01.073
Zusammenarbeit mit Osteuropa. Rahmenkredit. Verlängerung
Verfahrensbeitrag
Antrag der Kommission
Mehrheit
Eintreten und Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Minderheit
(Schlüer, Mörgeli, Stamm)
Rückweisung an den Bundesrat
mit dem Auftrag:
a. für den früher als vorgesehen aufgebrauchten Rahmenkredit 1999-2003 einen Nachtragskredit anzubegehren;
b. in einer vom Nachtragskredit abgetrennten Vorlage einen weiteren, auf vier Jahre bemessenen Rahmenkredit "Zusammenarbeit mit Osteuropa" für die Periode 2004-2007 anzubegehren.
Proposition de la commission
Majorité
Entrer en matière et adhérer au projet du Conseil fédéral
Minorité
(Schlüer, Mörgeli, Stamm)
Renvoi au Conseil fédéral
avec mandat:
a. de faire une demande de crédit supplémentaire pour le crédit-cadre 1999-2003, dont le montant a été épuisé plus rapidement que prévu;
b. de demander, dans une procédure distincte de cette demande de crédit supplémentaire, un nouveau crédit-cadre "coopération avec l'Europe de l'Est" calculé sur quatre ans et valable pour la période 2004-2007.
Kofmel Peter · Nationalrat · Solothurn · Freisinnig-demokratische Fraktion
Wir stehen vor einer etwas besonderen Vorlage, weil es eine Zusatzbotschaft ist zu etwas, was wir schon beschlossen haben, eine Zusatzbotschaft, die einen bisherigen Kredit aufstockt und gleichzeitig die Kreditdauer verlängert. Diese doppelte Zielsetzung hat zu einigen Verwirrungen geführt. Mein Bestreben in den nächsten paar Minuten ist es, diese Verwirrungen zu entwirren und aufzuzeigen, warum die APK Ihnen mit 20 zu 3 Stimmen Zustimmung zur bundesrätlichen Vorlage und somit auch Ablehnung des Minderheitsantrages auf Rückweisung beantragt.
Am 24. März 1995 hat dieses Parlament einen Bundesbeschluss über die Zusammenarbeit mit den Staaten Osteuropas verabschiedet. Artikel 19 Absatz 3 dieses Beschlusses legt die Dauer des Bundesbeschlusses auf zehn Jahre fest, also bis 2005. Im Jahre 1998 hat das Parlament, gestützt auf den erwähnten Bundesbeschluss, einen Rahmenkredit von 900 Millionen Franken für eine Mindestdauer von vier Jahren beschlossen.
Warum will man nun diesen Kredit aufstocken? Ich mache es sehr kurz: Die Entwicklung in den Ländern, die im Sinne des Bundesbeschlusses zu Osteuropa zählen - das sind viele, es geht bis tief nach Asien hinein -, verlief leider wesentlich weniger günstig als erhofft; das kennen Sie alle, es braucht hier nicht speziell erwähnt zu werden. Nehmen Sie nur die Entwicklung auf dem Balkan in den Ländern Ex-Jugoslawiens. Dies hat im Vergleich zur Planung zu einer erhöhten Verpflichtung des Rahmenkredites geführt. Ich sage einmal als alter Kirchenmusiker: Etwa an Pfingsten dieses Jahres dürfte der Rahmenkredit endgültig verpflichtet sein, bis auf die Reserven, obwohl der Rahmenkredit noch bis Ende 2003 dauern sollte. Die Finanzkommission selber bemerkt in ihrem Mitbericht: "Die Gründe für die Mehrausgaben in den ersten zweieinhalb Jahren halten unseres Erachtens einer Überprüfung stand." Es bleibt beizufügen, dass wir, das Parlament, den entsprechenden Krediten und den Nachträgen zu den budgetierten Zahlungskrediten jeweils zugestimmt haben.
Was stocken wir eigentlich auf? Ursprünglich waren 900 Millionen Franken für vier Jahre anbegehrt. Das macht ohne Betrachtung der Reserven etwa 225 Millionen im Jahr. Zieht man die Reserven von 200 Millionen ab, so bleiben noch etwa 175 Millionen Franken pro Jahr.
Jetzt werden für zwei Jahre - theoretisch - weitere 500 Millionen Franken anbegehrt; das ergäbe nach Adam Riese 250 Millionen Franken pro Jahr. Diese 500 Millionen müssen aber effektiv für drei Jahre herhalten; es verbleiben also rund 170 Millionen pro Jahr.
Warum lehnt nun die Mehrheit den Rückweisungsantrag ab? Einerseits handelt es sich - falls dieser Antrag politisch ehrlich gemeint ist, und davon wollen wir doch ausgehen - eher um eine Formsache. Die "Dreier-Minderheit" Schlüer/Mörgeli/Stamm will einen Nachtragskredit zum jetzt laufenden Rahmenkredit 1999-2003 und eine neue Vorlage mit einem Rahmenkredit für die Jahre 2004-2007. Abgesehen einmal davon, dass zum Rahmenkredit ein Zusatzkredit und nicht ein Nachtragskredit zu genehmigen wäre, schiene das von der Minderheit beantragte Vorgehen durchaus möglich, wenn da nicht die Befristung des Bundesbeschlusses auf 2005 wäre. Wir haben zu beachten, dass dieser Bundesbeschluss mitten in der Laufzeit des von der Minderheit vorgeschlagenen neuen Rahmenkredites ablaufen würde, die gesetzliche Basis also fehlen würde.
Deshalb scheint uns das von der Mehrheit und vom Bundesrat vorgeschlagene Vorgehen richtig, den laufenden Rahmenkredit 1999-2003 um den Zusatzkredit von 500 Millionen Franken zu ergänzen und gleichzeitig den laufenden Rahmenkredit um zwei Jahre zu verlängern. Dann hätten wir im Jahre 2005 eine saubere neue Ausgangslage. Wir könnten dann, wenn wir das wollen, einen neuen Bundesbeschluss genehmigen. Wir könnten, wenn wir das wollen, angepasst an die neuen politischen Gegebenheiten einen neuen Rahmenkredit bewilligen.
Die Minderheit hat nun argumentiert, das Vorgehen der Mehrheit würde dann keine Übersicht über die Kredite mehr bieten. Die 20-köpfige Mehrheit der APK sieht das genau umgekehrt, und der Mitbericht der Finanzkommission bestärkt uns in dieser Haltung. Übrigens wird das Management dieses Rahmenkredites von unserer Finanzkommission und der Finanzdelegation sehr eingehend überwacht; Beanstandungen hat es bis jetzt noch keine gegeben.
Ich beantrage Ihnen deshalb namens der überwältigenden Mehrheit der APK, den Anträgen des Bundesrates und der Kommissionsmehrheit zu folgen und den Rückweisungsantrag der Minderheit Schlüer abzulehnen. Sie wählen damit das effizienteste und transparenteste Verfahren, das im Rahmen unserer finanzrechtlichen Regeln möglich ist.
Frey Claude · Nationalrat · Neuenburg · Freisinnig-demokratische Fraktion
Ce matin on improvise: le rapporteur, M. Lachat, étant indisposé, je le remplace au pied levé. La forme perdra ce que la spontanéité y gagnera. De quoi s'agit-il? Il s'agit de voter 500 millions de francs supplémentaires au titre de la coopération avec les Etats de l'Est. Pour quels buts? Premièrement, intensifier l'engagement de la Suisse dans les Balkans. Deuxièmement, marquer la volonté de promouvoir la transition dans les régions de l'Asie centrale et du Caucase.
Précisons qu'il s'agit de prolonger l'action engagée. Précisons, comme le rapporteur de langue allemande l'a fait, qu'il s'agit d'un crédit-cadre et non d'un crédit de paiement - vous le savez, les crédits de paiement sont inscrits régulièrement au budget annuel. Précisons aussi que, sur le montant du crédit-cadre déjà voté précédemment il reste encore quelque 140 millions de francs, si on y ajoute les 500 millions de francs proposés. Cela fait quelque 640 millions de francs, ce qui permet d'engager presque 200 millions de francs par année. Par conséquent, les 500 millions de francs proposés aujourd'hui par le Conseil fédéral sont suffisants pour la réalisation du programme prévu. Jusqu'en 2004, le Conseil fédéral veut en effet maintenir le cadre légal actuellement en vigueur sans le modifier. Cette modification devrait intervenir en 2004, et c'est logique, puisqu'à ce moment-là une nouvelle analyse de la situation sera nécessaire, beaucoup de pays étant en principe sur le point d'adhérer à l'Union européenne.
Cette aide est utile aux autres. Mais cette aide est aussi utile à la Suisse. Ces 500 millions de francs sont utiles aux autres, ils sont même indispensables: l'Est de l'Europe évolue d'une manière importante tant politiquement qu'économiquement, mais il est tout à fait nécessaire de dynamiser, d'accélérer les réformes structurelles. Pour cela il faut des moyens financiers importants.
D'autres facteurs expliquent les dépenses qui sont intervenues plus rapidement que prévu par rapport aux crédits alloués et au rythme qui avait été prévu précédemment. Nous voulons voir quatre raisons à cette accélération des dépenses:
1. En 1999, la crise du Kosovo a amené la Suisse à apporter une aide immédiate, technique et financière plus importante que prévue au départ.
2. Depuis l'automne 2000, la Suisse soutient des réformes politiques et économiques entreprises en République fédérale de Yougoslavie par le biais d'un programme important d'aide, et ce programme demande des moyens supplémentaires. République fédérale de Yougoslavie, sur ce point je veux témoigner. Il se trouve que je suis rapporteur au Conseil de l'Europe en ce qui concerne l'adhésion de la République fédérale de Yougoslavie au Conseil de l'Europe. J'ai pu constater, du fait de plusieurs voyages que j'ai effectués en République fédérale de Yougoslavie, combien la Suisse était présente dans cette région de l'Europe, combien la présence de la Suisse était appréciée par une aide très pragmatique. Et j'en donne un exemple: il y a quelque deux ans, la Suisse a décidé de recenser les personnes qui avaient les revenus les plus faibles, les plus bas; c'était 30 deutschmarks par mois pour la catégorie la plus défavorisée de la population yougoslave! Et à l'occasion de Noël, il y a quelque deux ans, la Suisse a décidé de lancer une opération particulière, le Noël du coeur en quelque sorte, c'est-à-dire de donner un 13e salaire en quelque sorte, 30 deutschmarks par personne. Il y en avait 800 000 qui étaient concernées. Ces paiements ont pu être faits en monnaie, en espèces sonnantes et trébuchantes, vérifiées par une fiduciaire, ce qui du point de vue logistique représente un bel effort, et cette aide a été particulièrement appréciée. En République fédérale de Yougoslavie, que ce soit dans les républiques, que ce soit au Kosovo, donc dans toutes les parties touchées par les conflits précédents, nous sommes appréciés et, par conséquent, cette aide est nécessaire.
3. La troisième raison découle de ce que je viens de dire: le fait que nous soyons appréciés en Yougoslavie, par notre présence en neutralité, mais en efficacité humanitaire, a fait que la Yougoslavie nous a choisis pour être dans le groupe de vote aux institutions de Bretton Woods, d'une part, et à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, d'autre part, parce qu'il y avait cette confiance du fait de liens qui avaient été renforcés entre nos deux peuples.
4. Le développement de l'Asie centrale et du Caucase appelle des moyens supplémentaires. C'est l'"Helvétistan" notamment, ces pays qui sont aussi rattachés au groupe de vote du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale, et en particulier de la BERD.
J'ai dit que cette aide était utile aux autres. Je conclus en disant qu'elle est aussi utile à la Suisse. Les pays de l'Est, dans lesquels la Suisse est très présente, sont des alliés d'aujourd'hui. Un contrat de confiance a été signé entre ces pays et le nôtre. Mais ce sont aussi des alliés précieux pour demain. Pour demain parce que bientôt, beaucoup de ces pays seront membres de l'Union européenne et par conséquent, ils seront des alliés précieux pour notre pays. Par conséquent, les 500 millions de francs qui sont demandés en supplément, ce n'est pas seulement une dépense, c'est aussi un investissement pour l'avenir.
C'est dans cet esprit que je vous demande de rejeter la proposition de renvoi de la minorité Schlüer, proposition qui a déjà été rejetée en commission par 20 voix contre 3, et d'accepter ce crédit qui a été accepté, lui aussi, par 20 voix contre 3.
Schlüer Ulrich · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Als es um den Rahmenkredit von 900 Millionen Franken ging, habe ich von dieser Stelle aus en connaissance de cause gesagt, dieser sei falsch gewichtet in Bezug auf die Einsatzgebiete. Ich habe damals festgestellt, die bereits laufenden Programme in Kosovo, auf dem Balkan insgesamt, seien von einer solchen Grössenordnung, dass der Rahmenkredit, so, wie die Ausgaben damals vorgesehen waren, nicht ausreichen werde. Ich wurde damals als Gegner von Hilfe an Arme und Ärmste schlechthin bezeichnet.
Und heute muss ich feststellen, dass die damaligen Bedenken richtig waren, dass die gewährten 900 Millionen Franken geographisch falsch gewichtet waren, weshalb sie jetzt zu früh verbraucht bzw. verpflichtet sind. Fast folgerichtig, dass man angesichts dieser Faktenlage heute vom Kommissionssprecher noch die Unterstellung hinnehmen muss, der auf der geschilderten Erkenntnis beruhende Rückweisungsantrag sei vielleicht gar nicht ehrlich gemeint.
Faktum ist, dass 900 Millionen Franken Rahmenkredit für vier Jahre gesprochen worden sind. Diese 900 Millionen Franken sind indessen nach drei Jahren aufgebraucht, woraus sich eine Lücke von 200 bis 300 Millionen Franken ergibt. Wenn eine solche Lücke Tatsache wird, ist es normal, dass für die beschlossene Aufgabe ein Nachtragskredit - oder wenn Sie es lieber so formuliert haben wollen: ein Zusatzkredit - angefordert werden muss. Der Vorgang muss aber transparent sein. Dann kann das Parlament seine Aufgabe der finanziellen Kontrolle aller Verwaltungstätigkeit auch wahrnehmen und wird nicht verwirrt.
Darum geht es beim Rückweisungsantrag: Es geht um eine saubere Abwicklung des Finanzgeschäftes Osthilfe. Man könnte natürlich auch den Standpunkt vertreten: Wenn der Kredit ein Jahr zu früh aufgebraucht ist, dann darf es ein Jahr lang keine neuen Verpflichtungen geben. Dies ist allerdings unrealistisch: Der Souverän und Steuerzahler hat immer hintanzustehen, wenn die Vertreter des Bundes auf internationalen Bühnen Gelder zum Verteilen bereits versprochen haben. Mit dieser Gesetzmässigkeit hat man sich abzufinden.
Aber jetzt die Schliessung der eingetretenen Lücke zu verlangen und gleich noch weitere Kredite für zwei Jahre anzuhängen, das hat nichts anderes zur Folge, als dass die Übersicht, die Vergleichbarkeit der Rahmenkredite künftig nicht mehr gewährleistet ist.
Ich darf Ihnen mit einem recht interessanten Beispiel zeigen, dass die Übersicht bereits jetzt verloren ist: Wir müssen mit den geforderten 500 Millionen Franken - so ist der Bedarf dafür deklariert - die Lücke des Jahres 2002 auffüllen und einen Zusatzkredit für die Jahre 2003/04 sprechen. Wenn Sie nun den Mitbericht der Finanzkommission lesen, stellen Sie fest, dass diese Kommission diesen Zeithorizont nicht kapiert hat. Dieser Mitbericht behauptet nämlich, man müsse für 2003 die Lücke schliessen und hänge neue Gelder für die Jahre 2004/05 an. Schon die Finanzkommission hat also offenbar nicht begriffen, für welche Zeitspanne tatsächlich Gelder bewilligt werden. Ich habe die SVP-Vertreter in der Finanzkommission darauf angesprochen. Sie erkannten den Fehler sofort. Pikanterweise trägt dieser Bericht die Unterschrift des Preisüberwachers, der sich damit um ein Jahr Osthilfe im Betrag von immerhin ungefähr einer Viertelmilliarde Franken schlicht und einfach getäuscht hat. Niemandem in diesem Parlament ist dieser Fehler bislang aufgefallen.
Ich muss Sie einfach fragen: Sind Sie der Auffassung, dass Finanzkontrolle nicht mehr stattfinden muss, wenn es um Osteuropahilfe, um Entwicklungshilfe, um humanitäre Hilfe geht, obwohl immer sehr hohe Beträge, Beträge in Milliardenhöhe, im Spiel sind? Das ist die Frage, die Sie hier zu beantworten haben. Ich fordere Sie auf, eine klare Finanzierung, eine übersichtliche, von jedem verfolgbare Finanzierung vorzusehen. Für die Lücke, die Tatsache ist, ist ein Nachtrags- oder Zusatzkredit zu verlangen. Darum ist wiederum für eine Vierjahresperiode ein neuer Rahmenkredit zu gewähren, sodass Sie, was Sie früher bewilligt haben, mit neuem Engagement auch wirklich vergleichen können. Die Vermischung, also das Schliessen von Lücken einerseits, Neuverpflichtungen andererseits im gleichen Paket, das trägt nur zur Verwirrung bei. Angesichts der Lage der Bundesfinanzen ist solches nicht zu rechtfertigen.
Ich bitte Sie, diesem Rückweisungsantrag zuzustimmen und auch in diesem Geschäft geordnete finanzielle Verhältnisse zu fordern und durchzusetzen.
Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · Genf · Liberale Fraktion
Les adversaires de l'adhésion à l'Union européenne ou du rapprochement vis-à-vis de l'Union européenne nous ont souvent dit: "L'Europe, c'est pas seulement l'Union européenne; l'Europe, c'est bien autre chose, c'est bien plus, c'est bien mieux ...." et, justement, il y a une sorte de réduction à vouloir toujours dire: "Europe égale Europe communautaire." A cela on pourrait déjà répondre que cette assertion n'est plus qu'à moitié vraie puisque de nombreux pays d'Europe centrale, en tout cas, sont candidats à l'Union européenne. Mais j'accepte cette analyse selon laquelle lorsqu'on parle d'Europe, il faut penser et voir large, il faut voir "communauté de destins" au sens large. Dès lors, pour un pays comme la Suisse, qui n'est pas dans l'Union européenne mais qui affirme et dit vouloir penser large au nom notamment de sa neutralité, l'engagement en faveur des pays d'Europe de l'Est est alors tout simplement crucial. On doit considérer que c'est prioritaire. C'est bien évident que du point de vue de notre sécurité, de la sécurité en Europe, du point de vue d'une justice à laquelle nous sommes attachés, d'une certaine prospérité commune, bref, du point du vue de la vision que l'Europe a une communauté de destins, nous devons nous engager en faveur des pays d'Europe de l'Est. Il est quand même d'ailleurs à noter qu'il y a eu des progrès, même en Russie par exemple - je pense que M. Deiss, conseiller fédéral, le dira tout à l'heure - du point de vue de la sécurité du droit, du point de vue d'une certaine solidité administrative. Il y a naturellement de la déperdition d'énergie, il y a des déconvenues et des déceptions, mais il y a des progrès. Par conséquent, je crois que pour nous c'est absolument prioritaire.
Tout à l'heure, à propos du financement de l'aide humanitaire internationale, nous avons accepté une augmentation substantielle de ce crédit. Alors, je crois qu'on est dans la même démarche à propos des pays d'Europe de l'Est. Il se trouve que l'efficacité du travail et les besoins qui nous appellent font que le crédit en cours est épuisé plus vite que prévu et que l'on a besoin d'un nouveau crédit. Bref, on a besoin, tout simplement, d'un effort accru.
La proposition que nous fait la minorité, dont le porte-parole vient de nous dire qu'il est tout à fait attaché à l'idée de l'aide à l'Europe centrale et à l'Europe de l'Est, est l'expression de la position de ceux qui ne veulent pas adhérer de tout leur esprit politique à la politique qui nous est proposée. Cette proposition remet en cause ou du moins complique la politique que le Parlement a déjà soutenue plusieurs fois.
Il ne faut pas finasser, Monsieur Schlüer. Il y a tout simplement une continuité de cet effort qui est claire, simple, compréhensible. Voter pour la proposition de la majorité, c'est avoir une attitude claire, simple et compréhensible; c'est dire: "Oui, nous considérons que cette participation au développement de l'Europe centrale et de l'Europe de l'Est est prioritaire, prioritaire dans une certaine vision de l'Europe, prioritaire dans une certaine vision de notre sécurité. Et par conséquent, nous la soutenons."
Je vous prie de suivre la majorité de la commission.
Riklin Kathy · Nationalrat · Zürich · Christlichdemokratische Fraktion
Die CVP unterstützt die Aufstockung des Rahmenkredites um 500 Millionen Franken. Sie begrüsst den engagierten Einsatz des Bundes in Osteuropa. Der Bund verlangt eine Aufstockung und keinen Nachtragskredit, um unter den jetzigen gesetzlichen Strukturen noch bis ins Jahr 2004 weiterarbeiten zu können. Dieser Rahmenkredit ist im Finanzplan 2000-2005 enthalten, und die Zahlungskredite werden via Budget jährlich bewilligt. Darum lehnen wir den Minderheitsantrag Schlüer klar ab.
Die Schweiz leistet wertvollste Arbeit in Osteuropa. Die Kosovo-Krise hat erhöhte Einsätze gefordert. Die finanziellen Beiträge waren und sind gut eingesetzt. Die Rückführung und Wiedereingliederung der Flüchtlinge - rund 50 000 Asylsuchende konnten aus der Schweiz zurückgeführt werden, 7000 bis 8000 sollen noch hier sein - zeigen diesen Erfolg der Arbeit des Departementes für auswärtige Angelegenheiten. Dass es bei diesem Rahmenkredit nicht nur um Osteuropa im geographischen Sinn geht, sondern auch um Russland, die Ukraine, Armenien, Georgien, Aserbaidschan und Zentralasien mit den fünf Staaten, die wir speziell unterstützen - Kirgisistan, Tadschikistan, Turkmenistan, Usbekistan, Kasachstan -, ist eher verwirrend. Man sollte eigentlich auch den Titel des Kredites ausdehnen und nicht nur von Osteuropa sprechen.
Beim neuen Rahmenkredit 2004 werden wir sicher diskutieren, wieweit die zehn EU-Beitrittskandidaten Osteuropas weiterhin von der Schweiz unterstützt werden sollen. Wir haben uns aber von der guten Arbeit der Schweiz vor allem in Südosteuropa überzeugen lassen. Die Förderung einer nachhaltigen Stabilität in diesen Ländern, die Fortschritte in der Demokratisierung sowie die Stärkung der Rechtsstaatlichkeit helfen auch, die Migration zu vermindern. Aussenpolitik ist Interessenpolitik.
Wir danken dem Bundesrat und dem Deza für die gute Arbeit und stimmen dem Kredit klar zu.
Fischer Ulrich · Nationalrat · Aargau · Freisinnig-demokratische Fraktion
Die freisinnig-demokratische Fraktion ist bei der Beratung dieser Vorlage materiell ganz eindeutig zum Schluss gekommen, dass sie sinnvoll, zweckmässig und nötig ist. In materieller Hinsicht war sie deshalb auch völlig unbestritten. Das Nötige zum Inhalt wurde bereits von den Kommissionssprechern gesagt.
Die freisinnig-demokratische Fraktion steht aber immer für eine saubere Finanzpolitik, ein sauberes Finanzgebaren, ein und hat deshalb Überlegungen hinsichtlich der formellen Abwicklung angestellt. Es wurde die Frage gestellt, ob es nötig sei, einen Zusatzkredit zu beantragen, wenn ein Rahmenkredit für die vorgesehene Periode nicht reiche. Ein Vermischen mit dem Rahmenkredit für eine verlängerte Periode sei nicht sauber, sei problematisch. Deshalb gab es verschiedene Leute in unserer Fraktion, die mit dem Rückweisungsantrag Schlüer sympathisierten.
Im Sinne einer verantwortungsvollen Politik wollten wir uns dann aber vor Unterstützung dieses Rückweisungsantrages noch einmal mit den Finanzfachleuten unterhalten. Nachdem der Mitbericht der FK kein Beispiel für Klarheit war, ergab dann aber eine zusätzliche Rückfrage bei diesen Finanzfachleuten, dass das Vorgehen von Bundesrat und Kommissionsmehrheit als finanzrechtlich und finanzpolitisch korrekt eingestuft werden konnte und deshalb eine Rückweisung weder nötig noch politisch sinnvoll wäre.
In diesem Sinne beantragt Ihnen die freisinnig-demokratische Fraktion Eintreten auf die Vorlage und Zustimmung dazu.
Müller-Hemmi Vreni · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Vor ziemlich genau drei Jahren hat das Parlament dem Osthilfe-Rahmenkredit für die Mindestdauer von vier Jahren zugestimmt (Geschäft 98.049). Alle, die wir uns der schwierigen, langwierigen Wiederaufbau-Realitäten nach dem Auseinanderbrechen von Jugoslawien und nach dem Bosnien-Drama mit seinen Flüchtlingsströmen bewusst waren, wussten damals schon: Der Rahmenkredit ist knapp, zu knapp bemessen. Der damalige Aussenminister Bundesrat Flavio Cotti selbst sagte hier im Rat, die Summe von 900 Millionen Franken sei die unterste Grenze. Und er hielt uns vor Augen, dass diese 0,04 Prozent des Bruttosozialproduktes unter der Hälfte dessen lägen, was die EU-Staaten für den Osten leisteten. Dennoch verlangte die äussere Rechte unter Führung von SVP-Mann Walter Frey eine Kürzung des Kredites um 100 Millionen Franken oder 10 Prozent. Es erstaunt darum nicht, dass in der Nachfolge von Walter Frey nun sein Kollege Schlüer mit finanzformalistisch verpackten Argumenten die Rückweisung des beantragten Rahmenkredites, der Verlängerung und der Aufstockung verlangt. Allerdings: Konsequent à la SVP und gestützt auf ihre "Sparpapiere" wäre es, direkt einen Kürzungs- oder Ablehnungsantrag zu stellen. Aber offenbar getraut sich dies Herr Schlüer doch nicht.
Verpackt oder nicht: Die APK hat diesem "Filibusterantrag" mit 20 zu 3 Stimmen eine klare Abfuhr erteilt, und auch ich empfehle Ihnen im Namen der SP-Fraktion, das Gleiche in der gleichen Klarheit zu tun. Für uns ist plausibel und vernünftig, die Laufzeit des Rahmenkredites bis zum Ende der Gültigkeit des Bundesbeschlusses im Jahr 2004 zu verlängern und ihn aufzustocken. Es ist plausibel und vernünftig, aufs Jahr 2005 vom Bundesrat einen den dannzumaligen Realitäten und Bedürfnissen angepassten neuen Bundesbeschluss - inklusive Rahmenkredit - zu erwarten. Ob die jetzt beantragten 500 Millionen Franken allerdings wirklich ausreichen, damit die Schweiz weiterhin einen ihrer Potenz entsprechenden substanziellen Beitrag "zum Aufbau und zur Festigung der Demokratie sowie beim Übergang zur Marktwirtschaft und in deren sozialen Ausgestaltung" - gemäss dem geltenden Bundesbeschluss - leisten kann, bezweifle ich. Denn die nach 1999 erfolgten Krisen in Kosovo, in Mazedonien, in Jugoslawien und in Zentralasien, welche alle zur schnelleren Verpflichtung der 700 Millionen Franken in drei statt vier Jahren geführt haben, bleiben bestehen. Dazu kommt die ernüchternde Realität, dass sich der Transitionsprozess in den meisten unserer heutigen Schwerpunktländer viel langsamer als erwartet vorwärts bewegt.
Zwei Beispiele dazu; das erste betrifft Zentralasien. Nach dem 11. September ist die Wichtigkeit eines konsequenten Engagements in Ländern wie Kirgistan, Turkmenistan, Usbekistan, Tadschikistan - alles Mitglieder unserer Weltbank- und IWF-Stimmrechtsgruppe - nochmals unterstrichen worden. Die APK konnte dies anlässlich eines speziellen Hearings Ende September 2001 vertieft und differenziert zur Kenntnis nehmen. Bundesrat Deiss hat sich bei dieser Gelegenheit vor der Kommission auch prononciert für eine verstärkte schweizerische Unterstützung in diesen Ländern ausgesprochen. Verstärkte Unterstützung geht aber nicht ohne erhöhte Mittel.
Zum zweiten Beispiel, Bosnien: Im seit den Vereinbarungen von Dayton Ende 1995 ethnisch dreigeteilten Bosnien ist genau diese ethnische Trennung ein zentraler Behinderungsfaktor für die politische, soziale und wirtschaftliche Stabilisierung. So entspricht sechs Jahre nach Dayton das Bruttoinlandprodukt erst etwa der Hälfte des Volumens vor dem Beginn des Krieges im Jahre 1992. Eine weitere Kennziffer finden Sie unter den Wirtschaftsindikatoren in Anhang 2 der Botschaft. Bosniens offizielle Arbeitslosenquote sticht mit 40 Prozent scharf heraus - gegenüber Kroatien beispielsweise, das eine Quote von nur 13 Prozent aufweist. In die Nähe der 40 Prozent, aber immer noch mit Abstand, kommen nur Mazedonien mit rund 32 und Jugoslawien mit 30 Prozent. In allen anderen Staaten liegt die Arbeitslosigkeit unter 20 Prozent.
Wir und der Bundesrat haben zur Kenntnis zu nehmen, dass Bosnien immer noch ein herausfordernder Spezialfall ist. Bosnien wird als Staat dann eine Zukunft haben, wenn die internen ethnischen Grenzen überwunden werden können. Das heisst, dass der grösste Teil der über 500 000 intern Vertriebenen doch zurückkehren kann. Die Voraussetzung dafür ist die anhaltende, starke Präsenz der internationalen Gemeinschaft, kombiniert mit griffigen Massnahmen des EU-Stabilitätspaktes. Entscheidend für wieder gemischtes Zusammenleben sind konkrete Sicherheitsmassnahmen für Rückkehrende, Infrastrukturhilfe und vor allem das Durchsetzen rechtsstaatlicher Prinzipien. Dabei ist zentral, dass endlich die Verhaftung von Radovan Karadzic gelingt.
Wenn sich das Parlament vor drei Jahren explizit dafür ausgesprochen hat, Bosnien als Schwerpunktland aufzunehmen, dann ist heute sicher bestätigt, dass das ein richtiger Entscheid war. Ich gehe davon aus, dass dies auch der Bundesrat so sieht.
Zur Konsequenz heute: Wenn die Schweiz im Stabilitätspakt in den Schwerpunktländern ihre Unterstützung nicht nur fortführen, sondern - wie vom Bundesrat im Aussenpolitischen Bericht in Aussicht gestellt - auch verstärken will, dann sind die beantragten 500 Millionen Franken bis zum Jahre 2005 wieder äusserst knapp bemessen.
Ich habe in der Kommission deshalb zuerst auch einen Aufstockungsantrag auf 600 Millionen Franken gestellt. Ich habe aber auf einen Minderheitsantrag verzichtet, und zwar vor allem darum, weil der Bundesrat im Kredit 1999 über eine quasi stille Reserve verfügt, die 200 Millionen Franken Kreditgarantien.
Herr Bundesrat, Sie, der Gesamtbundesrat und die SP sind sich einig. Wir alle wollen unser finanzpolitisches Engagement in der Entwicklungspolitik verstärken. Darum fordere ich Sie wie bereits vor drei Jahren dazu auf, diese damals von Bundesrat Couchepin in Aussicht gestellte Souplesse wirklich walten zu lassen und diese Gelder aus dem Kreditgarantietopf für die erforderlichen Massnahmen - sei dies in Zentralasien, im Balkan oder im Kaukasus - einzusetzen. Denn sonst, Herr Bundesrat, wäre es ehrlicher - wie es damals Bundesrat Cotti getan hat -, zu sagen: Wir sind an der untersten Grenze, sorry, Zusätzliches liegt nicht drin.
Mit dem Verweis auf den Einsatz dieser 200-Millionen-Franken-Reserve der Kreditgarantien stimmt die SP-Fraktion dem Bundesbeschluss zu.
Stamm Luzi · Nationalrat · Aargau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
An die Adresse meiner Vorredner möchte ich Folgendes sagen: Je mehr Sie für diese Osteuropahilfe eintreten, desto mehr müssten Sie daran interessiert sein, dass alles hundertprozentig transparent und korrekt abläuft. Das war ja der Vorwurf, den wir von Herrn Schlüer gehört haben. Die mangelnde Transparenz führt zu Verwirrung, vielleicht gar zur Verschleierung. Wenn Sie an das Beispiel denken, das Herr Schlüer vorgebracht hat, dann können Sie nicht einfach sagen, es gebe kein Problem. Wenn sogar im Mitbericht der Finanzkommission von falschen Jahreszahlen gesprochen wird, ist da offenbar eine Verwirrung entstanden, weil wir keine glasklare Abgrenzung von den vier Jahren Rahmenkredit haben. Hätten wir dies, bliebe die Vergleichbarkeit gewahrt, und es gäbe auch keine Irrtümer.
Mit dieser einführenden Bemerkung habe ich Ihnen auch gleichzeitig gesagt, dass wir uns - ich spreche im Namen der Mehrheit der SVP-Fraktion - dem Antrag der Minderheit Schlüer anschliessen. Wir bitten Sie, der Minderheit zuzustimmen.
Die Tatsachen sind ja aufgezeigt worden. Dieser Rahmenkredit wurde für 900 Millionen Franken gesetzt. Das wären auf vier Jahre verteilt 225 Millionen Franken pro Jahr gewesen. Nun sind diese 900 Millionen Franken bereits nach drei Jahren aufgebraucht. Es sind im Durchschnitt also 300 Millionen Franken pro Jahr verbraucht worden. Die Leute, die jetzt eine Rückweisung verlangen, sagen, das sei finanzpolitisch nicht in Ordnung gewesen. Wenn Rahmenkredite einen Sinn haben sollen, dann sollen sie eben eine Vergleichbarkeit bringen und Gewähr leisten, dass in klaren Zusatzkrediten ausgewiesen werden kann: Wir haben uns getäuscht, wir müssen diskutieren, gibt es so etwas wie einen Nachtragskredit, gibt es Zusatzkredite oder nicht. Alles andere - da stimmen wir den Antragstellern zu - ist Verschleierung oder mangelnde Transparenz.
Dass das jetzige Vorgehen nicht richtig sein kann, sieht man ja, wenn man sich ein noch extremeres Beispiel vor Augen hält: Man stelle sich vor, diese 900 Millionen Franken wären bereits in einem Jahr verbraucht gewesen. Da könnten wir doch nicht zusammensitzen und einfach zukunftsgerichtet sagen: Wir ersetzen das jetzt einfach durch einen neuen Kredit für zwei, drei oder vier Jahre, sondern es müsste eine Diskussion darüber stattfinden, wo man welche Mittel zusätzlich gebraucht hat. Auch das wäre ein Erfordernis der Transparenz. Zu dieser intensiveren Diskussion, die notwendig gewesen wäre: Vergleichen Sie diese Vorlage mit der Weiterführung der internationalen humanitären Hilfe für 1,5 Milliarden Franken, die wir soeben besprochen haben. Wenn Sie die Botschaft zu jener Vorlage lesen, so finden Sie dort konkretere Beispiele, die Ihnen wenigstens zeigen, so und so und so wurde das Geld bisher tendenziell verbraucht bzw. soll es in Zukunft verbraucht werden. Wenn Sie die Botschaft zur Verlängerung der Zusammenarbeit mit Osteuropa lesen, dann wissen Sie nicht, wofür die 900 Millionen Franken verbraucht worden sind. Sie wissen nicht, für welche Projekte - beispielsweise Brunnenbau oder irgendwelche andere Hilfe - die 500 Millionen Franken in diesen zwei Jahren konkret verbraucht werden sollen. Das wäre aber notwendig gewesen.
Das wäre insbesondere notwendig gewesen, wenn wir jetzt vom Kosovo sprechen. Sie wissen, dass die Kosovohilfe in der EU ins Schussfeld geraten ist. Sie wissen es: Bodo Hombach ist unter Protest zurückgetreten, und zwar mit dem Hinweis darauf, diese Hilfe sei nicht richtig verwendet worden. Sie wissen auch, dass ein Teil der Schweizer Bevölkerung der Meinung ist, dass das Geld, das die Schweiz in Kosovo via Swisscoy verwendet, äusserst ineffizient verwendet werde, dass das eine Verschleuderung von Geld sei. Umso wichtiger wäre es gewesen, bei diesem Kredit detaillierter zu sagen, weshalb das Geld nicht gereicht hat und wofür es in den nächsten zwei Jahren gebraucht werden solle.
Meine letzte Bemerkung halte ich kurz, weil Kollege Schlüer schon darauf hingewiesen hat: Vor drei Jahren, als die Diskussion über diesen vierjährigen Rahmenkredit stattfand, hat die SVP-Fraktion nicht opponiert. Sie sagte bereits damals, die Gelder würden falsch verwendet; es sollte auf Kosten von Russland mehr Geld in den Kosovo gehen. Damals wurde nicht die Osthilfe generell bestritten. Hier drin wurde es so dargestellt, als wäre Kollege Schlüer dagegen. Rückblickend hatte er Recht: Wir hätten mehr Geld nach Kosovo schicken sollen - das als zusätzliche Bemerkung.
Eine deutliche Mehrheit der SVP-Fraktion bittet Sie, die Vorlage mit den konkreten Auflagen, die im Antrag der Minderheit Schlüer enthalten sind, an den Bundesrat zurückzuweisen.
Wiederkehr Roland · Nationalrat · Zürich · Evangelische und Unabhängige Fraktion
Ich habe es in den 15 Jahren, in denen ich jetzt schon im Rat bin, erlebt, dass die SVP- Fraktion Auslandhilfe immer dann begrüsst hat, wenn die Schweiz auch etwas davon profitieren konnte. Deshalb verwundern mich jetzt der Rückweisungsantrag Schlüer und auch die Worte von Herrn Stamm sehr. Denn die Hilfe der Schweiz ist in erster Linie auf Stabilität, auf gute Regierungsführung, auf Hilfe, Schritte in Richtung Demokratie zu machen, Vertrauen aufzubauen, auf Rechtssicherheit ausgerichtet. Das alles sind letztlich Schritte in Richtung wirtschaftliche Zusammenarbeit. Ich bin heute auch ein Anhänger davon, dass man sagt: Wenn ein Land einmal eine gewisse Stabilität erreicht hat, dann soll die Hilfe der öffentlichen Hand auf ein Minimum reduziert werden können, und es soll unseren KMU, die Sie ja unter anderem vertreten wollen, obliegen, wirtschaftliche Handelskontakte einzurichten, die dann ein Land "in no time" viel weiter bringen als alles andere. Aber zuerst muss diese Stabilität einmal gewährleistet sein. Ich sehe in Russland - sicher noch nicht in Kosovo -, dass das im Moment mit Riesenschritten geschieht. Deshalb sieht man auch das Investitionsvolumen, das jetzt ganz plötzlich freigesetzt wird, um in Russland KMU nach oben zu bringen, weil die rechtliche Lage für die KMU stabilisiert ist. Das müsste Sie als Partei eigentlich interessieren. Ich bin überzeugt, dass Sie, wenn Sie in Ihren Firmen, in Ihren KMU, die Sie leiten, deren Mitbesitzer Sie sind, auf die aktuellen Ereignisse reagieren, sofort die Flexibilität an die oberste Stelle setzen.
Wieso soll das für unseren Staat nicht gelten? Wir hatten nun die einzigartige Möglichkeit, die Reste der Bundesrepublik Jugoslawien in unser "Helvetistan" einzubinden. Das nützt letztlich unserem Finanzplatz. Wir tun also mit unserer Hilfe durchaus auch etwas, was uns letztlich nützt, etwas, hinter dem wir uns alle scharen und mit dem wir einverstanden sein können. Die Entwicklung in Serbien nach der Ära Milosevic wird eine schnelle sein. Es wird für uns ein Absatzgebiet sein. Wir können also auch dort heute schon beginnen, Freundschaften zu schliessen, Kontakte zu knüpfen - ja, ich sage es, ich rede jetzt wie ein Bürgerlicher, ich rede wie Sie in all den Jahren, in denen ich Sie erlebt habe, wie Sie immer versuchten, einen Vorteil herauszuholen. Das sage ich Ihnen jetzt: Ja, es ist ein Vorteil. Deshalb verstehe ich diese Inflexibilität von Herrn Schlüer mit seinem Rückweisungsantrag nicht.
Wir wissen auf der anderen Seite, dass bei den Finanzen alles seinen rechten Gang geht; Herr Fust hat das in der Kommission hervorragend dargelegt. Ich bitte Sie doch, diese Flexibilität zu bewahren und nicht einem Opportunismus zu frönen im Glauben, Sie könnten damit wieder mehr Stimmen holen bei den Bürgern, die ohnehin nicht verstehen, was abläuft und was Sie damit meinen.
Ich bin absolut der Meinung, dass dieser Rahmenkredit aufgestockt werden muss. Ich habe das Programm erläutert bekommen, das für 50 Millionen Franken in der Bundesrepublik Jugoslawien - voraussichtlich einem neuen Schwerpunktland der Schweiz - ablaufen soll, und ich kann dazu nur gratulieren. Es trägt nämlich nicht nur zur Stabilität bei, sondern es wird gerade auf dem KMU-Sektor zu Geschäftsbeziehungen und zu Freundschaften mit unserem Land führen, die unverbrüchlich sind und die uns diese neuen Märkte im Osten öffnen. Diese haben wir als kleines Land auch unbedingt nötig.
Unsere Fraktion wird dieser Vorlage selbstverständlich zustimmen.
Christen Yves · 1VP-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Le groupe écologiste se déclare d'accord avec la prolongation du crédit.
Kofmel Peter · Nationalrat · Solothurn · Freisinnig-demokratische Fraktion
Zwei Bemerkungen:
1. Herr Kollege Strahm verlangt und reklamiert eine - ich würde einmal sagen - höhere Spezifizierung dieser Kredite. Dazu ist Folgendes zu sagen: Wir sprechen hier über einen Rahmenkredit, und der Rahmenkredit will per Definition genau das nicht. Der Rahmenkredit definiert lediglich, was wir für die Entwicklungshilfe im Osten brauchen, und damit hat es sich schon fast - in der Botschaft kommt ja doch noch sehr viel Genaueres. Eine genaue Zuordnung der Gelder bzw. der Kredite zu einzelnen Projekten wollen wir aber eben gerade nicht, weil wir es ja - auf vier Jahre hinaus - auch nicht können.
2. Herr Schlüer hat richtigerweise darauf hingewiesen, dass die Finanzkommission im Mitbericht - man verzeihe mir diese Majestätsbeleidigung - wenig zur Klärung der Frage beigetragen hat. Aber Kollege Schlüer fällt in die gleiche Falle wie die Finanzkommission selber und vermischt Verpflichtungs- und Zahlungskredite. Deshalb ist die ganze Verwirrung entstanden. Der vorliegende Rahmenkredit liegt in der Form eines Verpflichtungskredites vor. Das sind genau jene Kredite, die nicht auf einzelne Jahrestranchen aufgeteilt werden. Es gibt keine jährlichen Tranchen eines Verpflichtungskredites, wie es im Mitbericht der Finanzkommission steht. Die jährlichen Tranchen, die wir in das Jahresbudget hineinstellen und jeweils in der Wintersession genehmigen, beziehen sich auf Zahlungskredite. Jeder Verpflichtungskredit ist im Budget und jedes Jahr auch in der Staatsrechnung in seiner Verpflichtung und in den erfolgten Zahlungen exakt abgebildet. Wer es wissen will, wer Transparenz und Übersicht haben will, kann sie haben: Es kostet den Aufwand, die richtigen Seiten zweier dicker Bücher aufzuschlagen.
Deiss Joseph · BR-M · Bundesrat · Freiburg
Il y a effectivement eu passablement de confusion dans la différence qu'il y a à faire entre les crédits de programme ("Rahmenkredite") et les crédits de paiement ("Zahlungskredite"). Pour faire la clarté et vous montrer quel est le cheminement que nous avons emprunté, je vous rappelle plusieurs éléments:
1. Nous travaillons actuellement sous l'égide de l'arrêté fédéral concernant la coopération avec les Etats de l'Europe de l'Est. Il date du 24 mars 1995 et il est dit à son dernier article 19 alinéa 3 que cet arrêté est limité à dix ans. La loi au nom de laquelle nous faisons donc notre coopération avec les Etats de l'Europe de l'Est arrivera à échéance en 2005. Par conséquent, il s'agit de couvrir la période qui va de maintenant jusqu'à la fin de l'année 2004, puisque nous ne voulons pas refaire un crédit-cadre de quatre ans, qui nous mènerait dans une période pour laquelle nous n'avons pas encore de base légale.
2. Distinction entre les crédits de programme et les crédits de paiement: pourquoi des crédits de programme? Ces derniers sont nécessaires pour nous permettre de prendre des engagements. Et nous ne pouvons pas prendre ces engagements simplement sous l'égide d'un budget puisque les programmes de coopération sont de plus longue haleine et recouvrent souvent des périodes de quatre, cinq et même davantage d'années. Or, pour pouvoir lancer de tels programmes, il faut une base de financement qui existe: ce sont les crédits de programme. Mais à partir du moment où vous aurez voté les 500 millions de francs dont il est question aujourd'hui, cet argent n'est pas encore libéré pour le paiement, puisque pour le paiement il faudra que les montants qui auront été affectés à des programmes soient inscrits dans le budget pour lequel le paiement aura lieu. Voilà la différence à faire, et il n'est question aujourd'hui que du crédit de programme qui doit couvrir la période qui va de maintenant jusqu'à la fin 2004.
Là, il nous faut en moyenne 200 millions de francs par année, plus le solde requis pour cette année. Comme il reste 140 millions de francs disponibles, il faut donc couvrir le solde. C'est comme ça que l'on arrive à ces 500 millions de francs.
On peut alors se poser la question de savoir pourquoi on n'a pas pu couvrir la période qui était initialement prévue avec le crédit de programme qui date de 1999. Il y a toute une série de raisons qui font que le crédit actuel a été épuisé plus vite que prévu; des raisons qui ne se trouvent pas seulement dans l'actualité, mais aussi dans des décisions, des demandes qui émanaient souvent de notre Parlement.
A la suite de la crise du Kosovo en 1999, nous avons été amenés à augmenter nos engagements, cela souvent aussi à la demande expresse du Parlement. Le Pacte de stabilité pour l'Europe du Sud-Est n'est pas contesté comme tel, Monsieur Stamm. Ce qui a été contesté par M. Bodo Hombach, c'est l'attitude de l'Union européenne par rapport au Pacte de stabilité, ce qui est différent. Nous sommes membres de ce Pacte de stabilité et nous soutenons ses efforts; nous avons le sentiment que ce programme contribue à permettre à la région du Sud-Est européen de se mettre à flot, d'acquérir une certaine stabilité pour pouvoir se développer.
En automne 2000, il y a eu l'évolution de la République fédérale de Yougoslavie qui retourne à un système démocratique et que nous avons soutenue. Elle a rejoint notre groupe de vote au sein du Fonds monétaire international, ce qui prouve que l'activité que nous y avons menée durant toute la période controversée et de guerre a été appréciée et a permis d'établir ce capital de confiance qui nous a valu sa venue.
Il y a enfin la difficile transformation qui a cours en Asie centrale et dans le Caucase. Pour l'Asie centrale, la nécessité de notre engagement est encore accrue suite à l'évolution que l'on a connue en Afghanistan après le 11 septembre 2001. Ces pays aussi font partie de notre groupe de vote au sein du Fonds monétaire international et attendent de notre part une présence plus marquée que celle d'un autre pays.
Toutes ces raisons ont conduit à ce que les engagements pris ont été plus élevés que ce qu'on pouvait prévoir en 1999 en affichant un montant de 900 millions de francs, et c'est la raison pour laquelle il nous fait compléter.
Je vous l'ai dit, après deux ans et demi, 140 millions de francs sont encore disponibles, ce qui fait qu'il nous faut peut-être 60 millions de francs en plus pour l'année en cours et deux fois 200 millions de francs, ce qui nous mène vers le crédit-cadre de 500 millions de francs.
Pour terminer, j'aimerais vous rappeler que ce qui s'est passé à l'Est de l'Europe à la suite de la chute du mur de Berlin est quelque chose d'incroyable en soi, et là je réponds aussi à M. Eggly qui s'est intéressé à l'un ou l'autre pays, notamment la Biélorussie et la Russie. L'évolution qu'ont connue ces pays au cours des dix dernières années, sortant d'un régime totalitaire, devant aller vers la création de nouveaux Etats, est quelque chose de remarquable. On ne se rend pas compte de l'évolution qui a eu lieu en l'espace de dix ans. Pour nous, cela a été une prise de conscience lorsque nous nous sommes rendu compte qu'il fallait établir des relations diplomatiques avec toute une série de pays, plus de dix pays nouveaux. Je crois que ce serait une erreur de dire que les efforts entrepris n'ont pas été efficaces. Il y a eu d'énormes progrès en Russie comme dans d'autres pays, mais il reste beaucoup à faire, et c'est la raison pour laquelle la Suisse veut rester engagée.
Un mot sur la Biélorussie, Monsieur Eggly: la Biélorussie nous a entraînés, suite à l'évolution de sa situation politique, à interrompre notre coopération. Nous y sommes actifs à titre humanitaire dans divers projets, ce qui représente, je crois, un montant de 2 millions de francs par année. Notamment à la suite de la catastrophe de Tchernobyl, nous avons des programmes au niveau humanitaire. J'ai eu dernièrement encore l'occasion de rappeler aux représentants de la Biélorussie en Suisse que, pour nous, les conditions requises pour une reprise de nos programmes de coopération n'étaient aujourd'hui pas encore remplies et que nous attendons, pour l'instant, pour voir plus loin. Voilà la situation par rapport à ce pays qui, je l'espère, fera les progrès nécessaires.
Je vous invite donc à rejeter la proposition de minorité, afin de permettre au Conseil fédéral et en particulier à mon département de continuer l'important travail que nous menons dans les pays de l'Europe de l'Est pour que ceux-ci puissent véritablement accéder à la prospérité économique, à la stabilité politique et appliquer les valeurs que nous considérons comme importantes - je pense notamment à la démocratie et à la paix. Cette activité, nous voulons continuer de la mener.
C'est la raison pour laquelle je vous invite à suivre la majorité de la commission, à savoir à entrer en matière et à adopter le projet d'arrêté.
Christen Yves · 1VP-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition
Le président (Christen Yves, premier vice-président): La minorité Schlüer propose de renvoyer le projet au Conseil fédéral.
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit .... 126 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit .... 35 Stimmen
Bundesbeschluss über die Aufstockung und Verlängerung des Rahmenkredites für die Zusammenarbeit mit Osteuropa
Arrêté fédéral sur l'augmentation et la prolongation du crédit de programme pour la coopération avec les Etats d'Europe de l'Est
Detailberatung - Examen de détail
Titel und Ingress, Art. 1, 2
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1, 2
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Art. 1
Ausgabenbremse - Frein aux dépenses
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Ausgabe .... 127 Stimmen
Dagegen .... 32 Stimmen
Das qualifizierte Mehr ist erreicht
La majorité qualifiée est acquise
Abstimmung
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes .... 128 Stimmen
Dagegen .... 32 Stimmen