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Internationales Übereinkommen über Erbsachen
Rossini Stéphane · P-M · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion
Le président (Rossini Stéphane, président): Vous avez reçu un rapport écrit de la commission. Celle-ci propose de rejeter la motion.
Leutenegger Oberholzer Susanne · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Es handelt sich um eine Motion des Ständerates. Die Kommission für Rechtsfragen des Nationalrates hat die Motion am 28. August beraten. Die Motion wurde am 12. Dezember 2014 von Ständerat Recordon eingereicht. Der Ständerat hat sie ohne vorhergehende Kommissionsberatung am 19. März 2015 angenommen. Der Bundesrat beantragte die Ablehnung. Die Kommission für Rechtsfragen des Nationalrates beantragt Ihnen ebenfalls die Ablehnung.
Was verlangt die Motion? Sie verlangt vom Bundesrat, es seien die Möglichkeiten zum Abschluss eines internationalen Übereinkommens über Erbsachen mit der EU auszuloten. Eventuell seien andere Massnahmen zu treffen, die verhindern, dass die Schweiz vom EU-Rechtsraum ausgeschlossen wird, und zwar von jenem EU-Rechtsraum, der mit der neuen Erbrechtsverordnung der EU geschaffen wird.
Worum geht es? Es handelt sich um die Verordnung Nr. 650 aus dem Jahr 2012. Sie klingt sehr kompliziert; ich lese Ihnen den Titel vor. Es ist die Verordnung "über die Zuständigkeit, das anzuwendende Recht, die Anerkennung und Vollstreckung von Entscheidungen und die Annahme und Vollstreckung öffentlicher Urkunden in Erbsachen sowie zur Einführung eines Europäischen Nachlasszeugnisses". Diese Verordnung ist bereits am 16. August 2012 in Kraft getreten. Sie findet Anwendung auf die Rechtsnachfolge von Personen, die am 17. August 2015 oder danach verstorben sind. Sie gilt für alle EU-Staaten mit Ausnahme von Dänemark, von Grossbritannien und von Irland. Festzuhalten ist: Das materielle Erbrecht der EU-Staaten wird dadurch nicht berührt.
Ohne Zweifel - das hat die Verwaltung auch in der Kommission ausgeführt - hat die EU-Verordnung Auswirkungen auf Schweizer Staatsangehörige mit Aufenthalt in einem EU-Staat oder auf in der Schweiz wohnhafte Personen mit Vermögenswerten in einem EU-Staat. Aber wie in der Kommission erklärt wurde, schafft diese Verordnung eigentlich keine grundsätzlich neuen Probleme, denn die Problematik der positiven Zuständigkeitskonflikte - z. B. bei der Zuständigkeit zweier Staaten für einen Erbfall sowie bei der Anerkennung von schweizerischen Urkunden im Ausland - besteht weltweit gegenüber allen Staaten und ist nicht EU-spezifisch. Diese Probleme hat es also schon immer gegeben, sie ergaben sich nicht mit dieser Verordnung neu.
Der Unterschied im Umgang mit der neuen EU-Verordnung liegt darin, dass sie wegen der Harmonisierung in der EU nun praktisch in allen EU-Staaten gilt. Diese Frage stellt sich jetzt also bei fast allen EU-Staaten gleichermassen, mit Ausnahme der drei erwähnten. Die Verordnung ist in der Anwendung neu - ich habe schon darauf hingewiesen -, sie wird erst seit diesem Jahr angewendet. Es bleibt jetzt abzuwarten, wie sich die Praxis entwickelt.
Weiter waren für unsere Kommission folgende Gründe für die Ablehnung massgebend:
1. Es besteht derzeit keine Möglichkeit, mit der EU über ein solches Erbrechtsübereinkommen zu verhandeln oder ein solches abzuschliessen. Der Bundesrat ist in Sachen Verhandlungspaket mit der EU bereits mehr als belastet. Ich glaube nicht, dass es ein vordringliches Anliegen des Bundesrates ist, hierüber auch noch zu verhandeln.
2. Derzeit wird eine Revision des Erbrechtes geprüft bzw. vorbereitet; wir haben ja entsprechende Motionen angenommen. Gewisse Punkte, die mit dieser Motion angesprochen werden, können in diesem Rahmen vorgeprüft werden.
3. Auch das internationale Erbrecht im Bundesgesetz über das internationale Privatrecht kommt in die Revision. Es stammt aus dem Jahre 1987, und eine Revision ist gelegentlich angezeigt. In der Kommission wurde uns versichert, dass das BJ daran ist, eine Vorlage zum internationalen Erbrecht vorzubereiten, und zwar im Rahmen einer Ausarbeitung mit Experten. Auch hier werden dann Verfahrensprobleme behandelt werden können. Ich denke, Frau Bundespräsidentin Sommaruga kann noch über den Stand dieser Arbeiten informieren.
Noch eine abschliessende Bemerkung: Nicht Gegenstand dieser Verordnung sind Besteuerungsfragen. Diese sind unabhängig von der EU-Erbrechtsverordnung zu behandeln und nicht an sie gekoppelt.
Im Namen der Kommission für Rechtsfragen des Nationalrates ersuche ich Sie, die Motion abzulehnen bzw. diese nicht zu unterstützen.
Lüscher Christian · Mit-M · Nationalrat · Genf · FDP-Liberale Fraktion
Par sa motion déposée à la Commission des affaires juridiques du Conseil des Etats, Monsieur Recordon prie le Conseil fédéral d'examiner les possibilités de mettre en place une convention internationale sur les successions, ou de prendre toute autre mesure évitant que la Suisse ne soit exclue de l'espace juridique de ce domaine créé par le règlement 650/2012 de l'Union européenne. Ce règlement vise la loi applicable à la reconnaissance et à l'exécution des décisions, actes authentiques et certificats en matière successorale et instaure un certificat d'héritier européen. L'entrée en vigueur de ce règlement a eu lieu le 1er janvier 2015 et, selon l'auteur de la motion, il importe que la Suisse ne reste pas à l'écart de ce nouvel instrument, sous peine de laisser ses ressortissants et résidents dans une situation comparativement défavorable, voire de subir une distorsion de concurrence.
Le Conseil fédéral a donné son avis le 18 février 2015. Il s'oppose à cette motion. Selon le Conseil fédéral, le règlement 650/2012 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2012 harmonise les dispositions sur la compétence et le droit applicable en matière de succession dans l'Union européenne et règle la reconnaissance et l'exécution des décisions, ainsi que l'acceptation et l'exécution des actes authentiques en matière de successions. Ce règlement s'appliquera à la succession des personnes décédées à partir du 17 août 2015. Il vaut pour tous les Etats membres de l'Union européenne, à l'exception du Danemark, du Royaume-Uni et de l'Irlande. Bien qu'il ne touche pas le droit successoral matériel des Etats membres, il a quand même un certain nombre d'impacts sur la question du droit applicable aux successions.
Ce règlement évidemment ne s'applique pas à la Suisse, qui ne fait pas partie de l'Union européenne, néanmoins il a des conséquences considérables pour les ressortissants suisses dont le dernier lieu de résidence habituel se trouvait dans un Etat membre de l'Union européenne, ainsi que pour les personnes qui résident en Suisse et possèdent des biens dans un Etat membre de l'Union européenne.
Vous vous souvenez tous de la convention sur les successions avec la France - on en a parlé ici -, qui posait exactement le même type de problèmes. Nous avons à l'époque rejeté cette convention internationale.
En matière de for, la confrontation du nouveau règlement européen avec les dispositions pertinentes de la loi fédérale sur le droit international privé peut en particulier déboucher sur le fait que des tribunaux de deux pays se déclarent compétents pour la même succession; c'est ce qu'on appelle un conflit positif de compétence. Au surplus, le règlement de l'Union européenne n'harmonise pas la reconnaissance des décisions, des actes authentiques et des transactions judiciaires des Etats tiers, tels que la Suisse, par les Etats de l'Union européenne.
Le Conseil fédéral a indiqué être en train d'analyser s'il était nécessaire de prendre des mesures, ce qui ne semble pas encore être le cas, d'autant plus qu'il n'est pas exclu que la jurisprudence atténue certaines frictions entre les textes légaux. Le Conseil fédéral a indiqué être toujours ouvert au dialogue, au niveau international, pour éviter des difficultés juridiques dans des cas de successions transfrontalières, ajoutant qu'il n'est cependant pas possible, aujourd'hui, d'apprécier l'opportunité et la faisabilité de la création d'un instrument international ou de toute autre mesure.
Le 28 août 2015, la Commission des affaires juridiques du Conseil national a analysé la motion de la commission du Conseil des Etats. Elle est arrivée à la conclusion suivante. D'abord, elle considère que la motion constitue une forme beaucoup trop contraignante à ce stade et qu'il ne faut pas tordre le bras du Conseil fédéral en lui imposant une solution plutôt qu'une autre. Elle considère donc qu'un postulat eut été le bon instrument. Il s'agit ensuite, aux yeux de la commission, d'un moment inopportun. Pour être un peu trivial, la Suisse a en ce moment d'autres chats à fouetter dans le cadre de ses relations avec l'Union européenne et il serait probablement nuisible de lui imposer une obligation supplémentaire dans les discussions qui portent sur des questions beaucoup plus fondamentales.
Enfin, la commission a considéré qu'une révision du droit des successions était déjà en cours, dans le cadre de laquelle certaines questions pouvaient être prises en considération, mais qu'il était prématuré de vouloir imposer tel ou tel chemin au Conseil fédéral.
Pour toutes ces raisons, la commission a décidé de proposer le rejet de cette motion, par 15 voix contre 0 et 1 abstention. Ce sujet a été traité en fin de séance, ce qui explique pourquoi il n'y a que 15 voix en faveur du rejet.
Sommaruga Simonetta · BPR-F · Bundesrat · Bern
Die Argumente des Bundesrates, mit denen er diese Motion zur Ablehnung beantragt, wurden von den beiden Kommissionssprechern ausführlich dargelegt; ich will sie nicht wiederholen.
Aber es ist noch eine Frage von Frau Nationalrätin Leutenegger Oberholzer offen: Der Bundesrat plant, in der zweiten Hälfte des nächsten Jahres eine Vernehmlassungsvorlage zum internationalen Erbrecht vorzulegen.
Rossini Stéphane · P-M · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion
Le président (Rossini Stéphane, président): La commission et le Conseil fédéral proposent de rejeter la motion.
Abgelehnt - Rejeté