. Das waren unsere grössten Bedenken, denn die Ausbildung ist an und für sich Aufgabe der Kantone. Warum will der Bund jetzt hier plötzlich aktiv werden?

Die EDK hat uns einen Brief geschrieben. Sie steht voll und ganz hinter dem Projekt. Wir sind erfreut, dass die EDK einmal mit uns zusammenarbeitet. Wir haben häufig andere Probleme mit der EDK. Wenn wir immerhin ein positives Zeichen von den Erziehungsdirektoren aller Kantone erhalten, dann nehmen wir doch dieses Zeichen auf, sind nicht päpstlicher als die Päpste und stimmen diesem Projekt zu.

Es kommt ebenfalls meiner Motion 00.3560 entgegen, die ich einmal eingereicht habe, für Investitionen in den Schulen, aber auch für Ausbildungsprogramme in der Höhe von 100 Millionen Franken. Hier bestünde noch ein weiterer Nachholbedarf. Denn es fehlt vor allem auch an sinnvollen Programmen in den Schulen. Das wird mit diesem Projekt nicht aufgenommen.

Ich habe mich an der Eröffnung der Net-Days letzte Woche davon überzeugt, dass hier sehr viel positiver Einsatz vorhanden ist, dass die Jungen dann schlussendlich die Leidtragenden wären, wenn wir hier wegen der "Sparguillotine" diese 10 Millionen Franken für das nächste Jahr nicht ins Budget nehmen würden; im Ganzen sind es 100 Millionen Franken über fünf Jahre. Am selben Tag, als wir tagten, strich die Finanzkommission mit dem Rotstift 10 Millionen aus dem Budget - das ging vielleicht schon ein bisschen schnell.

Ich bitte Sie also im Namen der Mehrheit der CVP-Fraktion, doch einzutreten und für eine gute Sache über den eigenen Schatten zu springen.

Widmer Hans · Nationalrat · Luzern · Sozialdemokratische Fraktion

Wir sind heute in einer ganz speziellen Situation: Wenn wir richtig handeln, d. h., wenn wir an die Zukunft der jungen Generation denken - und zwar nicht an eine Zukunft, die wir verpassen, sondern an eine Zukunft, in die wir jetzt investieren müssen -, vermeiden wir einen kleinen Computerabsturz, zu einem Zeitpunkt, wo wir wichtige gesellschafts- und bildungspolitische Aufgaben zu lösen haben.

Wir dürfen, Herr Scheurer, nicht kleinlich sein, den Professor heraushängen und den Politikern sagen, wie man eine "message", eine Botschaft, schreibt. Wir dürfen nicht "rancune" haben wie gewisse Leute, die unserem Herrn Bundesrat eine Lehre erteilen wollen, weil er tatsächlich Fehler gemacht hat. Meines Erachtens hat er einen gewaltigen Fehler gemacht, indem er uns nämlich im Sommer mit der Botschaft zum ICT-Umschulungsgesetz hat ins Leere laufen lassen. Und das haben ihm einige nicht verziehen. Ich aber schon: Mir geht es um die Sache, obwohl ich frustriert war, als wir die Subkommission Christen hier präsentiert haben und ein Umschulungsgesetz wollten, vom Bundesrat aber zu wenig unterstützt wurden.

Ich habe diesen Frust aufgefangen. Mir geht es darum, dieses einmalige Modell, das Kleeblattmodell, zu unterstützen. Erstmals gibt es dieses fantastische Konstrukt eines Kleeblattes von Bund, Kantonen, Gemeinden und Wirtschaft. Da möchte ich auch den Einwand der Staatsjuristen, die noch genauer als die Ständeräte sein wollen, bezüglich der Verfassungswidrigkeit nicht allzu ernst nehmen. Es gibt nämlich, wenn man den Artikel 63 der Bundesverfassung grosszügig interpretiert, überhaupt kein Problem mit der Bundeskompetenz. Der Bund kann - muss nicht - Universitäten und höhere Schulen unterstützen, und er kann das in dieser Phase, die sehr wichtig ist, nämlich wo man - wie das Frau Chappuis gesagt hat - "la formation des formateurs" favorisieren muss.

Es geht nicht nur um eine technische Sache, die der Bund jetzt unterstützt. Wir haben schon genügend Computer und allenfalls auch Netze an vielen Schulen. Aber was wir noch nicht haben, ist eine Integration dieser Technologie in die Lehrpläne; wir müssen jetzt sozusagen die Bildungsseite favorisieren. Und Herr Scheurer: Sie sollten nicht eine Milliarde Franken verlangen und durch diese exzessive Forderung das Projekt killen, das geht nicht!

Es ist klar, dass 100 Millionen Franken vom Bund viel auslösen können, wenn sie in die Köpfe investiert werden. Es ist wie ein Schneeball, den man oben am Berg loslässt und der auf dem Weg nach unten zur Lawine wird.

Ich bitte Sie im Namen der unsrigen und der kommenden Generation, es möglich zu machen - vor dem Computer sind alle gleich, alle sind User und Bürger -, dass alle die anstehende "zweite Alphabetisierung" gesellschaftspolitisch mitmachen können und nicht nur einfach die Mehrbesseren, die die Computerschulung privat an der Bénédict-Schule oder anderswo nachholen können. Damit hätten die dann einen Vorteil gegenüber den anderen, die sich das eben nicht leisten können. Der Staat hat hier eine Aufgabe. Ich gratuliere - trotz meiner Kritik - Herrn Couchepin, dass er dieses Projekt jetzt so vehement vorantreibt, und ich bitte jene, die ihm gegenüber noch irgendwelche Vorbehalte verspüren, über ihren Schatten zu springen. Ich bitte auch jene, die immer nur die Finanzen sehen, hier für die Zukunft der Jugend über ihren Schatten zu springen. Als Bildungspolitiker, der hier vor dem Parlament zu stehen hat, habe ich Angst davor, nur immer das Argument der Finanzen zu hören. Mit dem Finanzargument können Sie alles töten. Sie können die Zukunft der Bildung schwächen. Wir haben es bei der Bildung aber mit einem weichen Element zu tun, das man nicht immer direkt messen kann, das aber sehr wichtig ist.

Deswegen bitte ich Sie, keine Rückweisung zu beschliessen. Ich bitte auch Herrn Pfister, nicht nur das Herz des Finanzpolitikers sprechen zu lassen, sondern auch dasjenige des Bildungspolitikers, der er doch als designierter Vizepräsident der WBK auch ist.

Randegger Johannes · Nationalrat · Basel-Stadt · Freisinnig-demokratische Fraktion

Ich bin auch einer aus der "weichen" Kommission, der WBK, und ich spreche für die FDP-Fraktion. Die FDP-Fraktion ist für Eintreten, und sie lehnt den in der WBK knapp zustande gekommenen Rückweisungsantrag mit 19 zu 10 Stimmen deutlich ab. Allerdings ist sich die FDP-Fraktion darüber im Klaren - es wurde schon erwähnt -, dass die verfassungsmässige Basis knapp ist, dass keine Übereinstimmung mit dem Finanzplan besteht, dass Bemessungskriterien erst in der Verordnung geregelt werden, dass das Projekt schlecht mit dem Neuen Finanzausgleich koordiniert ist und dass offene Fragen bezüglich Wettbewerbsrecht bestehen. Es war also ein recht langer Schatten, über den die Fraktion springen soll. Sie hat den Sprung über diesen Schatten grossmehrheitlich getan, und zwar wegen der grossen Bedeutung der Sache selbst.

Wir in der FDP sind überzeugt davon, dass wir es unserer Gesellschaft und unserem Land wirklich nicht zumuten können, mit der rasanten Verbreitung der Digitalisierung, der Informatik- und Kommunikationstechnologie nicht Schritt zu halten. Im Vergleich zu den entsprechenden EU-Programmen - ich erinnere an "E-Europe" - droht unser Land in ein Entwicklungsloch zu fallen. Die deutsche Regierung, die Bundesländer und die Deutsche Telekom haben vor drei Jahren ein analoges, gleich angelegtes Projekt lanciert, das in Deutschland in den Schulen und in der Lehrerausbildung mit grossem Erfolg im Gange ist. Es sind also rasche, gezielte Massnahmen gefordert - es brennt. Die FDP hat solche Massnahmen in ihrem Positionspapier "E-Switzerland", mit ihrem "E-Parteitag" und auch mit der Motion "E-Switzerland" (00.3298) vehement vom Bund gefordert. In dieser Motion fordern wir insbesondere die Verhinderung einer digitalen Spaltung der Bevölkerung. Wir fordern den Anschluss der Schulen ans Netz, die Ausbildung der Lehrkräfte und Weiteres mehr.

Mit der Vorlage "Public Private Partnership - Schule im Netz" wird ein wichtiger Schritt in der richtigen Richtung getan. Es ist ein zeitlich limitierter Schritt - auf fünf Jahre begrenzt -, der, wie Sie es auch schon gehört haben, von der EDK einstimmig begrüsst wird. Mit den auf fünf Jahre verteilten 100 Millionen Franken aus Bundesmitteln wird zusammen mit den Kantonen und der Wirtschaft eine Investition von über 1 Milliarde Franken in Hardware, Software und E-Training ausgelöst.

Darum plädieren wir für Eintreten und für Ablehnung des Rückweisungsantrages.

Diese Vorlage steht in einem partnerschaftlichen Grundverständnis zwischen dem Bund, der Wirtschaft und den Kantonen, wie wir sie im neuen Berufsbildungsgesetz verankert haben. Unterstützen Sie bitte diese Vorlage.

Studer Heiner · Nationalrat · Aargau · Evangelische und Unabhängige Fraktion

Ich komme ganz gerne am Schluss der Sprecherinnen und Sprecher der Fraktionen an die Reihe, und zwar einfach deshalb, weil ich den Eindruck habe, dass wir gar nicht davon sprechen, worum es geht. Es geht gar nicht um die Frage, ob das Ziel der Vorlage gut ist oder nicht. Es ist wichtig, notwendig, und vieles geschieht. Die Situation zum Beispiel in meiner Gemeinde - ich weiss, in der Kommission hat man das schon einmal gehört - ist so, dass diese Frage schon längst aufgegleist ist, die Mittel gesprochen sind, ein Mehrjahresprogramm besteht. Wir brauchen sicher keinen einzigen Rappen vom Bund, um das weiterzuführen. Es gibt viele Gemeinden und Kantone, die das auch getan haben.

Damit ist doch klar: Dies ist ein ganz klassischer Bereich, in dem die Kantone und Gemeinden verantwortlich sind und nicht der Bund. Dass die kantonalen Erziehungsdirektoren und die anderen Beteiligten diese Bundesmillionen gerne nehmen, wenn man sie ihnen gibt, ist natürlich auch verständlich. Aber sie haben die Millionen nicht gefordert. Die Informationen, die ich habe, gehen klar davon aus, dass man vom Bund her diese Millionen sehr gerne zur Verfügung stellen wollte, um mitwirken zu können. Deshalb möchte ich Sie sehr bitten: Trennen Sie die beiden Dinge. Ich habe in dieser Frage als Mitglied der WBK und der Finanzkommission überhaupt nicht zwei Seelen in meiner Brust, sondern wirklich nur eine, und zwar einfach deshalb, weil sich der Bund hier heraushalten kann und dennoch in diesem Bereich überhaupt keine Katastrophe geschehen wird.

Wir als Fraktion hätten auch für Nichteintreten gestimmt, aber wir können den Rückweisungsantrag deshalb unterstützen, weil bei unserer Kommissionssitzung der zuständige Bundesrat ja nicht die Möglichkeit hatte zu reagieren. Es kamen auch Fragen, deren Beantwortung zur Entscheidungsfindung sicher nötig ist. Deshalb ist es korrekt, dass man durch die Rückweisung dem Bundesrat die Chance gibt, ernsthaft angehört zu werden.

Von daher möchte ich Sie bitten, diese Zusammenfassung anzuhören, damit es auch nicht anders hinüberkommt. Es geht hier nicht um die Frage, ob das gut oder nicht gut, notwendig oder nicht notwendig ist, sondern darum, wer zuständig ist. Das hier diskutierte Vorhaben ist nicht Sache des Bundes. Wenn wir nicht irgendwo einmal anfangen und dafür sorgen können, dass der Bund nicht überall Mittel mit einschiesst, und wir nicht zu mehr Klarheit kommen, dann wird auch die Vorlage über den neuen Finanzausgleich nichts bringen. Helfen Sie doch mit, die Stufen Bund/Kantone wieder klarer zu trennen.

Widmer Hans · Nationalrat · Luzern · Sozialdemokratische Fraktion

Herr Studer, können Sie mir sagen, wie in Ihrem Kanton die Lehrerinnen und Lehrer, die in Ihrer Gemeinde unterrichten, ausgebildet werden? Was hat der Kanton bereits getan, um diese Lehrer auf den Einbau der neuen Technologie in die Lehrpläne und die Curricula vorzubereiten?

Studer Heiner · Nationalrat · Aargau · Evangelische und Unabhängige Fraktion

Auf die Frage von Kollege Widmer gebe ich gerne zur Antwort, dass unser Kanton wie andere auch gewisse Einführungen, gewisse Hilfestellungen geleistet hat. Aber bei uns hat es in dieser ersten Phase vor allem an den Gemeinden gelegen. Daran ändert sich auch nichts, ob wir jetzt zustimmen oder nicht. Der Kanton, der verantwortlich ist - gerade der Kanton Aargau -, muss hier noch mehr tun. Da ist er gefordert. Aber er ist zuständig und nicht der Bund. Ich bin also nicht der Meinung, dass der Kanton Aargau genügend getan hat, überhaupt nicht, aber er muss es tun und nicht der Bund. Das ist die Antwort.

Couchepin Pascal · BR-M · Bundesrat · Wallis

Tout d'abord, merci pour ce débat qui a eu des accents émotionnels à certains instants; ça rend la politique beaucoup plus intéressante et ça démontre aussi que la question qui est abordée maintenant comporte un certain nombre d'aspects "climatiques" qui ont été évoqués, notamment par M. Widmer, en rapport avec le débat sur la loi fédérale sur l'encouragement de l'utilisation des technologies de l'information et de la communication dans les écoles. M. Scheurer aussi a parlé de ces aspects, je crois qu'il faut les aborder. M. Scheurer a ironisé, avec quelque raison, sur le langage parfois un peu ampoulé du message du Conseil fédéral qui veut, à travers un crédit limité que nous sollicitons, régler tous les problèmes de la société de l'information et notamment combler un retard qui n'est pas absolument démontré mais dont on sait qu'il existe probablement. Je partage son attitude et je pense que dans ce domaine, comme dans les autres domaines de la politique, il faut éviter le lyrisme et les excès et que, peut-être, plus de sobriété dans l'expression aurait contribué à permettre d'aborder le fond du problème, et non pas les aspects extérieurs.

J'étais de ceux qui, il y a une année ou deux, étaient sceptiques à l'égard de la nouvelle économie. J'ai dit à quelques reprises qu'il n'y a pas de nouvelle économie. Il y a de nouvelles technologies, ça, c'est tout à fait évident, mais il n'y a pas de nouveaux paradigmes économiques, comme le prétendaient certains. A l'époque, le trend, la tendance générale était au lyrisme, précisément en faveur de la nouvelle économie. On croyait qu'on était entré dans un monde nouveau dans lequel ces nouvelles technologies avaient créé un climat nouveau dans lequel l'économie elle-même n'avait plus de frontières. Tout cela est tombé. La bulle financière boursière, liée à la nouvelle économie, s'est dégonflée, mais il reste une réalité, c'est qu'il y a des technologies qui sont essentielles pour le développement de l'ensemble de nos sociétés, pour l'amélioration de la productivité de notre économie. Et ces technologies, malgré la fin de la bulle boursière liée à la nouvelle économie, sont utiles et nécessaires pour notre pays. Sur ce point, avec ou sans lyrisme, il n'y a rien de changé. Il faut tout faire pour que ce nouveau langage lié à l'informatique soit connu de tous, et en particulier des nouvelles générations dès le début de leur formation.

Le deuxième point: l'aspect financier. J'ai écouté avec intérêt le porte-parole du groupe de l'Union démocratique du centre argumenter. Il a eu deux arguments. Le premier argument est un argument financier, en disant: "Il y a une année ou deux, il y avait de l'euphorie, on aurait pu voter ce crédit parce que, dans ce climat, tout passait. Aujourd'hui, le climat a changé, alors il ne faut pas voter le crédit." Le problème n'est pas là. Le problème est de savoir si, avec ces moyens-là, on fait quelque chose d'utile. Il faut avoir une attitude anticyclique, d'une certaine manière. Quand tout le monde chante les louanges de la nouvelle économie de manière démesurée, il faut être critique. Mais au moment même où la bulle s'est dégonflée et que la tentation est là de renoncer à ces nouvelles technologies, il faut se demander quelle est leur importance et quel est leur intérêt. Et je suis convaincu que c'est maintenant qu'il faut faire un effort pour que, lorsque la conjoncture reprendra, on soit préparé, on soit mieux armé que nos concurrents pour bénéficier de la reprise économique. C'est maintenant qu'il faut avoir le courage de mener une politique en faveur des nouvelles technologies, au moment où d'autres, fatigués, y renoncent. Je crois d'ailleurs que le porte-parole du groupe de l'Union démocratique du centre partage au fond de lui-même cette attitude, puisque dans la deuxième partie de son intervention, il a cherché à expliquer le peu de conséquences qu'aurait le refus de ce projet.

Il dit que, de toute façon, même si on repoussait le projet, il n'y aurait pas de conséquences pratiques. L'économie continuerait et les cantons continueraient exactement de la même manière. J'y reviendrai dans un instant, car je crois que les choses ne sont pas aussi simples. Notamment, un conseiller d'Etat me disait que, grâce à cette impulsion, il avait pu lancer dans son propre canton des programmes qui probablement n'auraient pas été acceptés s'il n'y avait pas cet effort collectif, cette émulation positive qui avait été provoquée par l'initiative de la Confédération et l'appui, aussi, de l'économie privée. Il y aurait réellement des conséquences très négatives sur ce point si le projet était refusé - ne parlons pas de catastrophe, c'est un terme qui relève du lyrisme, mais il y aurait des problèmes supplémentaires. Nous pouvons les éviter et, au contraire, faire oeuvre positive.

M. Scheurer a dit aussi en substance que le problème est immense et qu'alors, si le problème est immense, il faudrait avoir des moyens immenses. La chance de ce programme, c'est justement la collaboration entre les pouvoirs publics, fédéraux, cantonaux, communaux indirectement, et l'économie privée. Avec des moyens relativement faibles, on a lancé un programme qui a un effet disproportionné par rapport au montant qui est investi par la Confédération. Est-ce le moment de vous rappeler le fameux proverbe que l'on cite souvent: "Si tu veux aider quelqu'un un jour, donne-lui un poisson. Si tu veux aider quelqu'un toujours, apprends-lui à pêcher." D'une certaine manière, c'est ce que nous essayons de faire ici. Nous voulons apprendre une technique qui sert pour toute une vie et qui aura un effet sur la longue durée. Ce n'est pas une action limitée dans le temps que nous lançons, c'est une action qui aura un effet permanent. Notre intervention est limitée dans le temps, ça, c'est un fait. Elle est limitée dans le temps et lorsqu'on évoque la péréquation financière, j'ai l'impression qu'elle entrera en vigueur au moment où notre programme sera terminé, si bien que c'est un peu exagéré de prétendre que notre intervention risque de contredire la péréquation financière qui, au moment où le programme sera terminé, sera entrée en force.

L'intervention de la Confédération dans ce secteur est à la fois subsidiaire et essentielle. Elle est subsidiaire par le montant que nous affectons à l'initiative "Partenariat public-privé - l'école sur le net", 100 millions de francs en cinq ans - 20 millions de francs par an -, l'économie privée met autant, probablement plus, en fonction du succès de l'initiative, et les cantons mettent environ 800 millions de francs. C'est donc bien la preuve que le poids principal de l'initiative repose sur les cantons et les communes.

L'intervention de la Confédération est subsidiaire, mais elle est essentielle. Simplement, les chiffres le démontrent: à ce jour, il y a 650 classes d'école qui ont déjà manifesté leur intérêt à l'initiative et qui ont indiqué qu'elles souhaitaient bénéficier du sponsoring de l'ensemble de l'initiative. 650 classes d'école multiplié par 20 élèves, cela fait environ 12 000 à 15 000 élèves qui bénéficieront dans les années qui viennent de cet effort collectif. C'est dire que ce n'est pas quelque chose de marginal, c'est quelque chose d'important, et nous sommes au début de l'initiative. Un certain nombre de cantons ont manifesté leur intérêt, mais ils n'ont pas fait encore de propositions concrètes. 650 classes sont déjà intéressées et d'autres cantons ont annoncé leur participation prochaine. Je crois qu'il n'y a qu'un demi-canton qui ne manifeste aucun intérêt, parce qu'il considère qu'il a acquis dans le domaine de la formation aux technologies informatiques suffisamment d'expérience pour se passer de cette coordination.

La Confédération n'intervient pas dans le domaine des cantons, elle intervient à travers la formation permanente des maîtres, conformément à l'article 63 de la Constitution fédérale. Cela a été jugé suffisant comme base constitutionnelle, par l'Office fédéral de la justice.

Ensuite, deuxième point qui n'a pas été évoqué ici, nous créons, par le biais de notre participation, une plate-forme commune qui permet les échanges entre les partenaires de l'expérience au niveau cantonal et, ainsi, augmente sur l'ensemble du territoire suisse l'efficacité des moyens mis en oeuvre et permet des échanges entre écoles, cantons, différentes régions de Suisse. Probablement que cela, sans l'initiative de la Confédération, ne pourrait pas exister, n'existerait pas. C'est en cela aussi que notre participation est essentielle.

Je conclus en vous demandant de faire cet effort qui n'est pas immense sur le plan financier. C'est d'ailleurs curieux de constater que, parfois, c'est utilisé comme argument contre l'initiative en disant: "Vous voulez résoudre un problème qui est très important et vous n'utilisez que des moyens relativement faibles." Je pense que c'est plutôt un argument en faveur de notre modestie et de notre sobriété financières; c'est surtout le cas lorsqu'on est en mesure de mettre en face de cet investissement limité l'efficacité que nous espérons en tirer, l'effet généralisé que nous espérons provoquer dans l'ensemble de la Suisse, effet qui est attesté par le nombre de classes qui souhaitent bénéficier de cet appui de la Confédération.

Entrer en matière et renvoyer le projet au Conseil fédéral provoquerait un retard considérable dans la réalisation de cette initiative et probablement le découragement des partenaires privés qui, depuis plusieurs mois déjà, se sont engagés, ont pris des contacts, et, maintenant, sont en train de préparer, en collaboration avec les cantons, des réponses aux demandes des écoles.

Renvoyer le projet, cela signifierait une hésitation de la part des pouvoirs publics fédéraux; ce serait un signal à l'égard des partenaires privés qui aurait l'effet suivant: "Avec les pouvoirs publics ne vous engagez pas avant que tout soit mis sous toit et que les procédures très longues et difficiles que notre système démocratique imposent soient complètement achevées. Ne prenez jamais le risque de collaborer avec les pouvoirs publics, car il y a toujours des risques politiques trop grands. Séparez totalement le public du privé." Je crois que ce serait malheureux. Lorsqu'on réussit à mettre sur pied une collaboration entre l'économie privée et l'économie publique, c'est une chance qu'il faut exploiter.

C'est la raison pour laquelle je vous suis reconnaissant d'entrer en matière et de rejeter la proposition de la majorité de renvoi du projet au Conseil fédéral.

Verfahrensbeitrag

La présidente (Maury Pasquier Liliane, présidente): Nous votons sur la proposition de non-entrée en matière de la minorité Pfister Theophil.

Abstimmung - Vote

Für Eintreten .... 120 Stimmen

Dagegen .... 43 Stimmen

Maury Pasquier Liliane · P-F · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion

Nous opposons maintenant la proposition de la majorité de renvoyer l'objet au Conseil fédéral à la proposition de minorité Chappuis. Si la minorité l'emporte, l'objet retourne à la commission, qui procédera demain après-midi à la discussion par article, ce qui permettrait à notre Conseil de passer à la discussion par article lundi prochain, le 3 décembre 2001.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für den Antrag der Minderheit .... 96 Stimmen

Für den Antrag der Mehrheit .... 65 Stimmen

La présidente (Maury Pasquier Liliane, présidente): L'objet retourne donc à la commission pour la discussion par article.