13.015
Parlamentarierdelegation beim Europarat. Bericht
Fiala Doris · Mit-F · Nationalrat · Zürich · FDP-Liberale Fraktion
Die Schweizer Parlamentarierdelegation beim Europarat vertritt im Auftrag der Bundesversammlung die Schweiz in der Parlamentarischen Versammlung des Europarates in Strassburg, die - meine Damen und Herren auf der Tribüne - nicht mit dem Europäischen Parlament zu verwechseln ist, denn wir sind ja gar nicht in der EU.
Zwölf Schweizerinnen und Schweizer aus der SVP, SP, FDP, CVP und der Grünen Partei sind in Strassburg viermal pro Jahr jeweils eine Woche lang tätig. Sechs stimmberechtigte Abgeordnete und sechs Stellvertreter und Stellvertreterinnen nehmen auch an Sitzungen der diversen Kommissionen ausserhalb von Strassburg teil. Ihnen obliegen zudem die Wahl der Richter am Europäischen Gerichtshof für Menschenrechte sowie die Wahl der ranghöchsten Funktionäre des Europarates. Es werden Berichte, Resolutionen oder Empfehlungen zuhanden des Ministerkomitees und zuhanden der Mitgliedstaaten verfasst.
Der zehnte Bericht über die Schweiz und die Konventionen des Europarates zeigt eindrücklich, dass die Schweiz längst nicht zu allem Ja und Amen sagt. Bitte nehmen Sie zur Kenntnis, dass weder der Schweiz noch anderen Mitgliedstaaten irgendwelche Gesetze übergestülpt werden. Wird eine Resolution nicht hier in diesem Saal in der Schweiz bzw. im Mitgliedstaat ratifiziert, so wird auch nichts, was aus Strassburg kommt, zu einem Schweizer bzw. zu einem nationalen Gesetz erhoben.
Die durchschnittliche Teilnahme der Mitglieder der Schweizer Delegation an den vier Teilsessionen lag bei 86,57 Prozent. Wir rangierten somit hinter Norwegen und Schweden auf Platz drei. Auch bei den Abstimmungsteilnahmen zeigte sich die Schweizer Delegation vorbildlich und liegt auch hier auf dem dritten Rang. Der einzige Parlamentarier aus allen 47 Ländern, der keine einzige Abstimmung verpasst hat, ist unser Kollege Andreas Gross. 32 Kommissionssitzungen in Strassburg, 24 Sitzungen ausserhalb der Session in Paris und 7 an diversen anderen Sitzungsorten dokumentieren, dass, wer im Europarat aktiv sein will, ein ziemlich gutes Zeitmanagement braucht.
Die Schweiz fand sich in der Situation, dass nach den Wahlen im Jahr 2011 nur fünf von zwölf Mitgliedern in der Delegation verblieben waren. Gewichtigen Persönlichkeiten wie Dick Marty und Theo Maissen wurde ein Ehrendiplom der Parlamentarischen Versammlung überreicht. Eine gewichtige Erneuerung betraf die Wahl von Helen Keller als neue Schweizer Richterin am Europäischen Gerichtshof für Menschenrechte in Strassburg.
Nicht befriedigt, das möchte ich hier offen sagen, hat mich und unsere Delegation die Wahl der stellvertretenden Generalsekretärin des Europarates: Die Italienerin Gabriella Battaini-Dragoni wurde unserem Schweizer Gérard Stoudmann vorgezogen. Der erfahrene Diplomat war vormals ranghoher Funktionär verschiedener internationaler Organisationen und Sonderbeauftragter des Generalsekretariats für Organisationsentwicklung gewesen. Er hätte mit Sicherheit einen fantastischen Job absolviert. Verschiedene Faktoren mögen eine Rolle gespielt haben, dass sich die Parlamentarische Versammlung mit 133 zu 117 Stimmen aber für Battaini-Dragoni entschieden hat: Stoudmann galt als entschlossener Sanierer mit nüchternem Blick, der zum Teil schmerzliche Reform- und Restrukturierungsprozesse mutig umsetzen wollte.
Nebst gewichtigen Wahlgeschäften, zum Beispiel der Wahl des neuen Präsidenten der Versammlung, Jean-Claude Mignon, prägte auch die Wahl eines neuen Kommissars für Menschenrechte des Europarates die Geschäfte. Erstmals fand zudem eine sogenannte freie Debatte statt. Sie erlaubt es Mitgliedern, während vier Minuten zu einem selbstgewählten aktuellen Thema zu sprechen. Unser Nationalratskollege Maximilian Reimann hat sich in dieser ersten freien Debatte zu Wort gemeldet und sich zum Thema Asyl bzw. zu den Migrationsbewegungen von Afrika nach Europa geäussert.
Nebst gewichtigen aktuellen Themen wie zum Beispiel "Die Russische Föderation zwischen zwei Wahlen", "Der Stand der Demokratie in Ungarn" oder "Die Förderung des Übereinkommens des Europarates zur Verhütung und Bekämpfung von Gewalt gegen Frauen und häuslicher Gewalt" stand auch die Debatte "Die Förderung einer angemessenen Politik betreffend Steueroasen" an. Alle stimmberechtigten Schweizer Delegierten meldeten sich zu Wort, nachdem klar war, dass die Debatte nicht nur Länder wie Luxemburg, die Cayman Islands oder Hongkong, sondern insbesondere natürlich auch die Schweiz im Fokus hatte. Zu den Aktualitätsdebatten zählten beispielsweise "Die Situation in Syrien" und "Die Zukunft des Europäischen Gerichtshofes für Menschenrechte und die Erklärung von Brighton".
Es würde zu weit gehen, Ihnen sämtliche Berichte der Schweizer Delegierten beim Europarat aufzuzählen. Es ist aber ein eindrückliches Engagement seitens aller unserer Kolleginnen und Kollegen. Ich verdanke im Namen der Aussenpolitischen Kommission herzlich den Bericht und die Aktivitäten im Jahr 2012. Meinen Kolleginnen und Kollegen danke ich für die Pflege der wichtigen internationalen Beziehungen, und Sie bitte ich im Namen der Kommission um Kenntnisnahme des Berichtes zur Tätigkeit der Schweizer Parlamentarierdelegation beim Europarat.
Gross Andreas · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Le Conseil de l'Europe est une énorme chance et une unique opportunité pour renforcer la démocratie, l'Etat de droit et les droits de l'homme en Europe, cela non seulement dans les 47 Etats membres mais aussi au niveau transnational. C'est là la grande différence avec l'OSCE. L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe constitue un espace du droit, un espace commun avec des droits communs. Dans ce sens, c'est beaucoup plus profond qu'une organisation internationale dans laquelle les gouvernements coopèrent uniquement pour essayer de résoudre les conflits.
La grande question qui doit être posée dans un tel rapport est la suivante: est-ce que les acteurs du Conseil de l'Europe, c'est-à-dire plus de mille personnes en comptant le secrétariat, les ministres, les ambassadeurs et les parlementaires, font tout pour réaliser vraiment les opportunités d'une telle organisation? Si nous analysons l'activité de la Délégation parlementaire suisse auprès du Conseil de l'Europe, nous constatons que, comme dans le cas des délégations norvégienne et suédoise, les membres de notre délégation sont beaucoup plus actifs que la moyenne.
Si nous comparons la coopération entre les gouvernements et les parlementaires, nous pouvons de nouveau poser la question de la réalisation des opportunités de l'organisation. Cela concerne non seulement la coopération entre les ministres et les parlementaires à Strasbourg même, mais aussi la coopération chez nous. Je regrette par exemple l'absence du représentant de notre gouvernement. C'est la même question que celle à laquelle il fallait répondre à propos de l'OSCE dans l'objet précédent (13.012). Nous pourrions discuter du fait de savoir s'il ne faut pas soutenir les efforts que nous faisons à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et les comparer avec ceux que le gouvernement suisse fait par exemple en Russie. En Russie, il y a des développements alarmants. Il y a des gens au Kremlin qui disent que c'est une erreur d'adhérer au Conseil de l'Europe, que c'était l'expression d'une faiblesse et qu'aujourd'hui la Russie ne le ferait plus. En Russie, certaines personnes pensent qu'il faut s'opposer à l'Europe en argumentant que la Russie a sa propre civilisation.
Un autre domaine, dans lequel nous pouvons peut-être mieux coopérer pour réaliser les potentiels du Conseil de l'Europe, c'est par exemple dans un pays comme l'Azerbaïdjan où il y aura dans deux semaines des élections présidentielles, mais des élections sans concurrence, sans compétition, car ceux qui s'opposent au président sont emprisonnés et ceux qui ne sont pas d'accord sont arrêtés. Le gouvernement suisse a aussi de bonnes relations avec le gouvernement de l'Azerbaïdjan, mais je me demande si l'on ne pourrait pas mieux coordonner les travaux pour réaliser l'idée du Conseil de l'Europe qui veut que, pour pouvoir être un pays membre, il est nécessaire d'avoir des élections plus ou moins correctes.
La même question pourrait se poser concernant la Bulgarie ou, par exemple, la Bosnie Herzégovine où les ambassadeurs suisses font un très bon travail. Nous avons aussi l'impression que nous faisons ce que nous pouvons, mais que dans le Comité des ministres on ne voit pas tous les efforts allant dans la même direction.
La dernière question que j'aimerais poser au gouvernement suisse, ici absent, est la suivante: ne vaudrait-il pas mieux soutenir, en plus du budget ordinaire, les efforts que le conseil fait pour former la jeunesse dans les pays arabes, les pays du Maghreb en révolution pour développer, établir des systèmes démocratiques, des systèmes qui respectent les droits de l'homme?
Je pense qu'au Parlement on fait beaucoup de choses dans ce sens, mais on pourrait faire mieux si cette coopération avec les ministres était meilleure. Un des plus grands défis mentionné dans le rapport, c'est le fait que dans tous les domaines dans lesquels le Conseil de l'Europe réussit, l'Union européenne aimerait en faire autant. Elle a installé une agence à Vienne pour protéger les droits de l'homme; on pourrait encore en discuter, l'accepter. Mais maintenant, après la dernière crise en Hongrie, le Conseil de l'Europe aimerait aussi mettre en place un processus de monitoring qu'il a développé, basé sur la Convention des droits de l'homme. C'est quelque chose qu'il faut éviter, afin de ne pas établir deux systèmes en Europe qui échoueront tous les deux, parce que les pays concernés se cacheront derrière les contradictions des deux systèmes.
Je pense que le Conseil fédéral devrait aussi s'engager avec les autres pays pour dire à l'Union européenne de ne pas tenter de copier les réussites du Conseil de l'Europe, mais de l'aider à réaliser encore mieux ses propres projets.
Graf Maya · P-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · Grüne Fraktion
Vom Bericht wird Kenntnis genommen
Il est pris acte du rapport