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Bessere Kontrolle der Wildfänge zum Schutz der Korallenriffe

Bischofberger Ivo · P-M · Ständerat · Appenzell I.-Rh. · CVP-Fraktion

Präsident (Bischofberger Ivo, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Annahme des Postulates.

Jositsch Daniel · Mit-M · Ständerat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion

Der Vorstoss, der sich mit der Kontrolle des Imports von Zierfischen befasst, hat einige Heiterkeit ausgelöst, zum Teil auch in den Medien. Allerdings verkennen die Leute, die sich darüber lustig gemacht haben, dass ich Vorstösse zu Zierfischen einreiche, die Bedeutung von Zierfischen in einem der wichtigsten Ökosysteme der Welt, nämlich den Korallenriffen. Korallenriffe sind eigentliche Biodiversitäts-Hotspots und werden deshalb auch als die Regenwälder der Meere bezeichnet. Sie sind Lebensraum für 4000 Fischarten, also für einen Drittel aller bekannten Fischarten.

Korallenriffe sind heute weltweit hoch bedroht. Fast ein Drittel der Korallenriffe wurde bereits zerstört. Vorab sind die Klimaerwärmung und die Übersäuerung der Meere schuld am Korallensterben, hinzu kommen Verschmutzungen.

Ein weiteres Problem, das bis heute zu wenig beachtet worden ist, ist der Handel mit Meerestieren und Meeresorganismen durch die Aquarienindustrie. Meerwasseraquarien boomen. Sie sind vorwiegend in Europa, Nordamerika und Japan sehr beliebt. Entsprechend gross ist die Nachfrage nach Korallenfischen. Eine Uno-Studie aus dem Jahr 2003 belegt tatsächlich, dass rund 24 Millionen Korallenfische jährlich verkauft werden. Der Handel führt dazu, dass einzelne Arten sich am Rand der Ausrottung befinden. Bis heute wird die Aquarienindustrie kaum kontrolliert. Der Import von marinen Zierfischen benötigt keine Bewilligung.

Zum Schutz der Tiere und ihrer Lebensräume ist es deshalb unumgänglich, dass der Import von und der Handel mit Zierfischen in der Schweiz und europaweit besser überwacht und kontrolliert werden. Mit meinem Postulat möchte ich den Bundesrat auffordern, zu prüfen und Bericht darüber zu erstatten, ob der Import von marinen Zierfischen detaillierter erfasst werden sollte und ob gleichzeitig bei der Europäischen Union eine entsprechende Ergänzung der Datenbank des Trade Control and Expert System (Traces) eingefordert werden sollte.

In diesem Sinne würde ich mich freuen, wenn Sie dieses Postulat annehmen. Ich danke den Anwesenden, dass sie noch ausgeharrt haben.

Berset Alain · BR-M · Bundesrat · Freiburg

Si personne d'autre ne souhaite s'exprimer, je dis volontiers quelques mots à propos du postulat Jositsch. Que peut-on faire en réalité sur le plan suisse au sujet de cette problématique? Vous avez beaucoup parlé du plan international et c'est naturellement la préoccupation majeure. Mais nous devons nous demander ce que l'on peut faire pour la Suisse.

Il faut peut-être rappeler d'abord qu'effectivement le commerce des poissons d'ornement n'est que très peu réglementé en Suisse. En réalité, on manque de données suffisantes à ce sujet pour se faire une idée de la situation. Je crois que le constat que vous faites dans ce cadre est tout à fait juste.

Il faut aussi rappeler que le commerce de poissons d'ornement ne bénéficie pas d'une protection particulière. Il n'y a, par exemple, pas besoin de permis d'importation, sauf s'il s'agit d'une espèce protégée par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). Toutefois, seul un petit nombre de poissons est protégé dans ce cadre. Or, vous l'avez dit, ce commerce est aujourd'hui en plein développement. Alors, des questions se posent. Est-ce durable? Est-ce préjudiciable au récif corallien, comme vous le supposez? Aujourd'hui, on manque de véritables données pour permettre une réflexion à ce sujet.

Sur le plan européen, il y a un contrôle qui est effectué par le système informatique Traces qui recense tous les mouvements transfrontaliers d'animaux au sein de l'Union européenne et entre les pays qui utilisent le système; il s'agit de plus de 80 pays, dont la Suisse. Mais ce système ne récolte que relativement peu de données et les informations qui sont recueillies actuellement ne concernent que le pays de provenance, la quantité et l'espèce, alors qu'il serait utile de disposer d'informations complémentaires pour avoir une vue d'ensemble du commerce, comme, par exemple, le volume de pêche à un endroit donné ou les méthodes utilisées pour pêcher ces poissons.

Que pourrait-on viser dans ce cadre? On pourrait viser une amélioration du système Traces pour obtenir ces informations. Je peux déjà vous dire que, conscient de ce problème, l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires a pris contact avec l'Union européenne pour tenter d'obtenir un développement positif dans ce sens. Sans trahir aucun secret, je crois pouvoir dire aussi que nous avons l'oreille de quelqu'un du côté européen, un certain intérêt à voir les réflexions que nous développons.

Pour conclure, un rapport nous paraît aujourd'hui nécessaire pour récolter des données qui permettront d'évaluer s'il convient de mieux réglementer le commerce de poissons d'ornement afin de garantir une pêche durable, d'estimer l'impact de ce commerce sur la santé des récifs coralliens ainsi que toute la question de l'usage de cette banque de données Traces, dont je viens de vous parler.

Par cette argumentation, le Conseil fédéral se déclare disposé à étudier cette question de plus près et à vous faire part de ses conclusions dans le cadre d'un rapport.

Je vous invite donc à accepter le postulat.

Bischofberger Ivo · P-M · Ständerat · Appenzell I.-Rh. · CVP-Fraktion

Angenommen - Adopté