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Bürgerkrieg in Syrien. Humanitäre Hilfe vor Ort verstärken, Flüchtlingskontingente erhöhen, "private sponsorship of refugees" ermöglichen
Glättli Balthasar · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Grüne Fraktion
Wir alle wissen, dass die Situation in Syrien leider immer noch schrecklich ist. Wir haben sogar letzthin am Radio gehört, wie die Vertreter der Schweiz, die dort versuchen, unseren Teil der humanitären Unterstützung zu leisten, erzählt haben, dass das Erlebnis dort für sie schlimmer ist, als es noch vor zwei oder drei Jahren war. Es gibt in der Frage, wie man auf die Flüchtlingssituation in Syrien reagieren muss, unterschiedliche Rezepte und Vorschläge. Wir Grünen meinen, man solle diese Vorschläge nicht gegeneinander ausspielen.
Das eine ist die humanitäre Hilfe vor Ort, sei es in Syrien, sei es in den Nachbarländern, die an Syrien angrenzen. Ich muss es sagen - und man darf es anerkennend sagen -: Hier hat die Schweiz durchaus ihren Beitrag geleistet. Unsere Motion möchte nicht unterstellen, dass die Schweiz hier etwa untätig gewesen sei. Ich denke aber angesichts der Katastrophe und angesichts der Tatsache, dass wir in der Schweiz wirklich ein Leben haben, das viele als sehr gesegnet betrachten, dass wir uns noch mehr Unterstützung erlauben können. Ich erinnere auch daran, dass es ja vor allem die rechte Ratsseite ist, die in diesem Zusammenhang immer wieder darauf hinweist, dass man mit jedem investierten Franken für die Hilfe vor Ort sehr viel mehr bewirken kann als mit derselben Summe hier, die benötigt wird, wenn Flüchtlinge dann den Weg in die Schweiz gesucht haben.
Das zweite Thema der Motion ist unser schon lange bestehendes Anliegen, dass man die Flüchtlingskontingente erhöht. Es gibt vom UNHCR ausgewählte Personen, bei denen man sagt, dass eine besondere Betroffenheit besteht, zum Beispiel aus gesundheitlichen Gründen, bei denen die Hilfe in den Lagern vor Ort eben nicht gut abgewickelt werden kann, sei es, weil sie medizinische Betreuung brauchen, sei es, weil es Familien mit Kindern sind oder alleinstehende Frauen, die den Mann im Krieg verloren haben. Bezüglich dieser Personen sagt man, dass das Lager nicht der richtige Ort ist.
Der dritte Punkt ist, dass wir auf das, was uns immer wieder gesagt wird, etwas entgegnen möchten. Wenn wir äussern, die Schweiz müsse mehr machen, müsse Kontingente erhöhen, dann ist die Antwort von rechts oft: Ja, macht doch selbst etwas, nehmt doch selbst Leute auf; wo seid ihr denn? Es gibt Länder, die etwas Entsprechendes ermöglichen. Kanada hat ein Private Sponsorship of Refugees Program. Dafür muss man auch Qualitätsstandards erfüllen; man kann nicht einfach kommen und sagen, man nehme da ein paar Leute, dann das Geld einstreichen und sich aus dem Staub machen. Wir meinen, man müsste auch prüfen, ob es bei uns solche Mittel geben könnte, nicht als Ersatz, aber als Ergänzung der staatlichen Verantwortung, Flüchtlinge aufzunehmen.
Und weil das so verschiedene Anliegen sind, bei welchen ich mir durchaus vorstellen könnte, dass Sie sie je einzeln unterschiedlich beurteilen, möchte ich beantragen, dass man separat abstimmt. Ich erhoffe mir, dass zumindest die beiden Anliegen, die humanitäre Hilfe vor Ort zu verstärken und "private sponsorship of refugees" zu ermöglichen, hier eine breite Mehrheit finden und nicht nur die Stimmen, die sich hier üblicherweise für die Rechte und den Schutz von Flüchtlingen einsetzen.
Burkhalter Didier · BR-M · Bundesrat · Neuenburg
La motion vise donc à accroître l'effort concret de solidarité de notre pays face à cette désastreuse crise syrienne. C'est ce que nous nous efforçons déjà de faire, cela a d'ailleurs été dit par Monsieur le conseiller national Glättli. Evidemment, on peut toujours en faire plus, et cela, c'est à vous de le décider.
Voici ce que je peux vous dire, au nom du Conseil fédéral, sur les trois points de la motion.
Sur le premier point, qui concerne l'aide sur place, nous sommes tout à fait d'accord avec l'idée qu'il faut beaucoup investir dans l'aide sur place. Mais cette aide sur place a déjà été renforcée, de manière générale, par le Conseil fédéral et grâce au soutien accordé par le Parlement dans le cadre du budget. Les moyens de l'aide humanitaire et de la coopération au développement pour la Syrie, puisque nous les avons additionnés en quelque sorte, surtout pour ce qu'on appelle la résilience, atteignent cette année 66 millions de francs, contre 50 millions l'année passée. Cette aide a permis, l'année passée, de fournir un hébergement à 40 000 personnes, un accès à l'éducation à 70 000 personnes et une assistance alimentaire à 120 000 personnes. C'est notre part; la Suisse fait donc sa part en ce qui concerne l'aide sur place, dans toute la région.
Cette année, cette aide continue et va s'intensifier. J'étais il y a quelques semaines en Jordanie, parce que c'est toute la région qui est touchée et qu'il faut particulièrement soutenir la Jordanie et le Liban pour la résilience. En Jordanie, des projets d'écoles concernent des dizaines de milliers d'enfants. Il y a aussi des projets relatifs à l'eau, notamment dans le camp de réfugiés d'Azraq, qui compte maintenant 36 000 personnes, et pour lequel, il y a environ une année et demie, la Suisse avait promis, en collaboration avec l'Unicef, de régler le problème de l'eau. En effet, ce camp n'était pas alimenté en eau potable, si ce n'est par celle amenée en camions par un cheminement assez long, puisque ce camp se trouve en plein désert, à vingt kilomètres de la Syrie.
On a réglé le problème en creusant des puits et en créant un réservoir en hauteur. Cela permet d'offrir de l'eau potable pour tout le camp à meilleur marché et même en économisant 1 million de francs par année. C'est 1 million que l'Unicef économise et peut mettre à disposition de l'éducation des enfants. Beaucoup de choses se font donc en partenariat direct avec la Suisse et cet objectif de la motion, à notre avis, est réalisé. C'est à vous de savoir s'il faut en faire encore plus.
S'agissant du deuxième point, la Suisse accueille des réfugiés et continuera à participer activement aux programmes de réinstallation - comme on dit - et de relocalisation - comme on dit aussi - et jusqu'à 5000 personnes seront admises d'ici fin 2018. Il s'agit principalement de ressortissants syriens. Cet accueil peut se faire avec les structures existantes de la Confédération et des cantons.
En ce qui concerne le troisième point, l'aide privée, nous saluons tout d'abord les efforts - remarquables - des Suisses et des oeuvres d'entraide qui sont engagés dans l'intégration des réfugiés. Nous sommes prêts à examiner l'élaboration d'un projet de loi réglant la participation des acteurs privés. Sur la base de cet examen, nous déterminerons la pertinence de ce type de solution et l'éventuelle forme qui pourrait lui être donnée.
De manière générale, nous estimons donc que les objectifs de la motion sont déjà atteints. En tout cas, nous nous efforçons de les atteindre. Nous sommes d'avis que nous en faisons déjà beaucoup, y compris dans le soutien à la recherche d'une solution politique par la Genève internationale et par le soutien de la Suisse à l'équipe de médiation. Dans cet esprit, nous estimons que l'on peut rejeter la motion, parce qu'elle est déjà réalisée. Mais, je le répète, c'est à vous qu'il appartient d'apprécier quelle doit être l'intensité de l'intervention de la Suisse.
Abstimmung
Le président (de Buman Dominique, premier vice-président): L'auteur de la motion a demandé de procéder à un vote séparé pour chaque chiffre de la motion.
Ziff. 1 - Ch. 1
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 71 Stimmen
Dagegen ... 111 Stimmen
(1 Enthaltung)
Abstimmung
Ziff. 2 - Ch. 2
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 61 Stimmen
Dagegen ... 126 Stimmen
(2 Enthaltungen)
Abstimmung
Ziff. 3 - Ch. 3
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 66 Stimmen
Dagegen ... 122 Stimmen
(4 Enthaltungen)